-Jean-Baptiste (l'aîné) Roux, né le 15 juin 1802 à Trans, 83 et Jean-Baptiste Louis Roux, né le 11 mars 1810 à Lorgues, 83, sont tous deux les fils de Louis Joseph Roux, taillandier à Trans puis à Lorgues, et de Marguerite Justine Roquemaure son épouse.

 

 

                                                     Ascendance de Louis Joseph Roux

 

Louis Joseph Roux, taillandier, est né le 14 février 1764 à Trans (83). Il est mon AR-AR gd père.

Son père est Antoine Roux et sa mère Rose Audibert.

Antoine Roux, 3xAR gd père, maître cordonnier, est né le 18 août 1733 à trans (83), parrain : Antoine Boyer, Marraine : Marguerite Aude, et y est décédé le 31 mars 1791. Il a épousé Rose Audibert. Ils ont eu douze enfants :

Sébastien/ Emmanuel Raphaël Charles (2 novembre 1748)/ Anne Marie (16 mai 1750)/ Anne Martin (née Roux) (vers 1752)/ François (31 janvier 1752)/ Anne Euphrosine (17 novembre 1756)/ Honnoré (5 janvier 1759)/ Marie Anne Boyer (née Roux) (née vers 1761)/ Joseph (14 janvier 1762)/ Louis Joseph (14 février 1764)/ Antoine Pons (13 avril 1767)/ Pons Antoine ( 8 novembre 1769).

 

Le 17 mai 1778, à Trans, Antoine ROUX a vendu un bien immobilier, quartier des raute perdrix.L'acquéreur est François ROUX, son fils.    Notaire: Me BERNARD.    Valeur 300,00 (vente)

 

 

Le 6 mars 1780, il vend un bien immobilier quartier de Comces, à Trans. L'acquéreur est Antoine Silvestre BOYER.   Notaire: Me BERNARD. Valeur 600,00 (Désemparation dans contrat de mariage).

 

Le 15 mars 1783, il vend  un bien immobilier à Trans, quartier de la Croix. L'acquéreur est François ROUX, son fils demeurant à Trans.   Notaire: Me BERNARD.  Valeur: 580,00  (vente)

 

Le 29 mars 1786, il vend un bien immobilier à Trans, quartier de Cassinet. L'acquéreur est Jacques BERNARD demeurant à Trans.   Notaire: Me GARCIN. Valeur 650,00 (vente).

 

23 juillet 1788, il vend un bien immobilier à Trans, quartier de la Gravière. L'acquéreur est Honoré Thomé de la Plane, demeurant à Trans. Notaire: Me GARCIN. Valeur: 299,19 (vente).  

 

 Antoine Roux a fait un testament, devant Me Bernan (Bernard?) à Trans, le 1er avril 1785, puis un second testament, le 23 mai 1791 à Trans, enregistré chez Me Garcin.

  Le père d'Antoine est Raphaël Roux, 4xAR gd père), ménager, né en 1692 à Trans où il est décédé le 30 août 1759. Il épouse Anne Blanc le 13 février 1713 à Trans.

Archives départementales du Var : acte de mariage de Raphaël Roux et Anne Blanc.

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  Il a rédigé un testament le 20 août 1749 à Trans. 

  Son père, François Roux, 5xAR gd père, praticien, est né en 1650 à Trans et y est décédé le 7 juin 1739. Le 4 mars 1674 à Trans, il a épousé Anne Pourcely, décédée le 16 mai 1707 à Trans. Ils ont eu 7 enfants :

                 François Roux (?)/ Catherine Boyer (née Roux, à Trans, 1679)/ Marguerite Guiol (née Roux, à Trans le 6 novembre 1681)/           Jean, né vers 1682/ Raphaël, né à Trans en 1692).

  Le père de François est Gaspard Roux dit Bouton, 6x AR gd père, né à Trans et décédé le 4 mars 1674 à Trans.

 Il a épousé Anne Marguerite Gerfroy, née en 1620 à Trans, décédée en 1671. Ils ont eu douze enfants :

                 Paul (Pol) Roux.

