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                                                                            Quelques vues de Trans: 

 

 

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                                                                                JEAN-BAPTISTE ROUX

 

 

  Cet enfant de la misère, ancêtre de rêve, « dom Juan », constructeur de richesses, infatigable cavalier, entrepreneur, opportuniste, rusé, tenace, intraitable, rompu à défier la mort, sur terre, au coeur des révolutions et de la guerre, sur mer, dans d'épouvantables conditions, homme libre, maître aux temps de l'esclavage, négociant avisé ; homme dur, pourtant capable de compassion.

Né le 25 prairial an X (15  juin 1802) à Trans (83), il est le fils aîné de Louis Joseph Roux, taillandier à Trans puis à Lorgues (83) et de Marguerite Justine Roquemaure son épouse.. 

 

 Louis Joseph décède, le 13 décembre 1815, à son domicile, place du Marché à Lorgues, 83.

 

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                                 AD 83. Table des successions, Lorgues. (N°71).

 

 

 Marguerite Justine Roux se retrouve veuve, à 41 ans, avec six jeunes enfants:

  

 - Jean-Baptiste, né le 15 juin 1802 à Trans, 13 ans.


- Barthélémy (Jullien), né le 16 octobre 1804 à Trans, 11 ans.

 

- Marie Madeleine, née 22 juillet 1807 à Trans, 8 ans.

 

- Jean Baptiste Louis, né le 11 mars 1810 à Lorgues, 5 ans - décédé le 9 décembre 1837 à l'hôpital militaire de Rochefort.
..Bagnard...déclarant décès: Pierre Behu, Garde...demandé copie de la Case matriculaire au SHD.Marine Rochefort le 6 août 2014.

 (Nous ne connaissons pas les causes officielles de son décès -

(voir: Laurencin (Théodore-Gustave)-Réflexions sur les fièvres intermittentes de Rochefort. Thèse n°38 Montpellier 1827.)

 

 

                                               « Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.

                                                 Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne

                                                 Ne sont jamais allés à l'école une fois,

                                                 Et ne savent pas lire, et signent d'une croix.

                                                 C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime. »

                                                                                                    Victor Hugo (après la visite d'un bagne.)

 

- François Pierre, né le 24 juillet 1812 à Lorgues - 3 ans.


- Victoire, née le 7 mars 1815 à Lorgues - 9 mois.

 

  Justine Roquemaure va aller habiter Marseille. Jean-Baptiste y était parti, jeune encore, soit pour travailler en qualité de pilotin, soit pour naviguer au long cours, comme semble le dire son fils Jean. Il serait allé au Chili à la fin des années 1820, où il aurait connu la famille Delaunay, originaire de Saint-Malo et dont il épousera, en 1831, une des filles, Eléonore, environ quatorze ans plus jeune que lui. Ils auront dix-sept enfants dont un seul survivant de sexe masculin...mon grand père.

                                              François Pierre va être recueilli "enfant de la charité".

                                             

                                              Jean Baptiste Louis finira ses jours au bagne de Rochefort.

 

 Jusqu'à présent nous n'avons pas réussi à savoir ce qu'étaient devenus Barthélémy, Marie-Madeleine et Victoire.

 

 

 

          Acte de Mariage de Jean-Baptiste Roux et Eléonore Ambroisine Delaunay 

 

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L'acte de mariage de Jean-Baptiste Roux avec Eléonore Delaunay est enregistré au Consulat Général de France à Buenos Ayres le 1er Septembre 1831, devant le Consul général de France M. Washington de Mendeville. 

 

  "Mariage du Sr. Roux (Jean Baptiste), 27 ans 1 mois et 16 jours, né à Trans, var, le 15 juillet 1804, Restaurateur à Buenos-Ayres, capitale de la province de ce nom rue de la Paix n°39, et ci-devant à Marseille, fils de Louis Roux, coutelier, décédé à Trans en 1818, et de Justine Roquemaure, aussi décédée à trans, en 1828, avec la Demoiselle Delaunay (Eléonore Françoise Ambroisine), âgée de 15 ans 4 mois 7 jours, née à St-Malo,Ille et Vilaine, le 24 avril 1816, fille mineure du Sr. Delaunay (Jean François Maurice), menuisier établi à Buenos-ayres, rue Belgrano n°177, et de la Dame Anne Eléonore Darnault, également domiciliée à Buenos-ayres.

