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                                                                                  Sculpture sur une idée de Giusto Pilan. 

 

"Abrutissement du clergé - nulle croyance dans les hautes classes - un mélange d'idolâtrie, de paganisme, de superstition et de christianisme dans les classes inférieures, tel est l'état du Brésil".

                                                                 Eugenio Do Prado

                                                                Jornal do Comercio

                                                                 20 avril 1837.

 

 

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                                                                       Jacaranda.

 

 

                          ARCHIVES DIPLOMATIQUES DE NANTES
                                          Relevés -Octobre 1999.

 

 

     Le 23 janvier 1826, la « Charlotte Louise » venant du Havre et se rendant à Buenos Ayres est forcée de relâcher à Montevideo par suite de la déclaration du blocus de Buenos Ayres par le Brésil.

6 octobre 1829
Lettre à M. le Comte Ney (non datée, dans chemise 1839):

     Pétition adressée par les Français de Porto Alegre pour que M. Denis Leyrand soit nommé vice- consul de France à Porto Alegre (le 1er à occuper ce poste).

... « Les divers Etats d'Europe et d'Amérique se trouvent ici bien ou mal représentés, cette expression est permise, car personne n'ignore que des diplômes de vice-consul ont été accordés au premier postulant sans examen de ses qualités morales, adoptif au Brésilien, qui a voulu se soustraire au service militaire.Tels sont les vice-consulats de Russie, de Suède, de Danemark, d'Espagne, de Prusse, de Hollande etc. qui n'ont des fonctions à exercer puisqu'à peine comptent-ils un ou deux sujets des Etats qu'ils représentent : la seule Nation qui s trouve dépourvue est donc la France qui seule compte plus de sujets que tous les autres ensemble. » 

Carton 23 -Série A- Rio de Janeiro

10 février 1834-Paris
de V. BROGLIE
à M. le comte Alex de St. Priest, Ministre du roi à Rio.

«... C'est à vous qu'il appartient, Mr le Comte, aux termes de l'ordonnance royale du 20 août dernier, de conférer à Mr Marc PRADEL, agent consulaire à Porto Alegre, le titre honorifique de vice-consul que nous sollicitons pour lui dans votre lettre du 6/11.Je ne puis ausurplus que donner mon assentiment à cette mesure qui me paraît conforme au bien du service. Je dois justement vous faire observer que ce titre n'autorisera pas Mr PRADEL à établir un délégué à Rio Grande...l'ordonnance précitée s'y oppose ; mais vous pouvez, Mr le Comte, nommer à cette agence la personne que vous désignera Mr PRADEL et la placer sous la direction de ce vice-consul... »

signé: V. BROGLIE (Lettre, au sujet des toiles de Bretagne, à Mr le Comte Alex de ST. PRIEST)

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7 février 1842
de: Ministère des Affaires étrangères, Paris

« ...En approuvant le 10 février 1834 la nomination de Mr Marc PRADL à l'agence consulaire de 

Porto Alegre, le département eut soin d'ajouter que ce titre n'autorisait pas PRADEL à établir un délégué à Rio Grande mais que la légation du roi pourrait nommer à cette dernière agence la personne qu'il désignerait et la placer sous la direction de ce vice-consul. Il n'existe dans la correspondance commerciale de la légation aucun indice des mesures prises par suite de cette décision, mais, d'après une communication qui vient d'être faite par le Ministre de la Marine, l'agence de Rio Grande serait occupée par un HUGENTOBLER.

...Je vous prie...afin que la fonction de cet agent puisse être promptement régularisée... » °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

PRADEL et DECAZES impliqués dans la succession (18.000//000 réis + magasin fourni en marchandises) de Jean Marie CHOUX, décédé à Buenos Ayres en 1843 (sa veuve n'a rien obtenu).

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30 mars 1849
Légation de France au Brésil-Rio de Janeiro
à M. Théodore DECAZES, vice-consul de France à Porto Alegre:

« Revenu de l'excursion que j'ai faite dans La Plata, je m'empresse de reprendre ma correspondance avec vous. Mon voyage dans La Plata avait pour but une connaissance plus complète que je ne l'avais d'événements et de choses qui ne sont que d'un trop grand intérêt pour nous au Brésil. Je n'y ai consacré qu'un peu plus d'un mois. Quand je suis arrivé, M.Le Frédour était parti pour Buenos Ayres et il n'était pas encore de retour quand j'ai quitté Montevideo.
Une convention était déjà ou allait être signée avec un armistice de six mois. Mais j'ignore si la négociation est complètement terminée. La proximité où vous êtes de l'Etat Oriental vous permettra sans doute d'en connaître l'issue plus promptement que nous à Rio de Janeiro.

