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Caricature 1820. 

 

 

 

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                                                           Les rues de Buenos Aires.

 

 

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 "Iglesia de Santo Domingo" acuarela de Emeric Essex Vidal, 1817.

 

                          L'acte de Mariage de Jean-Baptiste Roux avec Eléonore Delaunay, le 1er septembre 1831, devant M. Washington de Mendeville,consul général de France à Buenos-Aires, précise que le nouveau mari demeure au n°39 de la rue de la Paz et que les parents de l'épouse habitent au n°177 de la rue Belgrano.

                         Par ailleurs, l'Almanaque de comercio de la ciudad de Buenos-Aires para el ano 1833 signale:

-Delaunay Francisco, carpinteria, Belgrano, n°177

-Roux, Universidad.

ègalement:

-Faucheux Pedro.

 

                                    Almanaque de Comercio de la Ciudad de Buenos-Aires para el Ano 1830.

                                                                  por J.J.M. BLONDEL.

                                         Buenos Aires, Imprenta Argentina, calle de las Piedras, n°31

 

 

   Buenos Aires dessine un carré divisé par 61 rues qui se coupent à angle droit, composant 360 parties.

   Il y a dix places publiques.

  Les rues menant du Sud au Nord, coupées par la calle de la Plata, changent de nom.

   On compte 28 rues d'Est en Ouest, celles de: 

    Patagones/Brasil/Cochabamba/SanJuan/Comercio/Europa/EstadosUnidos/Independencia/Chile/Mèjico/Venezuela/Belgrano/Biblioteca/

    Potosi/Victoria/de la Plata/de la Piedad/Cangallo/Cuyo/Corrientes/Parque/Tucuman/del Temple/Cordoba/Paraguay/Charcas/Santa Fé/Santa Cruz.

   Du Sud au Nord jusqu'à celle de La Plata, ells sont 16:

   Entre Rios/Solis/Zeballos/Lorea/San José/Santiago del Estero/Salta/Lima/del Buen Orden/Tacuary/Las Piedras/de Chacabuco/

   del Peru/Universidad/Reconquista/Balcarce.

   De la Calle de La Plata jusqu'au Nord, on en compte 17:

   Alumeda/del 25 de Mayo/de La Paz/de la Catedral/de la Florida/de Maipu/de la Esmeralda/de Suipacha/de las Artes/del Cerrito/

   de la Libertad/ Talcahuano/Uruguay/Parana/Montevideo/Garantias/Callao.

 

 

                        P.Gonzales Bernaldo, Civilité et Politique aux origines de la Nation Argentine. Les Socibilités à Buenos-Aires 1829-1862.

                                             Paris, Publications de la Sorbonne, 1999.

 

 

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 Lithographies de Andrea Bacle "Trages y costumbras de la provincia de Buenos Aires" - 1833

 

 

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 "Agustina Rosas de Mansilla con su hijo Lucio" acuarela de Carlos E. Pellegreni, 1835.

 

 

                                                  Buenos-Aires du temps de Jean-Baptiste Roux.

 

                             Entre 1744 et 1810 et en particulier à partir du "Reglamento de comercio libre" de 1778, on constate, dans le Rio de la Plata, un accroissement de la population noire qui, en ce qui concerne Buenos-Aires, arrive à dépasser proportionnellement celui des blancs. De sorte que les Africains arrivant dans la région en tant qu'esclaves eurent la possibilité légale d'accéder à la liberté, soit par volonté testamentaire de leur maître, en remerciement des services rendus, soit parce qu'artisans ils réussirent à s'établir à leur compte; d'autres durent leur liberté à l'aide de parents et amis; d'autres, enfin, acquérirent la liberté après avoir servi dans l'armée lors des invasions anglaises et les guerres d'indépendance. Les pourcentages de population noire libre allèrent donc en augmentant au cours du 19ème siècle.

     Cependant, juridiquement, l'esclavage fut définitivement aboli par la constitution de 1853...

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          Parmi les activités principales organisées par les Africains étaient les "tangos", "tambores" ou "candombes", c'est-à-dire les réunions dansantes qui rompaient périodiquement la tranquillité des villes coloniales. "Ils dansaient tous les dimanches et jours de fête" se souvient José Antonio Wilde, depuis le début de la soirée jusque tard dans la nuit, faisant un tel vacarme avec leurs tambours, leurs chants et leurs cris qu'à la fin l'autorité dut intervenir et ordonna que ces tambours ne soient autorisés que dans quelques quartiers plus éloignés...