1°- Les Extraits du Registre des publications de mariage, faites à  Buenos-Ayres au Consulat général de France, les 14 et 21 août présente année et affichées au terme de la loi ainsi que cela résulte du Certificat délivré par le Consul Général de France à Buenos-ayres, le dit certificat constatant en outre qu'il n'est pas survenu d'opposition.

2°-Un acte de notoriété pour le Sr. Roux (Jean-Baptiste) suppléant à son acte de naissance qu'il n'a pas. 3°- Un acte de notoriété pour la dlle Delaunay (Eléonore Françoise Ambroisine suppléant à son acte de naissance qu'elle n'a pas.

  Présents: - Sr. Laroche (Auguste), teinturier 31 ans - Sr. Alexis Leroux, menuisier, 42 ans -  Sr. Pierre Louis Faucheux, chapelier, demeurant à Buenos-ayres, 41 ans et demi  - Sr. Henry Pegels, menuisier, 42 ans. Tous amis des futurs et demeurant à Buenos-aires ainsi que de Mr et Mad. Delaunay. Mr Roux a déclaré sous serment et les 4 témoins mentionnés dans son acte de notoriété ont également attesté que son père et sa mère sont morts.

  Signatures: Jean Baptiste Roux / Eléonore Delaunay / Femme Delaunay /  F. Delaunay / Alexis Leroux / Faucheux / H. Pegels / A. Onslow / Jan Jose Gouaz / Le Consul Général de France: W. de Mendeville.

 

( En réalité, Louis Joseph Roux est décédé à Lorgues le 13 décembre 1815 et Marguerite Justine Roquemaure à l'Hôtel-Dieu à Marseille le 15 janvier 1829. )

 

                                                             °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

                                                                             BUENOS AYRES

 

                                              Samuel Haigh : "Sketches of Buenos-Ayres and Chili, London, 1829" : 

 

       

 

         " Le boeuf est la nourriture la plus ordinaire des habitants et presque toujours à très bas prix. La consommation journalière s'élève à 4 ou 500 têtes de gros bétail, proportion énorme à raison de la population. Aussi un étranger a-t-il lieu de s'étonner des grosses rations de viande qu'on distribue aux soldats, souvent à la vérité sans pain, sans légumes et même sans sel.

     Carne co cuero (la chair avec la peau) est un mets particulier au pays et regardé comme un objet de luxe: on a donné ce nom à la chair que l'on détache du boeuf, dans toute la longueur de l'épine du dos, avec une portion de peau assez grande pour la bien envelopper, et, dans cet état, on l'a fait cuire sur des cendres chaudes. On n'amène jamais de veaux au marché, et on n'abat guère les boeufs que lorsqu'ils sont parvenus à leur entière croissance, à cause de la valeur de la peau. En effet, une peau bien préparée se vend 4 fois plus cher qu'un bouvillon vivant.

     Il n'ya que peu d'années qu'on mange du mouton. La consommation en a été introduite par les Anglais, les Américains et les autres étrangers. Mais on n'en trouve pas toujours. Il avait autrefois si peu de prix qu'il n'était pas rare de s'en servir comme d'une matière combustible. Cette pratique a dû cesser depuis les demandes qu'on en a faites à la boucherie.

     La chair de porc que l'on ne nourrit qu'avec les morceaux de rebut du boeuf est détestable et, par la même raison, il en est de même de la volaille ainsi que des oeufs. Il y a profusion et une grande variété de fruits et de plantes potagères. Le poisson est rare et cher. Parfois le gibier est très abondant. Dans les auberges et chez les restaurateurs on trouve des mets divers, appropriés au goût des différents consommateurs, espagnols, français, italiens, etc.

     C'est un curieux spectacle de voir les Montoneros et les Gauchos parcourant la ville au galop, pour débiter leurs denrées, telles que du lait, des oeufs, du fruit, etc. Ils apportent le lait dans des vases d'étain ou de terre, assujettis dans des paniers attachés à la selle par des bandes de cuir. Au reste, les Buenos-Ayriens, peuple naturellement indolent, sont en général fort indifférents sur la qualité des productions de leur pays et ne cherchent pas à l'améliorer. Il leur suffit qu'ils puissent les vendre; ainsi que leurs chevaux qui sont à si bon marché qu'on peut se procurer un bon cheval de selle pour 3 ou 4 piastres au plus; ils sont d'une nature presqu'indomptable, et, sans les mors redoutables dont on se sert, il serait impossible de les monter.