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Porto Alegre, le 30 décembre 1852

Le 30 décembre 1852, M. Théodore Decazes, quittant la fonction de vice-consul de France à Porto Alegre, province de Rio Grande do Sul (Brésil) a remis à M. Félix de MONTRAVEL nommé vice-consul dans la même résidence, les objets suivants, composant le materiel et les archives de la Chancellerie de ce vice-consulat:

Registre de Matricules. d'actes de Décès.

contenant divers actes.

d'actes de Mariages .
Cahiers d'actes de Mariages de 1842 à 1849.

Modèles de divers actes.
Divers rapports et protets de capitaines.
Un cahier contenant divers papiers de M. Vidal chevalier. 

Papiers concernant l'avarie du brick Félix en 1847 Certificat de Jean Carrolle
Papier concernant M. Legren de Bacason
Lettres de divers capitaines jusqu'en 1850 Correspondance de M. TANNAY avec Marc PRADEL

... à la suite de quoi: disparition de Th. Decazes et F. de Montravel prêt à soutenir un procès face à des Brésiliens lésés par Decazes ; procès à éviter selon lettre de M. F. de Graling, chargé d'affaires de France à Rio de Janeiro.

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Rio de Janeiro, 16 mai 1853
« ...J'ai l'honneur... parmi les frais de service de la Légation pour le quatrième trimestre de 1852 se trouve lme voyage de M. de MONTRAVEL, agent vice-consul à Porto Alegre. Cet état montant à plus de 8000// va subir une réduction considérable car M. de MONTRAVEL avait reçu du département un acompte de 3000// dont il s'est bien gardé de parler. De plus M. Flury HERARD lui a fait sur ce même voyage une avance de plus de 2000//...L'agent à Porto Alegre a indignement trompé la Légation... »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° JOURNAL DU HAVRE du 19 mai 1852 ou 1853:

« Théodore DECAZES s'est suicidé. »
Article signé G. Cazavano

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4 novembre 1853
du comte F. de Montravel:

« ..Ce que je sais, par trois personnes qui étaient passagers et sont de retour ici, entre autres, M.Benj. AVELINE, vice-consul d'Angleterre : Le navire avait résisté à plus de deux jours de très mauvais temps et se trouvait à la hauteur de Laguna quand, par un ciel pur, à onze heures du matin le 9 octobre, le capitaine a été jeter le bâtiment sur une côte plate, unie et sablonneuse. Un endroit choisi. Là s'est passée une scène affreuse. Le capitaine et l'équipage ont cherché à se sauver les premiers, volant les passagers, arrachant aux femmes leurs boucles d'oreilles et leurs bagues, donnant des coups de couteaux. Beaucoup de personnes se sont noyées et ceux qui arrivaient sur la plage étaient attaqués par les matelots et dépouillés...
M.AVELINE avait avec lui deux de ses filles. La plus jeune est sauvée. On a retrouvé le cadavre de l'autre avec les doigts coupés et les oreilles sectionnées. On ne peut pas accuser les gens des côtes: elles sont inhabitées... »

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5 novembre 1853 de Montravel:

« Je reçois la nouvelle de la probabilité d'une guerre entre la République du Paraguay et le Brésil...On embarque vingt trois pièces de canon à bord de la barque à vapeur pour Rio Pardo avec des poudres et des projectiles...Les troupes allemandes sont complétement désorganisées et les forces brésiliennes sont bien peu de choses... »

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« On continue de parler beaucoup d´une guerre avec le Paraguay »

30 novembre 1853 30 novembre 1853 

de Montravel :

« On arrête tous les bateaux, yachts, embarcations pour les charger de l'artillerie, des munitions, des armes qu'on envoie à Jaguarao et à Rio Pardo. De cette dernière ville on dirige les pièces légères, les lances, les munitions, les armes partie vers l'Uruguay, partie vers Bagès, petite ville au sud-ouest de Porto Alegre et peu éloignée de la frontière de l'Etat Oriental.