                 François Roux né à Trans, 1650.

                 Marguerite Muraire, née Roux vers 1652.

                 Anthoine .

                 Cosme.

                  Barthélémy.

                  Bernard.

                  Pierre.

                  Catherine Belon (née Roux).

                 Jeanne, née à Trans (?) vers 1657; décédée à Trans le 5 juillet 1666.

                 Jean Roux, dit Bouton, décédé le 28 octobre 1665 à Trans.

                 Jean Anthoine, décédé avant mars 1669.

  Anne Pourcely, 5xAR gd mère, est née à Draguignan en 1652.

 Son père, Maître Jean Pourcely, 6xAR gd père, Procureur au siège de Draguignan, est né en 1615, à Draguignan, fils de Honoré Pourcely et de Jeanne Bonhomme.

 Sa mère, Anne De Fabry, 6x AR gd mère, est décédée le 4 mars 1674.

  Jean Pourcely a  également épousé Marguerite Roux, née en 1620 à Trans.

Or Marguerite Roux, née en 1620, est fille de Joseph Roux, mon 5x AR gd oncle, fils de Gaspard Roux dit Bouton. Sa mère est Catherine Goiran, décédée avant octobre 1680.            

Jean Pourcely est décédé à Trans le 4 octobre 1680, en présence de sa fille Anne et de son gendre François Roux.

 

 Honoré Pourcely, 7xAR gd père, est décédé avant le 24 septembre 1680 à Draguignan.En 1609, à Draguignan, il a épousé Jeanne Bonhomme, 7xAR gd mère, qui est décédée avant octobre 1680.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                              Ascendance de Marguerite Justine Roquemaure

 

Son père Claude Honnoré Roquemaure est maître charpentier. Né  le 28 octobre 1741 à Claviers (83), et décédé le 5 mai 1792 à Trans (83), il a épousé, le 17 octobre 1764 à Trans, Marie Jauffret, née en 1742 à Trans et décédée le 16 décembre 1810 à Trans (déclarant Pons Augier, 32 ans, propriètaire à Trans, cousin de la défunte).

Le 15 février 1777, Claude Roquemaure se rend acquéreur d'un bien immobilier à Trans.

de même le 10 mai 1783.

Ici, je dois remercier chaleureusement Madame Nadine de Trans qui m'a autorisé à reproduire l'article ci-dessous concernant la construction d'une scie à eau en 1782 par mon AR AR AR grand père paternel.

 

 

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  "L'acte dont je vous livre la teneur ci-après concerne l'édification de la maison située au 12 avenue de la Gare. Elle abrite actuellement la pharmacie des Cascades."

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          "Par acte en date du 10 mai 1782 passé par devant maître Garcin notaire à Trans, Louis Henry de Villeneneuve, marquis de Trans, transporte et aliène par bail emphitéotique à Claude Roquemaure, charpentier du lieu, "une contenance de terrain de son domaine situé au-dessous du chemin de Draguignan, près de la porte de ce lieu dite de St Roch, appuyant du côté du couchant sur le mur qui soutient la descente de l'abreuvoir et tirant au levant. La longueur de 28 pans, vers la fabrique à soie du Sieur Bellon, et en largeur de 30 pans visant du côté de la rivière et ayant la même largeur que ci dessus aux façades du levant et du couchant, de sorte que le dit emplacement et le bâtiment qui y sera construit dessus aura 28 pans en longueur du couchant au levant et 30 pans en longueur du midi au nord. La muraille de façade visant au midi sera construite à quatre pans de distance du mur qui soutient le chemin et laissera en entier le canal qui donne l'eau à la fabrique du Sieur Bellon, pour y construire par le dit Roquemaure, une scie à eau et des appartements par dessus, pour s'y loger, et ce dans l'espace d'une année à compter du jour et date du présent... Lui donne à même titre la quantité de 30 cannes de terrain à prendre le long du rivage de la même rivière et jusques en delà de la chapelle de St Roch, pour y pratiquer un fossé ou canal de 4 pans de large sur la longueur de 60 cannes, pour la conduite de l'eau que ledit Sieur de Villeneuve lui permet de prendre, dériver et tirer de la rivière pour la faire conduire dans la dite scie à eau, et le tout sans préjudice du canal, moulin à soie et fabrique du Sieur Bellon... Lequel bail est donné au dit Roquemaure moyennant une poule pour une fois tant seulement... et par dessus le Sieur Villeneuve impose un nouveau bail... une cense annuelle et perpétuelle de 9 livres... Les pierres et tufs qui se trouvent à l'emplacement transporté au dit Roquemaure lui appartiendront, se réservant le dit Sieur Villeneuve le droit de faire construire tels édifices qu'il lui plaira, et de les appuyer sur la muraille du levant de la maison à construire, sans aucune indemnité... A charge par le Sieur Roquemaure de faire encadastrer le terrain donné à bail et le terrain du canal pour la quantité de 42 cannes. Fait et publié à Trans, en présence du Sieur Maurice Giraud, ancien chirurgien major au régiment de Brie, résidant à Trans, et du Sieur François Blanc, chirurgien du lieu".