     Les rues de Buenos-Ayres sont étroites et fort sales. Les bas-côtés ont si peu de largeur qu'à peine deux personnes peuvent-elles y passer de front, et cet espace si resserré est souvent interrompu par des étalages de marchandises en avant des boutiques. Les habitants jettent toutes leurs saletés au milieu de la rue qui devient un réceptacle d'ordures abominables. Les rues sont fréquemment obstruées par des fondrières ou d'énormes amas de boue (pantanas) occasionnés par le séjour des eaux à la suite de pluies abondantes sur une terre molle et argileuse. C'est à raison de ces pantanas que les roues de toutes les voitures sont d'une si grande dimension: les nôtres disparaitraient bientôt dans ces espèces de gouffres. Ces voitures sont ordinairement traînées par des boeufs attelés sur 2 de front et les traits ayant 30 ou 40 pieds de longueur, leur permettant de se mouvoir facilement au milieu du bourbier et de gagner le bord opposé où toutes leurs forces peuvent se déployer pour dégager le chariot.

     La population de Buenos-Ayres est évaluée à 100.000 âmes, dont un quart environ se compose de nègres. Les régiments d'infanterie sont entièrement formés de noirs et bien disciplinés. Ils sont commandés par des officiers blancs et se sont toujours conduits avec bravoure. Le grand nombre et l'éclat des uniformes, la variété de costumes des négociants de nations différentes, des étrangers, des marins, officiers et matelots, l'habillement sombre des ecclésiastiques et des moines, les vêtements singuliers et de couleurs variées des naturels, la riche parure des dames, la quantité de mendiants déguenillés, les étranges figures des Montoneros et des Gauchos, toujours à cheval et toujours galopant, des voitures d'une construction grossière avec leurs roues gigantesques, le bruit tumultueux de cette multitude mêlé aux sons assourdissants des cloches des églises forment un spectacle et une confusion qu'il est impossible de dépeindre.

     Buenos Ayres est le séjour le plus désagréable du monde, surtout en été. D'immenses nuages de poussière obscurcissent continuellement l'atmosphère. Elle est d'une telle ténuité qu'elle pénètre à travers les plus petites ouvertures; elle s'insinue dans les yeux et les oreilles, noircit la figure et les vêtements et donne à tout ce qu´elle recouvre un aspect bronzé. Enfin on peut affirmer sans exagération qu'en lisant un livre, il est souvent nécessaire de faire disparaître cette poussière du feuillet que l'on veut tourner. C'est à sa quantité et à sa pernicieuse qualité que l'on attribue les nombreuses cécités qui affligent les habitants de Buenos Ayres, sa malignité étant encore augmentée par la présence du salpêtre dont le sol est abondamment imprégné. Cette sale incommodité à laquelle, malgré les plus grandes précautions, il n'est pas possible d'échapper complétement, et la malpropreté générale engendrant de nombreux ennemis domestiques. Les rats, les limaçons, les araignées, les puces, les punaises, les moustiques, les fourmis, les escarbots, les vampires infestent par myriades les habitations du riche comme du pauvre. Il n'y a pas moyen de les purger de ces hôtes importuns et destructeurs. (On est parvenu à la vérité à se garantir des moustiques). Pendant les chaleurs, on ne peut jouir que d'un sommeil léger et fréquemment interrompu, comme celui d'un malade en proie à la fièvre. En hiver, l'humidité cause un abattement complet, et elle est telle que le sucre et le sel sont en quelque sorte en état de liquéfaction. La famille se réunit alors pêle-mêle autour d'un brasier de charbon, contenu dans un petit vase (brasero) placé au milieu de l'appartement. Lorsqu'on allume le charbon, ou que l'on garnit de nouveau le brasier, cette opération se fait toujours hors de la chambre jusqu'à l'entier dégagement du gaz acide carbonique.

     Quelques-uns des principaux citoyens de Buenos-Ayres meublent leurs maisons à grands frais, mais sans goût et sans ajouter beaucoup à la commodité. Ils posent un brillant tapis de Bruxelles sur un carreau en briques, suspendent à une poudre un lustre en cristal, et placent contre un mur humide et blanchi à la chaux les meubles les plus riches et les plus élégants.