Montevideo est troublée et on annonce des dispositions hostiles de la part de Buenos Ayres et du Paraguay. Tout ici se prépare à la guerre.
Le Baron de Porto Alegre est nommé Commandant des troupes réunies. Jaguarao (4000 habitants, infanterie, cavalerie et une batterie d'artillerie à cheval...le général est d'une capacité on ne peut plus bornée... »

Les populations ici ne s'émeuvent de tout cela que pour une seule chose : pour se préparer chacun autant qu'il se peut à profiter de l'occasion pour voler le gouvernement. C'est là l'esprit qui anime tout le monde et on est ici disposé à piller... »

1er décembre 1853 de Montravel

« ...La bande à Blanquilla vient déjà se montrer tout près de Jaguarao, venue chercher il y a quelques jours Don Frutus RIBEIRO qui est parti avec elle...La bande arrête tout le monde... »

29 décembre 1853 de Montravel

« ...Les préparatifs continuent...Dom Frutus Ribeiro est à la tête d'une bande avec laquelle il s'est rendu dans la ville de Serra Larga...Il a mis vingt huit familles à la porte de leurs maisons (les meilleures de la ville) qui doivent être à Jaguarao où elles viennent chercher asile...

Dyonisio Coronel est arrivé ici avec trente hommes de sa bande. Il a été logé à l''état-major et ses hommes dans la caserne de la police. On les a fait partir pour Rio de Janeiro.
Il s'est arrêté à Pelotas où on lui a permis de résider avec ses hommes. Il a beaucoup d'argent. On s'attend à ce qu'un jour ou l'autre il va rentrer dans la bande orientale... »

31 janvier 1854 de Montravel

« ...Repoussé de la Bande Orientale, Dyonisio Coronel s'est rendu à Jaguarao d'où il est venu à Porto Alegre accompagné de son frère et tente cinq hommes. Il a été reçu à la Présidence et lui et son monde logé dans une partie de la caserne de police...Ce chef manquait d'argent et on en a emprunté ici, aidé d'influences supérieures. Son séjour à Porto Alegre n'a pas été long. Il a demandé à se rendre avec ses hommes à Pelotas où il a plus de relations ayant fourni souvent des troupes de bestiaux aux charqueadores qui demeurent aux environs de cette ville...Ses hommes ne sont qu'une bande de brigands et d'assassins...Le frère de ce chef étant avec de ses amis ici à Porto Alegre et un peu ému par des libations a dit « Que le Brésil nous aide à avoir le dessus. Mon frère cherche à le négocier (Dyonisio passait cette soirée avec le Président). Mais jamais les Castillans ne seront amis du Brésil...Tous réunis nous nous présenterons sur la frontière en proclamant l'affranchissement de tous les esclaves... »

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« ...Les Brésiliens comptent beaucoup sur la haine existant entre les Esclaves Noirs venant 

d 'Afrique, les Noirs Créoles et les Mulâtres...
...5000 hommes occupent Jaguarao, Caçapava, Bagé et Sao Gabriel...
...Les restes du bataillon allemand sont arrivés à porto Alegre venant de Rio Pardo. Il ne reste que 180 hommes qui tous auraient déserté si on les avait avancés vers l'Etat Oriental... »

13 février 1854 de Montravel

...général Flores d'origine française. ...Urchise assassiné...

16 février 1854 de Montravel

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« ...Le gouvernement de cette province a concédé la fourniture des vivres de l'armée pour six mois à raison de 420 réis par homme et par jour. L'Adjudicataire est un nommé Félizarda...

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23 avril 1854 de Montravel

« ...Je viens d'apprendre ce matin que, tout dernièrement, un Français a été assassiné à Jaguarao par un mulâtre en plein café devant tout le monde... »

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27 mai 1854
F. de MONTRAVEL reçoit une lettre envoyée par la commission chargée de la liquidation des affaires de M. Th. Decazes.

Lette du 27 mai 1854 de MONTRAVEL à GRELING :
...« J'ose compter sur votre bonté et justice pour ne point oublier de les transmettre, parce que l'on gagerait mal mon silence et je tiens à m'en aller sans blâme, c'est tout mon désir et je ne pourrais peut-être pas l'éviter pour les choses de formes, mais j'espère que pour le fond il n'en sera pas de même.

