Amélie Justine Roux 

                                                                        Ma grand-tante  

 

 

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Fille de Jean-Baptiste Roux et Eléonore Delaunay

Elle est née le 1er août 1837 à San Antonio, Rio Grande do Sul. 

Elle a épousé Edmond Joseph Berchon des Essarts, né le 10 février 1817 à Saint Amand Montrond, et qui sera assassiné au Paraguay.

 

ETAT DES ACTES DE L'ETAT CIVIL
VICE-CONSULAT DE FRANCE AU RIO GRANDE DO SUL 

ANNÉE 1857 (16 ème feuillet) 

« Illustre et Révérend Vicaire de l'Eglise dit Edmond José BERCHON DES ESSARTS que dans l'intérêt de son droit et justice il a besoin par certificat l'extrait de son mariage avec Mme Amélie Justine ROUX qui fut célébré le 22 avril 1857 en cette ville de Pelotas à la résidence du père de la contractante, pour ce qu'il prie Mr. Le Vicaire qu'il lui délivre E.R.M. Signé Edmond José Berchon des Essarts. Je certifie que dans le troisième livre des registres des mariages des personnes libres de cette Paroisse et à la page quarante et une (41) il existe écrit ce que le suppléant demande dans sa requête qui est de la forme suivante. 

Le Vingt deux avril mil huit cent cinquante sept, en cette ville de Pelotas, à la résidence de Jean- Baptiste ROUX, en vertu de l'autorisation du Révérend Vicaire de la juridiction de ce district, et faites les diligences d'usage et en ma présence et des témoins, le Docteur Alphonse GASSIER et Auguste BAETHGEN, se reçurent en mariage par paroles des présents, au pied d'un autel portatif vers les huit heures et demi du soir Edmond José Berchon des Essarts, fils légitime des feus Jacques Louis Berchon des Essarts et de dame Marie Grangier Bois-de-Champs, les deux natifs de France, avec Mademoiselle Amélie Justine ROUX née et baptisée à la ville de Porto Alegre, fille légitime de Jean-Baptiste ROUX et de dame Léonor ROUX, les deux natifs de France et de suite reçurent la bénédiction nuptiale d'après le rit Romain. 

Et pour constater j'ai fait faire cet ebregistrement extrait du dit livre et par moi signé : le vicaire Antonio da Costa Guimaraes. Rien de plus contenait le dit acte auquel je me rapporte que j'ai extrait copie du propre livre, verbum ad verbum, et m'ayany été demandé je l'ai passé en foi de vicaire. Paroisse de St François de Paul de la ville de Pelotas le 28 avril 1857. Le vicaire signé Antonio da Costa Guimaraes. Reconnais la signature ci-dessus à laquelle je donne foi. Pelotas les 28 avril 1857. En témoignage de la vérité signé Geremias Alberto Proes.
= Il y avait en langue française:
Vu pour la légalisation de la signature de Monsieur Geremias Alberto Proes, Notaire à la ville de Pelotas. Rio Grande do Sul, le 18 mai 1857=le Gérant du Vice-Consulat de France= signé P.P.LIROU
Pour traduction conforme à l'original par nous soussigné gérant du vice-consulat de France au Rio Grande du Sud, le 18 mai 1857. 

signé: P.P. Lirou 

 

                                                                  La France Républicaine du samedi 28 octobre 1872

" Des correspondances de La Plata, des journaux français ont rendu compte, d'une manière inexacte , d'un assassinat commis au Paraguay, dont un certain nombre de nos nationaux auraient été victimes.
Un seul nom ayant été publié, cette lacune dans la narration de cet attentat devait jeter l'alarme parmi les familles françaises en relations avec ce pays. 

Nos renseignements puisés aux meilleures sources nous permettent de faire cesser les incertitudes, de donner les détails positifs sur le crime, et de faire connaître les circonstances atroces qui l'ont accompagné . 

Deux personnes seulement sont tombées sous le poignard des Paraguayens : M. Edmond Berchon des Essarts, notre compatriote et son secrétaire, M. Jouan Joseph Mengisco. 

Dans la nuit du 25 au 26 juin dernier, des assassins introduits dans la maison pénètrent dans la chambre occupée par M. Mengisco ; le malheureux, surpris en plein sommeil, a été égorgé sans qu'il ait pu proférer un seul cri. Il n'en a pas été de même pour notre infortuné compatriote qui opposa aux assassins la plus énergique résistance ; son cadavre portait la trace de nombreuses blessures, ses mains étaient littéralement hachées. 

Plusieurs coups de révolver tirés par lui dans sa défense désespérée et entendus du dehors, permirent à la police de cerner la maison et de capturer une partie des assassins. 

Déjà M. Des Essarts et son secrétaire avaient été victimes d'une tentative d'empoisonnement ; leur mort était donc bien décidée . 

Parmi les personnes arrêtées figure une Française qui avait accès dans la maison et qui a déclaré avoir assisté bâillonnée à cette horrible exécution. 

Cette femme, du nom de Félicie Espullier, a été bientôt amenée à faire à M. Le consul de France l'aveu qu'elle avait elle-même ouvert la porte aux assassins, au nombre desquels se trouve le nommé Saqui, appelé dans le pays "le roi du couteau".