      On vante généralement la beauté des femmes; elles sont polies, gracieuses, sans affectation; on voit qu'elles cherchent à plaire et elles y réussissent par un naturel charmant, pleines d'attentions pour les étrangers. Quelques écrivains faméliques ont osé attribuer cette bienveillance à des sentiments plus tendres; on pourrait alléguer en preuve du contraire que plusieurs négociants estimables, et même quelques résidents des puissances étrangères, se sont mariés à Buenos-Ayres et n'ont eu qu'à se louer de la conduite de leurs femmes. Les réunions du soir (tertulias) sont fort agréables; la conversation, la danse, la musique les animent. Dans le jour, les dames ne sortent presque jamais que pour aller à l'église; le soir, elles se rendent à la promenade; les boutiques sont éclairées de la manière la plus brillante, et c'est alors qu'elles font leurs emplètes. Elles aiment beaucoup les fleurs, elles en ornent leur belle chevelure noire qu'elles relèvent avec des peignes magnifiques d'une grandeur extraordinaire. L'usage général est d'offrir une fleur aux personnes qui viennent en visite. Enfin l'éventail est pour elles un petit meuble indispensable dont elles se servent avec une adresse toute particulière.

      La population créole de Buenos Ayres, en grande partie originaire d 'Andalousie, se distingue par sa vivacité et son esprit. Les hommes qui ont reçu quelque éducation sont fins, aimables et empreints d'une légère teinte de bigotisme religieux ou politique. On les accuse de paresse et d'inactivité, mais à quoi bon, disent-ils, se consumer en vains efforts dans un pays où l'on obtient à peu de frais tous les moyens de subsistance, et où les besoins artificiels sont extrêmement circonscrits. Ils s'habillent à l'européenne, portent d'épaisses moustaches et entrent presque tous dans l'armée. Hautains, fanfarons, excellents cavaliers, ils sont d'une rare intrépidité, s'occupent avec prédilection de nouvelles et de discussions politiques, fréquentent les théâtres, les cafés, les lieux publics, négligent la société des dames et passent presque tout leur temps au jeu.

     On peut attribuer en grande partie l'orgueil et la vanité des Buenos-Ayriens aux nombreux succès qu'ils ont obtenus. Aucune des républiques de l'Amérique méridionale n'a contribué davantage au renversement de la domination espagnole, et les défaites successives et répétées des Brésiliens, et des Anglais, sont des faits memorables qui honorent leur liberté naissante. Cependant cette fierté a reçu récemment un notable échec. La ville avait été réduite à l'extrémité par un long siège et elle était au moment de tomber au pouvoir des Montoneros, lorsqu'il s'éleva entre le gouvernement et M. Mendeville, consul français, une vive contestation à la suite de laquelle ce dernier fut renvoyé brutalement: un tel affront ne pouvait rester sans vengeance et l'escadre française attaqua, brûla ou captura toute la flotte républicaine. L'amiral français fit ensuite des propositions d'accommodement auxquelles le général Alvéar, ministre de la guerre, répondit avec emphase: « Nous avons chassé les vieux espagnols, nous avons vaincu les Anglais, nous ne craignons pas le résultat d'une guerre avec la France. »

     Cependant on jugea bientôt plus sage de ne pas porter plus loin cette fanfaronnade. De mutuelles concessions furent consenties. M. Mendeville fut réinstallé dans ses fonctions et l'amiral français rendit les bâtiments dont il s'était emparé.

     La jeunesse de Buenos-Ayres qui, par choix ou par nécessité, est presque toute militaire a été cruellement décimée dans les différentes guerres qui ont ravagé le pays depuis l'expulsion des Espagnols. C'est une des plus grandes calamités qu'ont entraînées à leur suite les dissensions civiles; elle a retardé, dans la république de la Plata, les progrès de la population et apporté un long retard à de nombreuses améliorations. Dans la dernière révolution, le sang a coulé à grands flots et ily a peu de familles qui n'aient eu à pleurer sur les pertes les plus douloureuses.

     Les Montoneros habitent les environs de Buenos Ayres. Ils sont cultivateurs et élèvent des bestiaux pour la consommation de la ville où ils vendent leurs denrées. C'est aussi par leur entremise que se débitent celles des gauchos et des Indiens. Le bois étant fort rare, ils ont adopté l'usage de planter sur les hauteurs et sur les longues arêtes des collines une immense quantité de pêchers qui servent principalement au chauffage. On les coupe tous les cinq ans. Les Montoneros forment une classe intermédiaire entre les Portenos (habitants des villes) et les Gauchos qui errent dans les Pampas.