Notes

1/ Le bail à emphitéose impliquait, en outre du prix payé (en l'espèce, une poule) et des censes annuelles, la perception, au moment des ventes successives de l'immeuble, d'un droit de lods (13ème partie du prix de vente indiqué dans les actes) en faveur du seigneur, qui avait aussi le droit de se substituer à l'acheteur en payant le prix porté sur l'acte et les frais de cet acte. Cette possibilité de reprise qu'on appelait le "retrait féodal", avait pour le seigneur un double avantage : elle rendait péricliteuses les dissimulations d'une partie du prix de la vente qu'on aurait commises pour avoir à payer un droit de lods moins élevé, et elle permettait au seigneur de reprendre l'immeuble lorsqu'il changeait de mains par acte de vente. Le retrait féodal étaitanalogue, en ce qui concerne les immeubles, à la faculté que ses ont réservées certaines douanes, notamment la douane belge, d'excercer un droit de préemption, c'est-à-dire de reprise en payant le montant de la valeur déclarée.

2/ Au moment de la création du système métrique, la concordance entre les anciennes et les nouvelles mesures avait été officiellement établie comme suit : canne soit 1 m 98964 ; pan (1/8 de canne) soit 0 m 24870.

3/ Les droits du seigneur et de la commune en ce qui concerne les eaux de la Nartuby ont toujours donné lieu à discussion. Il est probable que la commune avait, à la veille de la Révolution, la pensée de faire mettre au point la question en engageant un nouveau procès.

4/ Le prix d'un poule est insignifiant. C'est uniquement un signe matériel de paiement. Le seigneur agissait ici en vue du bien du pays, dont il avait intérêt à développer l'industrie.

5/ Les pierres et tufs qui se trouvaient au-dessous du chemin, provenaient de la démolition de la porte de St Roch, qui avait eut lieu quelques années auparavant.

6/ A noter que la surface de 42 cannes est inférieure à la surface totale cédée qui est de 43 cannes 1/8 (emplacement de la maison et emplacement du canal).

Source : Les archives de Trans en Provence N°24 - juillet 1932.

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Compléments

Bail à emphytéose : Le bail emphytéotique ou emphytéose est un bail immobilier de très longue durée, le plus souvent 99 ans qui confère au preneur un droit réel sur la chose donnée à bail, à charge pour lui d’améliorer le fonds et de payer un loyer modique, les améliorations bénéficiant au bailleur en fin de bail sans que ce dernier ait à indemniser l’emphytéote. La situation des parties, dans un bail emphytéotique, est assez particulière puisque le locataire se voit reconnaître un véritable droit réel sur le bien qui lui est donné à bail.

Droit de lods : Au Moyen Âge, les lods et ventes – aussi appelés dans certaines provinces ventes et issues, ventes et gants, ventes et honneurs, et treizième en Normandie –, étaient un droit casuel consistant en des taxes seigneuriales prélevées à chaque fois qu'une terre censive était vendue."