          Entre 1821 et 1823 furent prises des dispositions afin de contrôler les bals dans les rues et les activités des noirs. En août 1823, fut donnée une forte impulsion à celles-ci, suite à un réglement sur le fonctionnement des "Sociedades". Dans les "Sociedades Africanas", ceux qui appartenaient à une même "nacion" africaine étaient considérés comme égaux entre eux, élisaient leurs dirigeants et avaient la possibilité de révoquer leurs élus. Le réglement fixait les objectifs des organisations, et, entre autres, le plus important: l'obtention, par les membres qui étaient toujours dans la condition d'esclaves, du processus de libération, au moyen de prêts à faible intérêt.

          Les "Sociedades" étaient chargées aussi de veiller à la bonne conduite morale, à l'éducation et à développer l'esprit de travail de leurs membres. Une fois l'an elles devaient faire célébrer une messe pour les âmes de leurs membres défunts. 

          La création de l'Université de Buenos-Aires en 1822 donna une impulsion à la création d'associations culturelles: lettres, théâtre, éducation, musique...En 1822, création de la Sociedad Literaria, à l'instigation du gouvernement, dans le but d'enrichir la vie culturelle de la Province. En fait, l'action de la Sociedad appuyait celle du gouvernement, réformatrice et civilisatrice. Elle était considérée d'utilité publique. C'est ainsi, par exemple, que le 25 mai 1823, fut créé un prix destiné à récompenser l'auteur qui présenterait la meilleure oeuvre écrite visant à " déterminer historiquement le nombre de peuples indigènes occupant le territoire de Rio de la Plata à l'époque de sa découverte et quelle influence avait eu cet événement sur leur civilisation et leur état."

          A l'époque de la révolution libérale de 1830 en Europe, à Buenos-Aires débuta l'ascension au pouvoir de Juan Manuel Rosas.

         

          Dès 1830, les "Sociedades" se multiplièrent tout en conservant une grande vitalité. Dans la seconde moitié du 19ème siècle, elles évoluèrent, tournées vers l'entraide mutuelle, des activités ludiques,ou, d'autres, la politique. 

           En 1833, l'ouverture d'une "Association des Etudes Historiques et Sociales" mobilisa un groupe d'élèves de l'Université.

note:" en 1833, le théâtre est situé rue de Cangallo: y sont représentées, trois jours par semaine, tant des comédies que des tragédies en espagnol et chant italien, et les autres jours l'opera en italien". (Alamanaque 1833).

 

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          Toutes les organisations d'étrangers n'ont pas fonctionné sans difficultés da,s les années 1830. Les Français ont été considérés comme alliés des ennemis, si bien que, par exemple en 1832, le consul sollicité par Rosas, se prononcera contre la pétition d'un groupe d'artisans qui voulaient organiser une association d'aide mutuelle. Mendeville (Washington de Mendeville qui a marié Jean-Baptiste Roux) marié à Mariquita Sanchez, partisane de Rosas, justifia son attitude, prétextant les intentions prétendûment subversives de l'un des solliciteurs.Le non à l'organisation de la Société Mutuelle de Bienfaisance des Artisans Français aboutit à la constitution d'une association à buts philanthropiques sous les auspices du consulat, qui, pour être facilement contrôlable, devait avoir l'approbation du gouverneur.

     "Les "Sociedades Africanas" se mobilisèrent de nombreuses fois pour exprimer leuradhésion à Rosas, régulièrement dans leurs bals publics périodiques, particulièrement pendant le carnaval, mais surtout dans les moments de danger pour la Fédération. Lors d'un de ces moments critiques, comme en 1842, les africains organisèrent une "souscription publique" entre les différentes "naciones", pour financer la guerre de la Fédération contre ses ennemis. L'appui politique des noirs était à tel point important pour le régime rosiste que l'opposition tenta de le renverser."

             (P. Gonzales Bernaldo, civilité et politique aux origines de la Nation Argentine. 1829-1862

                                                     Paris, Publications de la Sorbonne, 1999.)

  

 

          Entre 1829 et 1839, il y eut à Buenos Aires trois soulèvements: 1829, 1833 et 1839. En 1837-1838, il y eut la guerre contre la confédération Pérou-Bolivie commandée par le maréchalSanta Cruz, la guerre civile orientale et le blocus français. La guerre civile entre orientale entre unitaires et fédéraux a dévasté presque toutes les provinces argentines et le blocus anglo-français de1845-1849 donna lieu à des difficultés économiques et à de futures opérations militaires. Enfin la paix relative de 1848-1849 fut brève puisque à partir de 1851 commencèrent les troubles politiques et militaires qui aboutirent à la chute de Rosas, résultat de la déroute militaire du régime à la bataille de Caseros en février 1852 qui connut la victoire de la coalition composée de l'Empire du Brésil, de l'Uruguay, de l'Entre Rios et de Corrientes.. Cette bataille est une grande victoire pour les adversaires de Juan Manuel de Rosas. Le combat dura presque toute la journée du 3 février 1852. Le dictateur argentin finit par s'enfuir du champ de bataille.

 

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