     Dans la dernière guerre civile, on a donné ce nom qui inspirait l'effroi à toutes ces hordes nombreuses que la soif du sang ou l'esprit de pillage conduisaient au siège de Buenos-Ayres. Intrépides, vigoureux, ils forment une excellente cavalerie, mais ils traitent leurs ennemis avec une atroce cruauté et commettent des actes de barbarie avec autant de sang froid que s'ils égorgeaient leurs boeufs. L'habitude qu'ils ont contractée depuis leur première jeunesse de tuer ces animaux semble accroître leur férocité naturelle et les rendre plus impitoyables. Un seul fait dont M. Haigh a été le triste témoin suffira pour justifier cette assertion. A une lieue au-dessous de Buenos-Ayres, le Rio de la Plata reçoit une petite rivière assez profonde pour que les petits bâtiments de la marine militaire y jettent l'ancre. C'est le seul endroit où l'on puisse les visiter et les réparer. Des officiers charger se surveiller ces réparations craignant que quelques partisans ne s'emparassent des navires qui étaient en radoub ou n'y missent le feu descendirent à terre avec plusieurs matelots et ouvriers pour chercher les moyens de les garantir contre toute attaque. Se croyant en pleine sûreté à cause d'un brouillard impénétrable qui couvrait la campagne, ils avaient à peine déposé leurs armes qu'une bande de Montoneros fondit subitement sur eux et, après les avoir massacrés avec des raffinements d'une incroyable cruauté exerça sur leurs cadavres les plus horribles mutilations."

(tiré de « Nouvelles annales des voyages- Volume 50- Bertrand, 1831.
Voyage à Buenos-Ayres et dans les Pampas, par Samuel HAIGH (Sketches of Buenos-Ayres and Chili, London, 1829)

 

 

                                                                                                 PAMPAS

 

          "Il n'y a pas de pays au monde qui présente une surface aussi unie que la plaine immense qui s'étend depuis le fleuve de la Plata jusqu'à la Cordillère des Andes. C'est à la partie la plus basse de cette plaine qu'on a donné le nom de Pampas; elle a 1500 milles du nord au sud sur 500 milles de largeur et forme un grand trapèze irrégulier de 100000 milles carrés. A peine trouve-t-on sur tout ce vaste espace un arbre, un arbuste ou même une plante qui ait une année d'existence; on n'y voit ni colline ni monticule, et les ondulations du terrain sont si légères qu'on ne peut presque pas s'en apercevoir.

     Des ouragans dévastateurs appelés pamperos soufflent avec un fracas épouvantable sur cette contrée sans défense et vont ensuite fondre avec une furie irrésistible sur le large canal de la Plata. Un riche terreau noir, sans mélange de pierre, de gravier ou de sable recouvre le sol. Au-dessus règne une couche d'argile, puis une couche de sable après laquelle on trouve l'eau. Partout la terre est couverte avec profusion d'herbes substantielles qui fournissent au bétail une pâture inépuisable. Quelques observateurs prétendent qu'on pourrait défricher les Pampas avec succès, et qu'un seul trait de charrue, sans aucune préparation de culture, y ferait croître les récoltes les plus riches. A certaines époques de l'année, lorsque les herbes se flétrissent, d'énormes chardons de 10 ou 12 pieds de hauteur sortent en quelque sorte subitement de terre et forment une barrière épaisse et impénétrable qui arrête la marche des voyageurs. La soudaine croissance de ces plantes est un phénomène d'une nature fort extraordinaire.

     On voit encore sur les pampas des daims, des autruches, des pumas, des jaguars, des chiens sauvages; mais ce qui fait la principale richesse du pays, ce sont d'innombrables troupeaux de bêtes à cornes, de chevaux, de mulets et de moutons qui y trouvent une nourriture abondante. On rencontre souvent ces animaux par milliers et on présume que 2 ou 3 millions de boeufs et 3 ou 4 millions de chevaux parcourent en liberté ces savanes sans bornes.

     La balance des objets d'exportation et d'importation est à peu près égale. Les premiers consistent en peaux, suifs, boeuf battu et séché, laine de mouton, de guanaco et de vigogne, en peaux de pumas, de jaguars, de chiens sauvages, en cornes, en crins et en matté ou herbe du Paraguay. Les Etats Unis portent à Buenos-Ayres des cordages, de la poix, du goudron, du poisson, des meubles, du riz, du beurre, de la bougie, de la bière, de l'eau-de-vie de grains, des planches, des bois de construction, etc.