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Article de Nadine de Trans du 28 février 2014 « Construction d'une scie à eau en 1782 .

 

 

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 Acte de mariage de Claude Roquemaure et Marie Jauffret. (Archives départementales du Var).

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Le père de Claude Honnoré , Sylvestre Roquemaure, est né le 2 janvier 1698 à Claviers (83). Décédé le 29 octobre 1782 à Claviers.

Sylvestre a été marié deux fois. D'abord avec Marguerite Blanc,née en 1697, épousée le 17 août 1718 à Claviers, fille de Estienne Blanc et de Anne Saisson et décédée le 7 décembre 1723 à Claviers.

Ils ont eu deux garçons:     Jean Roquemaure né le 24 septembre 1719 à Claviers et décédé le 3 août 1724 (Parrain : Jacques Anglès Me tailleur, son grand père ; marraine : Catherine Pierrugues son épouse.)

                                        Pierre Roquemaure, né le 24 décembre 1721, décédé le 3 septembre 1725, à Claviers. (Parrain : Pierre Anglès ; Marraine : Françoise Pierrugues, sa femme)

Puis il a épousé Marguerite Saisson, (4x AR gd mère), fille de Honnoré Saison et de Anne Rouvier, le 6 août 1725 à Claviers. Claude Honnoré est leur fils.

Les parents de Marie Jauffret sont: Jean Joseph Jauffret (mon 4 fois AR gd père), né vers 1715 à Trans et décédé avant 1769, menuisier qui a épousé, le 27 août 1736 à Trans, Marguerite Rose Guessy, née le 8 juin 1720 aux Arcs (83).

 Le père de Jean Joseph, Jacques Gerfroy (5xAR gd père), est né vers 1684 à Trans et décédé avant 1755 à Trans. Il était garçon de boutique de menuisier. Il a épousé Magdalene Garcin (5xAR gd mère).

 Le père de Jacques, Joseph Gerfroy (6xAR gd père), né vers 1655 à trans, décédé avant 1702, a épousé le 22 juin 1677 à trans, Anne Blanc, née vers 1660 à Trans.

 Le père de Joseph, Jean Gerfroy, né vers 1620 à Trans, (7xAR gd père), a épousé Anne Roux, née vers 1619 à Trans et décédée le 23 mars 1681 à trans. 

 Anne Roux est la fille de Jehan Roux (8xAR gd père), né vers 1590 et décédé après 1639. Le 15 novembre 1615, à trans, celui-ci a épousé Honorade Boyer, née vers 1595 à Trans.

 Le père de Jehan est Jacques Roux, (9xAR gd père) est né vers 1555 à Trans. Il a épousé, le 27 août 1581 à Trans, Catherine Pic.

 Le père de Jacques est Martin Roux, (10xAR gd père),décédé avant 1581,avait épousé Catherine Torcat née vers 1530 julien.

 Son père, (11xAR gd père),  était Laurens Torcat.

 

 Le père de Marguerite Rose Guessy est Jacques Guessy, (5xAR gd père), né le 9 janvier 1687 aux Arcs (83) et décédé le 22 janvier 1762 aux Arcs (83). Il a, le 3 mars 1710 aux Arcs, épousé Anne Ventre née le 14 septembre à Vidauban et décédée le 12 juin 1769 aux Arcs.

 Le père de Anne Ventre est Jean Ventre ,maréchal à forge, né vers 1654 à Vidauban et décédé le 3 décembre 1696 à vidauban. Il a épousé Marguerite Guillen, née en 1660 à Vidauban.

 Le père de Marguerite Guillen est Jean Guillen, né vers 1610 à Vidauban et décédé avant 1680 à Vidauban. Sa mère est Catherine Guillen (née Verdaine) née en 1620 à Vidauban.

 Le père de Jacques Guessy est Jacques Guessy, (6xAR gd père), né vers 1655 aux Arcs et décédé avant 17éé aux Arcs.