°O°

D'après MONTRAVEL, DECAZES a déchiré des registres d'actes d'Etat Civil (décès) pour éliminer toutes traces de ses malversations.
(Affaires:
Lefebure (succession)

Noël COUILLARD, menuisier à Rio Pardo.
Jules SEGRESTAN de Bordeaux, mort par accident à Rio Pardo.
M.Pierre Vincent BADÉ, négociant de Bayonne, mort à l'Hospice de la Miséricorde à Porto Alegre. François DUBOUX de Payssous, arrondissement de St. Gaudens, marchand de parapluies, repasseur, etc. Mort à l'Hospice de la Charité.
M.DAGER, (argent de ses créanciers) ; tailleur à Porto Alegre.

« M. PRADEL étant agent consulaire ici, il est mort un Mr. MOREAU qui a laissé une assez belle 

fortune. Ce fonctionnaire a cru pouvoir se permettre de la succession Moreau, à l'insu des héritiers une somme de 10.000 francs pour être donnée à la fille d'une Dona Vicentia que l'on disait fille naturelle de Mr. Moreau. Cette somme a été remise à M. Decazes et se trouve pour le moment prêtée à sa belle-mère Mme Veuve PENABERT(Z) soi-disant hypothéquée sur des Noirs, ce qui ne peut être...Je ne vois dans tout cela qu'un embrouillage qui n'a pas de nom et que je crois devoir faire cesser...Voilà Monsieur ce que j'ai découvert jusqu'à présent et je crains bien d'avoir à vous signaler encore d'autres choses... »

« ...Plusieurs plaintes me sont adressées contre M. LIROUX, agent consulaire à Rio Grande pour des affaires comme celles de M. Decazes. J'en ai pris note seulement n'ayant aucune autorité pour me mêler de cela et vous les transmettrai si vous m'en donnez l'ordre...
...Mais il y a chez M. Decazes une mauvaise foi, un désir de cacher, une fausseté qui me révoltent. J'aurai encore d'autres choses à vous signaler ici et à Rio Grande. C'était un pillage vraiment honteux. Je suis tellement accablé d'outrage que je n'ai qu'un moment pour terminer. Je ne peux trouver personne pour m'aider. Je dois tout traduire, écrire et copier moi-même. »

« ...Le consul ou vice-consul allemand à Rio Grande va se trouver , à ce que m'a dit une autorité d'ici, dans une fâcheuse posture : il faisait venir chez lui des soldats allemands, leur représentait qu'ils étaient mal comme soldats et gagneraient plus à la fabrique qu'il possède à Pelotas, leur donnait des papiers sur des faux-noms et leur facilitait ainsi la désertion. Les Autorités Brésiliennes vont, je crois, lui intenter un procès...

...Les munitions dont j'ai eu l'honneur de vous parler continuent à arriver et j'ai vu embarquer pour la frontière un matériel d'artillerie assez considérable pour le pays!...Les Français ne m'aident pas. Je suis obligé de lutter seul...Menacé d'être assassiné... »

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25 mars 1854 de Montravel:

« ...... Ces messieurs ont remis les 4:000//000 réis à Marcos Pradel, alors vice-consul de France ainsi qu'il le reconnaît par sa lettre du 24 novembre 1849. M. Marcos Pradel a donc gardé cet argent entre ses mains comme négociant dépositaire puisqu'il n'existe aucun acte constituant un dépôt à la caisse du vice-consulat. Il en payait la rente à Dona Vicentia Antonia da Sylva et lorsque cette dame mère de la jeune fille à laquelle cet argent était donné lui demandait un titre quelconque, il lui répondait que cette somme était portée sur son testament. Les dépôts faits à la caisse du vice- consulat ne doivent pas figurer sur le testament d'un vice-consul. M. Marcos Pradel, négociant, était donc seulement dans cette qualité dépositaire des 4.000//000 de réis...
...Je constate seulement qu'il n'y avait pas dépôt à la caisse du vice-consulat... » »

En 1843, lorsque M. Marcos Pradel voulut se retirer en France, voici comment il régla cette
affaire : de la somme déposée, il déclare qu'il reste à ce moment 3.1000//000 réis. Pour la placer, M. Pradel réglant ses comptes des marchandises fournies avec Mme Veuve Penabert qui n'était pas en position de payer dans le moment, lui dit : « Faites-moi une reconnaissance de deux contos et cent mille réis. Votre Excellence daignera remarquer qu'il n'y est en rien question de Dona Vicentia, mais seulement de M. Marcos Pradel sous la qualité de vice-consul. Restait un conto de réis. Il est représenté par un billet à ordre souscrit par M. Alexis MOREAU en faveur de M. Marcos Pradel sans qu'il y soit non plus question de Dame Vicentia ni du vice-consulat.