     Le commerce intérieur avec le Chili et le Pérou se compose de marchandises étrangères, de mulets et de maté contre des métaux précieux. On achète les mulets à l'âge de deux ans dans les Pampas, et on les conduit par milliers d'abord à Cordova où ils hivernent. De là on les dirige sur Salta où ils passent un second hiver, et comme ils ont atteint alors toute leur croissance, on les mène à Lima pour les vendre. Tous les transports dans les pays hauts se font à dos de mulets, mais dans les Pampas on préfère des chariots attelés de six paires de boeufs. Ces chariots sont forts grands, d'une construction grossière, sans la moindre ferrure et couverts en chaume ou en peaux. Toujours au nombre de trente ou quarante, ils s'arrêtent le soir, et on dételle les boeufs pour qu'ils puissent paître pendant la nuit. La charge de chaque chariot est d'environ quatre milliers pesant, et il parcourt la route de Buenos-Ayres à Mendoza ou Tucuman, à peu près 900 milles, en trente jours.

     Il n'existe pas un être plus indépendant, plus franchement libre que le Gaucho. Ces gens occupent des fermes toutes en pâturages (estancias) dont quelques-unes ont plusieurs milles d'étendue. Leurs habitations qui ne valent pas mieux que les wigwams des Indiens, sont construites en terre et couvertes en chaume. Ils n'ont pas d'autre mobilier que des têtes et des carcasses de chevaux qui leur servent de sièges et ils fichent dans les murs des os des divers animaux pour y suspendre leurs brides, leurs éperons, leurs lassos, etc.

     Un poncho d'étoffe de laine entremêlé de différentes couleurs et fabriqué par les femmes lui sert de manteau. Ce vêtement a la forme et la grandeur d'une couverture de lit et une fente au milieu pour laisser passer la tête. C'est avec le poncho qui lui permet le libre usage de ses bras que le Gaucho se garantit du vent et de la pluie. Tantôt il le jette sur l'épaule, tantôt il l'attache autour de ses reins, etn toujours pendant la nuit il l'emploie comme couverture. Il a les pieds nus, mais une peau de cheval lui couvre les jambes. Ses éperons ornés de molettes énormes et garnies de pointes très aigües, sont en or ou en argent, et un chapeau de paille lui couvre la tête. Sa selle, appelée « Recado »consiste en un simple morceau de bois revêtu d'un cuir avec une couverture de laine grossière et une peau de mouton. Il ne la serre pas avec une boucle, la sangle étant formée de petites bandes de peau attachées à un anneau de fer ou de bois qui se lie par une courroienà un autre petit anneau fixé à la selle. Les étriers sont en bois ou en argent. Lorsqu'ils sont en bois, ils n'ont que la largeur nécessaire pour y placer le gros orteil. Les étriers en argent sont plus larges et plus commodes. Le mors qui a beaucoup de ressemblance avec celui dont se servent les Mamalucks se joint à un anneau de fer qui fait l'office d'une mentonnière. La couverture de la selle sert de lit au Gaucho qui se couche partout où la nuit le surprend. "

 

- Samuel Haigh: Sketches of Buenos-Ayres and Chili, London, 1829. 

 

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1831: Naissance de Fanny Roux, la fille aînée

 

          Le 19 septembre 1835 marque le début des actions armées de la Révolution Farroupilha, dans l'Etat de Rio Grande so Sul : les troupes farroupilhas envahissent Porto Alegre, contraignant le président Braga à la fuite.

Source Wikipedia - Guerre des Farrapos -par Coyau

 

"La République était appuyée par la propagande que lui faisaient les sociétés secrètes organisées par la franc-maçonnerie. Le franc-maçon Francisco Xavier Pereire fut envoyé par la Loge du Grand Orient de la ville de Rio de Janeiro pour organiser les loges maçonniques. Pour échapper au contrôle des autorités, elles fonctionnaient comme des sociétés littèraires, la principale d'entre elles étant Filantropia et Liberdade. Dans d'autres villes gauchas -Rio Pardo, Pelotas, Rio Grande et Jaguarao-elles avaient pour nom Sociedade Defensora de Liberdade e Independência Nacional. L'influence de la franc-maçonnerie était très forte à travers des journaux tels que Continentino, des représentations théâtrales, des débats publics propageant les idées républicaines, fédéralistes et de résistance au pouvoir central de Rio."