 Sa mère est Suzanne Audemard, (6xAR gd mère), née vers 1662 à Trans et décédée le 29 décembre 1700.

   Jacques Audemard, père de Suzanne, (7xAR gd père), est né avant 1640 à Trans. Il a épousé Louise Garcin née vers 1640 et décédée à trans après 1698.

   Antoine Garcin, (8xAR gd père), père de Louise, est né à Trans vers 1600. Il était maître charpentier. Décédé après 1654 à Trans. Il a épousé, le 14 août 1638 à Trans, Honorade Roquefort, née vers 1604 à Le Muy et décédée après1660 à Trans.

   Antoine Roquefort, (9xAR gd père), né vers 1577 à Le Muy, Bailli et lieutenant de juge-maître maréchal à forge, est décédé après 1654 à Le Muy. Il a épousé le 3 octobre 1604 au Muy Louyse Lyons née vers 1582 au Muy et décédée avant 1647 au Muy.

   Guilhem Lyons, père de Louyse , (10xAR gd père) est né vers 1560 au Muy et a épousé Jeanette Demore, née vers 1562 au Muy, le 23 avril 1581 au Muy.

   Le père de Jeanette, Jehan Demore, dit Le Mineur, (11xAR gd père), est né vers 1530 au Luc. Il était serrurier. Décédé avant 1573 au Muy. Il a épousé, le 20 mai 1562 au Muy, Jaumette Guerin, née vers 1530 au Muy, décédée vers 1570 au Muy.

   Le père de Jaumette, Grégoire Guerin, (12xAR gd père) est né en 1500 à Montauroux. Il était maître maréchal à forge. Il est décédé le 12 janvier 1573 au Muy. Il a épousé vers 1530 au Muy Gasparde Arbaud (12xAR gd mère), née au Muy vers 1500 et décédée vers 1560. Elle est la mère de Jaumette.

   Grégoire Guerin a eu d'autres épouses: -Catherine Tornel, décédée avant 1573 à trigance, dont une fille, Anthourone Guerin.

                                                             -Andrienne Guiol, décédée après 1573 au Muy, dont un fils, Balthazar Guerin.

                                                             -Une épouse de nom inconnu.

 

Bertrand Demore, (père de Jehan Demore), 12xAR gd père, est né vers 1500 au Luc et décédé avant 1547 au Luc. Il était maçon gipier.

ses frères : Bérenguier Demore, 12xAR gd oncle

                 Barthélémy Demore,             id.

 

 

                                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 

 

    Au cours des premières années du XIXe siècle, il semble qu'un concours d'événements tragiques ait amené la famille de Louis Joseph Roux à un ét at de précarité extrême. Certes le fils aîné, Jean-Baptiste, a échappé à l'indigence qui s'est abattue sur sa mère et ses frères et soeurs.Lui-même et EléonoreAmbroisine Delaunay, (rencontrée au Chili, épousée à Buenos Ayres) n'ont pas été épargnés par les épreuves. De leurs dix-sept enfants, nés au Brésil, exceptée l'aînée, Fanny, née à Buenos Ayres, ne survivaient, en 1888, année du décès d'Eléonore, qu'un garçon, mon grand-père, et cinq filles. Les épidémies de choléra, la terrible scarlatine, avaient frappé fort. Pourtant, le couple avait su saisir des opportunités et démontré un grand courage. Dans un milieu dangereux, à une époque où les communications au Brésil étaient compliquées, Eléonore,  beaucoup plus jeune que son mari, se retrouvait pendant de longues périodes souvent seule avec ses enfants, celui-ci parti à cheval ou en bateau, dans le Rio Grande do Sul, au moment même où éclatait la révolution des Farroupilhas (des "Guenilleux"), à une époque où les chemins étaient loin d'être sûrs, où il fallait se méfier de toutes sortes de brigands, y compris des autorités locales... Ils se sont adaptés. Tous deux ont démontré des qualités d'entrepreneurs remarquables, dans la manière de travailler avec une main-d'oeuvre "libre", alors que l'esclavagisme était de règle, particulièrement sévère dans cette ville de Pelotas où ils ont exploité une charqueada. Jean-Baptiste Roux est cité dans nombre de livres d'histoire brésiliens comme ayant été un pionnier..."Ad augusta per angusta"... 