Il paraît qu'à l'époque du départ de M. Pradel on croyait qu'il serait remplacé au vice-consulat par un M. A. REY DE LAMASSE , aujourd'hui garçon boucher en Californie. C'est à ce monsieur que M. Marcos Pradel adresse sa lettre et endosse le billet à ordre et la reconnaissance. M. A. REY DELAMASSE était alors négociant associé à la maison A. REY LAFOURCADE et Cie. M. Théodore DECAZES ayant été nommé vice-consul, ces papiers sont venus en sa possession, je ne sais comment. Tout ce que je sais, c'est que M. DECAZES a laissé les choses dans l'état où elles se 

trouvaient et qu 'aucun titre fait à cette époque n'a constaté de dépôt. Mme Veuve PENABERT payait les intérêts pour 2.100//000 réis à M. MOREAU pour 1.000//000 réis. M. DECAZES avait épousé Mlle Monique Clémence PENABERT fille de Mme Veuve PENABERT.

M. Marcos PRADEL, sachant parfaitement que toute cette affaire était loin d'être régulière et que sa propre responsabilité en faisait toute la sûreté, désirait vivement que les titres endossés par lui fussent payés et remplacés par des actes réguliers présentant des garanties réelles. En conséquence, M. Gustave IMTRANS, fondé de pouvoir et représentant M. Marcos PRADEL à Rio Grande pressait sans cesse M. DECAZES de faire rembourser les titres et de dégager la responsabilité de M. PRADEL. M. DECAZES ne faisant pas droit à ses réclamations, M. Gustave IMTRANS, lors d'un voyage qu'il fit à Porto Alegre vers 1848, donna verbalement à M. Alexis MOREAU l'ordre de payer le conto de réis, montant de son billet, à M. Théodore DECAZES. M. MOREAU, ne pouvant payer le tout , remit à M. DECAZES un acompte de 700//000 ré!s dont M. MOREAU a un reçu et un est déposé au vice-consulat. Ces reçus portent la qualité de vice-consul et que la somme a été reçus pour Dona Vicentia. De tels reçus ne constituent pas un acte de dépôt, M. DECAZES n'agissant pas comme notaire. Le 14 octobre 1848 mourut Mme Veuve PENABERT et les instances de M. Gustave IMTRANS continueront pour faire faire le remboursement à la mort de Mme Veuve PENABERT. Sa succession toute entière passe aux mains de M. DECAZES, sans doute par suite d'un accord verbal entre lui et ses beaux-frères MM. Georges et Victor PENABERT. Aucun inventaire ne fut dressé. Aucun acte ne fixa l'actif et le passif. Tout resta aux mains de M. DECAZES, y compris les esclaves selliers sur lesquels Mme Veuve PENABERT avait donné une sûreté, plus ou moins régulière, dans sa reconnaissance faite à M. PRADEL. Ces Noirs sont au nombre de trois....

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le 16 février 18??), MONTRAVEL rencontre DECAZES chez un de ses amis. DECAZES n'a plus un sou et ne peut plus payer!...

Montravel avait bien mis à exécution aussitôt l'ordre de prison, mais les amis de Decazes proposent des arrangements. Finalement Decazes ira en prison.

Le vendredi, il s'évade de prison.
« ...Tout est donc sous les scellés, les quatre chevaux, une mule et deux esclaves, Paulo et Francisco, sont en dépôt à l'Hôtel du Commerce. Les trois autres, Benjamin, Joaquim et Tito, bons ouvriers, continuent à travailler chez leur maître et j'ai mis arrêt sur leur... »

 °°°°°°°°°°°°°

26 juillet 1854 de Montravel

« ...M. Th. DECAZES, mon prédécesseur est ici à Porto Alegre... » °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

15 janvier 1855: La démission de MONTRAVEL est acceptée. Il est remplacé par Noël d'ORNANO.
Le 8 mars 1855 : arrivée du baron d'ORNANO au poste de vice-consul de France à Porto Alegre.