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                                           Diario de Rio de Janeiro du 6 décembre 1836

 

           Entré à Rio de Janeiro le 4 décembre 1836, le paquebot anglais "Spider" venant de Rio da Prata, en 14 jours, Commandant O'Reilly.

           Passagers : l'américain J.H. Brewer.

                                les français : Roux/ Deguet/ Pietre/ Nicolas.

 


1836: Jean Baptiste Roux, son épouse et leur fille Fanny s'installent à Santo Antonio de Triunfo, dans le Rio Grande do Sul, Brésil, sur des terres appartenant à la famille Leao (propriètaires de plusieurs charqueadas).

 

              (Charqueada de número 8 – de Chico Leão



 
Francisco Leão, irmão do Cel. Manoel Leão, o qual também foi vítima da emboscada de 18/09/1839, na qual morreram várias outras pessoas.
Este estabelecimento saladeiril é a terceira charqueada que pertenceu a família Leão e que se localizava depois da vila Santo Antônio, no terreno hoje do grupo Gerdau. Jocelim Araújo (Joça) afirma que atrás da Gerdau havia um túnel, perto do rio Jacuí. O casal Araújo (Jocelim e Elizete) tinham um avô paterno – José Bento de Araújo que trabalhou nas charqueadas.

 

 Dans la presse locale, on salue le courage de ce Français qui, au début de la révolution, vient de Buenos-Ayres s'installer avec femme et enfant malgré les troubles.


11 septembre 1836:  Antonio e Souza Netto déclare l'indépendance de la République de Piratini, avec Bento Gonçalves comme Président.

C'est le début de la Révolution Farroupilha.


Bento Gonçalves arrêté et emprisonné jusqu'à ce qu'il s'échappe en 1837.


1er août 1837: Naissance d'Amélie à Santo Antonio.


Jean Baptiste Roux arrêté pour ses idées républicaines fait de la prison à Porto Alegre. (durée de l'emprisonnement non connue) - Libéré le 17 décembre 1840. 

Porto Alegre, à l'époque, compte environ 13500 habitants dont 1/3 d'esclaves. Les conditions sanitaires sont mauvaises. Peu de rues possèdent un éclairage public.


18 octobre 1838: Lettre du Sr Ministro Almeida à Joao Baptista Roux  (CV 8051) voir CV-8056 annexo 11, ANAIS AHRS283


10 août 1839: Lettre de Jean Baptiste Roux  (de RIO PARDO) (CV-8052) à Domingos José de Almeida, Villa de Caçapava (Carimbo) Cachoeira.


10 août 1839: 2de lettre de JBR à Ministro da Fazenda (CV-8053)

 


     ( Remarque: Giuseppe Garibaldi rejoint les rebelles en 1839)

Fanny Baethgen (née Roux) rapporte dans ses Mémoires que son père Jean-Baptiste a rencontré, à plusieurs reprises Giuseppe Garibaldi.

 


12 novembre 1839: Lettre de JBR (de RIO PARDO) à Domingos José de Almeida (CV- 8054)


12 novembre 1839: 2de lettre de JBR à Domingos José de Almeida (CV-8055)


15 février 1840: Lettre de JBR (de RIO PARDO) à Domingos José de Almeida (CV- 8056)


10 avril 1840: Lettre de JBR à Domingos Jozé de Almeida, ministro das Fazendas (CV-8058). JBR est alors à RIO PARDO, RGS.

Illmo. Exmo. Siñor Ministro da Fazenda. Domingos Jozé de Almeida.
Exmo. Señor participo a V. Exia. que se aprezentou o señor
Jozé Antonio
Jaques
com huma ordem de V. Exia. a onde V. Exia. me dizia que de las 184$960 que me mandou dar da Dona Maria da Fontoura Corte real 76$800 da ditta
286Os segredos do Jarau: documentos sobre a Revolução Farroupilha – Anais AHRS
Señora cento y oitenta mil cento secenta reis do señor Tenente Coronel de Morais me costa à participarlo que con la misma ordem do Señor Jacques me aprezentei à
Dona
Maria Corte Real pagou la quantia que V. Exia. pedio en sua ordem e el señor Tenente Coronel deMorais no quer pagarlo que lê corresponde por este determinei à entregar o Señor José Antônio Jaques la quantia que tenho recebida da Senhora Dona Maria da Funtura Corte Real como V. Exia. vera por lo recibo que juntamente le mando por primeira e segunda via conforme à sua ordem à respeito de 30 alqueires de farinha que V. Exia. me pedia no existe deste genero no Rio
Pardo
esta se vendendo a seis pataque o alqueire.
Deus guarde à V. Exa. muitos annos.
Rio Pardo, 10 d ́abril 1840.
[a]
João Baptista Roux.
[Anotado na margem superior] Respondido a 21 –