   De leur côté, ses frères et soeurs n'ont pu échapper à la misère, dans le Var puis à Marseille. Marguerite Justine, au décès de son mari, Louis Joseph, le 13 décembre 1815, rue du Marché à Lorgues, et sans doute même avant, s'est trouvée dans une grande détresse. Il est difficile de reconstituer son parcours de veuve avec six enfants en bas âge et, apparemment, démunie de tout. Toujours est-il qu'on la retrouve à Marseille où elle mourra à l'Hôtel-Dieu le 15 janvier 1829. Son fils, Jean Baptiste Louis, moins de deux mois après, se rend complice d'un "sacrilège contre la religion de l'Etat". Il sera condamné aux travaux forcés à perpétuité le 30 mai 1829 par la cour d'assises d'Aix en Provence.

 

Louis Joseph décédé, Marguerite Justine se retrouve veuve, à 41 ans, avec six jeunes enfants : 

-Jean-Baptiste l'aîné qui a alors 13 ans et semble déjà être parti à Marseille travailler.

-Barthélémy (Jullien) est né le 16 octobre 1804 à Trans. Il a 11 ans.

-Marie Madeleine, née le 22 juillet 1807 à Trans, a 8 ans.

-Jean-Baptiste Louis, né le 11 mars 1810 à Lorgues, a 5 ans.

-François Pierre, né le 24 juillet 1812 à Lorgues, a 3 ans.

-Victoire, née le 7 mars 1815 à Lorgues, a 9 mois.

 

Lorsqu'est perpétré le sacrilège de St Théodore à Marseille (dans la nuit du 9 au 10 mars 1829), Marguerite Justine, leur mère est décédée (le 15 janvier 1829 à l'Hôtel-Dieu de Marseille).

Il semble que seul François-Pierre, qui, à cette occasion a été inquiété par la police puis relâché, ait été au courant de ce qui s'était passé. Toujours est-il que nous n'avons trouvé aucune trace d'intervention de la famille, ni pendant l'enquête, ni au procès, ni après le 9 décembre 1837, date du décès de Jean Baptiste Louis à l'Hôpital de la Marine de Rochefort. 

Jean-Baptiste l'aîné, ni aucun de ses descendants, jusqu'à nous, ne semble avoir su quoi que ce soit à ce sujet. Son frère Jean-Baptiste Louis, condamné au bagne à perpétuité, a été oublié de tous. Nous l'avons découvert récemment,. Il a fait 3 ans de bagne à Brest puis le reste au bagne de Rochefort. Il est mort à l'hôpital de la Marine à Rochefort le 9 décembre 1837. Il n'y a aucun détail sur les circonstances de son décès, aucune sépulture, aucun reste, aucun écrit, aucun objet de lui. Depuis décembre 1829 jusqu'à décembre 1837, Jean-Baptiste Louis Roux n'était plus considéré comme un homme, mais, déchu de tout droit, flétri au fer rouge des lettres T.P. (Travaux à Perpétuité), traité comme une bête de somme...C'est-à-dire que, jusqu'à présent, personne n'a pu avoir une pensée pour lui, pour celui qui, jeune homme, s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment à une terrible époque. Personne n'a cherché à savoir ce qui s'était réellement passé. Personne n'a pu évoquer son souvenir dans aucune prière. La loi, votée sous Charles X, qui l'a fait condamner n'est pas restée en vigueur longtemps (1830). Par ailleurs, des remises de peine ont été accordées aux condamnés (dix ans au lieu de perpétuité) ... après le décès de Jean Baptiste Louis.

 Quant aux autres, frère et soeurs de Jean-Baptiste, nous ne savons pas ce qu'ils sont devenus.