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Lettre du 27 mars 1855 de Porto Alegre:
« Les colons Français sont ici et sur les colonies dans un état vraiment déplorable...Ils sont on ne peut plus malheureux sous tous les rapports. Il est pénible de voir ainsi souffrir... »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Lettre du 28 mars 1855 de Porto Alegre:

« ...Les colons se sont plaint qu'on les laissait sans vivre...après réclamations, il fut distribué quelques vivres... »

autre lettre, adressée au Ministre de France au Brésil:
« ...On aurait pensé que les colons partis à Rio Grande auraient été mieux traités (16 avril 1859)... 18 juin 1864
Province de RGS:
« Depuis quelques temps des faits assez graves et assez nombreux qui ont irrité la population française: actes d'oppression commis par les autorités de la province. »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 28 juin 1860
Rio de Janeiro

« Monsieur le Ministre,
La fièvre jaune vient de cesser après avoir cruellement frappé notre population à Rio de Janeiro en se prolongeant plus que d'ordinaire après les chaleurs de l'été.
39 marins de commerce français sont morts.

4 soeurs de Charité.
70 de nos résidents dont 8 femmes et 10 enfants.

Les hôpitaux de la ville sont au nombre de trois : La Santa Casa de Misericordia.
L'hôpital de la Gamboa qui en dépend.
L'hôpital de Jurujuba, spécial pour la marine.

Nos marins ont préféré ceux qui avaient des soeurs de Charité. °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Un esclave mettant le pied sur le sol français est automatiquement affranchi. °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

21 mars 1865
Réclamations de Français résidant dans la province de S. Pedro de Rio Grande do Sul, spécialement Janneguy de Jaguarao et Luiz Leclerc de Pelotas...
...Le vice-consul à Rio Grande proteste contre la prison de Leclerc pour n'avoir jamais été prévenu par la délégation de vice-consul à Pelotas.

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

4 mai 1865
Bernard Guy et Jean Bordes résidant dans le Rio Grande do Sul suspects d'avoir participé au soulèvement d'esclaves qu'on a dit prêts à se produire dans l'intérêt de la cause Montevidéenne. Le vice-consul à Rio Grande et tous les compatriotes protestent.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Rio de Janeiro-13 juillet 1865
-(Affaire Leclerc de Pelotas et Jaurreguy et Cie de Jaguarao)... « M. le Ministre,

M. Lirou, un agent universellement estimé et, si j'en crois de nombreux témoignages, aussi populaire parmi les Brésiliens que parmi ses compatriotes. Ses paroles ont donc à tous les yeux la plus grande autorité..il résulte que les intérêts de M. Leclerc n'ont pas été suffisamment garantis... »

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Extrait de l'inventaire de la succession Polly – Consulat de France à Bahia:

29 octobre 1860

Propriété Constancia: Biens mobiliers: Bestiaux
Esclaves

Biens immobiliers (constructions) Terrains et plantations
800 @ de café récoltés

Propriété de Californie: Biens mobiliers: Esclaves
Biens immobiliers Terrains et plantations Café récolté

767//500 1300//000 38650//000

880//000 4050//000 3200//000

242//000 10600//000 50//000

3220//000 240//000

Extraits des minutes déposées au Vice consulat de France à Rio Grande do Sul. Jaguarao le 2 juin 1864

Pascal Liroux, vice-consul de France à Rio Grande do Sul. °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

13 janvier 1862
Adressé à : Messieurs les membres composant le Bureau de L'Assemblée Législative Provinciale de Saint Pierre de Rio Grande du Sud, à Porto Alegre.
De : D'ORNANO

« Il y a quelques jours, j'avais porté plainte pour obtenir restitution d'un parapluie déposé à l'entrée de l'Assemblée Législative Provinciale... » °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Carton 202

17 décembre 1864
« Monsieur. Vous m'avez fait l'honneur de m'entretenir par votre dépêche du 16 octobre dernier, du courage et du dévouement avec lesquels M. Roux, capitaine du navire français La Veriviana, a porté secours aux équipages de deux bâtiments naufragés pendant l'ouragan qui a dernièrement éclaté à Rio. M. le Ministre de la Marine à qui j'avais transmis ce témoignage de la conduite de M. Roux m'annonce, et je m'empresse de vous faire savoir, que ce marin vient d'être nommé par sa Majesté chevalier de la Légion d'Honneur.

Recevez, Monsieur, les assurances de ma haute considération, Drouy de Le Thucy
M. Le Chevalier de Saint Georges 

Ministre de l'Empereur à Rio. °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 23 mars 1865
Lettre du consulat de France à Pernambouc- Osmin LAPORTE
à : M. le Ministre plénipotentiaire de France à Rio de Janeiro

Objet: Francisca G. BIMONT

Son fils Edouard Léon, recruté par l'armée brésilienne doit être rayé des contrôles de cette armée (Il est français.).
Relâché.

« ...Au moment de fermer cette lettre, la lettre ci-incluse de Madame GOSSET-BIMONT m'est apportée. La personne qui me la remet me dit que le fils aîné de cette dame, né en France, lui a été rendu et que l'on a retenu que les deux nés au Brésil... »

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

21 mars 1867
« ...Dans la province du Rio Grande do Sul, par une simple décision du Président, il a été reconnu que tout enfant né de parents étrangers au Brésil était brésilien une fois majeur...
...Les Français payaient les autorités pour s'exempter du service (à chaque levée!...) Odieux chantage à l'encontre des jeunes Français, surtout depuis le début de la guerre contre le Paraguay de la part des autorités brésiliennes. » °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Les paquebots partaient tous invariablement de Rio de Janeiro à 16H00.
Aujourd'hui (mai 1867) le départ régulier de ceux à destination de l'Europe a lieu à 08H00 du matin.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Le 6 septembre 1869, M. HÉBERT est nommé à la place de D'ORNANO °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Santiago, 13 mars 1905

Le Ministre de la République Française au Chili
à M. Trubert, chargé d'affaires de France à Rio
:
« M. DELAUNAY, Ingénieur français qui représente ici la Société du Creusot aurait besoin pour ses études de consulter les tarifs et réglements qui régissent les ports de Rio de Janeiro et Santos, ainsi que le tableau des droits à payer par les navires et par les marchandises. F. Desprez. »

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Carton 204

28 juin 1876
M. Magnier et Ferrère, négociants au Havre.

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Octobre 1999:
Recherches effectuées par Françoise et Dominique Roux au Centre des Archives 

Diplomatiques de Nantes, suite à lettre de M. Louis Amigues du 26 août 1999 – ref. à lettre du 18 mars 1839 -Porto Alegre- extraits du fonds Rio de Janeiro, Légation. Mr Bruno Ricard, conservateur chargé du patrimoine - centre des archives diplomatiques de Nantes. Consulté:
RIO LEGATION A:

170 ... Recensement des Français (Listes nominatives), 1854.
170 ... Nationalité des enfants nés au brésil de parents français.
172 ... Contentieux 1825-1890. 174 ... Rapatriements, associations-Sociétés de bienfaisance et clubs français.

Dossiers nominatifs:
185 ... CURET à DERROJA (pour DELAUNAY) 200 ... PICOLLET à PREY (pour PRADEL)
202 ... REPARRAL à RUFFIER (pour ROUX) 203 ... SABATTINI à SIMONIN (pour SALGUES)

RIO LEGATION A / AFFAIRES MARITIMES

5 octobre 1999

146 ... Dossiers nominatifs de navires: ACHILLE à FLORIAN Rio Consulat: Rapports de mer

145 ... Hydrographie, cartes et Atlas Marine marchande : dossier général

150 ... Compagnie de navigation : dossier général Compagnies françaises de navigation (Ferrère)

Série CHANCELLERIES:

1842-1884 1840-1845

1836-1916 1825-1913

1852-1909 1858-1893

Carton n° 83 – dossier 1800-1839
DELAUNAY Michel, Julien: Succession-Rio de Janeiro-France

04/1840
Carton n° 77 – dossier 1587/1839

ROUX Pierre.

ETAT CIVIL – Postes Primata

Porto Alegre (1844-1900) - 6 registres Rio Grande do Sul (1846-1893) - 48
Rio de Janeiro (1817-1903) - 33

09/1839- 

 

 

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