– [Anotado no verso] S. D. R. 

 


En 1840, l'amnistie est offerte aux rebelles qu'ils ont refusée.

 

Dans le Diario de Rio de Janeiro, on lit que Joao Baptista Roux est sorti de prison de Porto Alegre le 17 décembre 1840.

(Renseignement qui m'a été communiqué par Marie-Thérèse MEISSEL le 28 juin 2015.)

 


En 1840, JBR s'associe à Marcos Pradel, Vice Consul de France à Porto Alegre


JBR effectue plusieurs voyages RIo Grande do Sul, Rio de Janeiro, Europe (Marseille) entre 1840 et 1845/46


1845 JBR habite à Jaguarao (environ 6 mois): Exportation de cuirs, laines, etc.


                                                                                       Naissance d'Eugénie à Jaguarao.


1845/46: Jean-Baptiste Roux vend ses biens, avec l'idée de rentrer en France, et toute la famille déménage à Rio Grande où le Docteur et Madame Gassier ont loué une maison pour les Roux.


A Rio Grande, JBR va tous les jours chez un nommé Nicolaï, où se retrouvent les Français. (Nicolaï Dreys ?)


Rencontre d'Eugêne Salgues, commerçant Français venu d'Uruguay (C'est l'époque de Rosas)

Création de la Société (Firma) Salgues et Roux qui loue, pour environ 5 ans, une charqueada à Pelotas. (Cascalho - de Antiqueira)

                                                                           

                                                                       ............................................................................... 

                                                                         Qu'est-ce qu'une " Charqueada" ?

  Fut un temps où nourrir des esclaves ne coûtait rien à "leurs maîtres" puisqu'ils leur octroyaient quelques parcelles de terrains où ils cultivaient de quoi subvenir à leurs besoins. Ensuite, l'esclavage pénétrant de plus en plus profondèment à l'intérieur du Brésil, il fallut nourrir, à moindre coût les esclaves ; d'où l'essor, dans le sud du Rio Grande do Sul, de la production du produit miracle: "le charque". En effet, ce qui avait le plus de valeur, dans un boeuf, c'était la peau, la graisse, les cornes ... la viande, quant à elle, ne valait pratiquement rien, étant en surabondance. Des Basques, semble-t-il avait inventé le "charque" en appliquant à la viande de boeuf ce qu'ils savaient faire pour la morue afin qu'elle se conserve et puissent voyager dans les pays lointains et chauds.

  Une "charqueada" désignait une unité de production de "charque". Cela nécessitait: du terrain jouxtant une voie navigable (arroio), un site propice au rassemblement de dizaines de milliers de bovins amenés par troupeaux des estâncias. Pelotas, au début du XIXème siècle, comptait une quarantaine de "Charqueadas", les unes à côté des autres, véritable machine à "traiter" des centaines de milliers de bêtes.

  Chacune de ces charqueadas (voir sur le plan, en ce qui concerne celle louée par Roux et Salgues, celle de Domingos de Antiqueira), consistait en une bande de terrain en pente douce plus ou moins rectangulaire, d'environ soixante hectares. Le côté supérieur du rectangle longeait le "Logradouro Publico", grand espace de rassemblement où arrivaient les troupeaux. Dans la partie haute du terrain était la maison des maîtres.. Plus bas ,sur le côté, les bâtiments où logeaient les esclaves (et, dans le cas "pionnier" de la firme Roux & Salgues, les Uruguayens, Correntinos(?)  et Basques , "main d'oeuvre libre". (En fait, ces Basques étaient des gens à qui on avait avancé le prix du voyage France-Brésil et qui remboursaient leur dette en travaillant.). A l'autre bout du rectangle était l'arroio. De haut en bas on avait les aires d'abattage, de dépeçage, d'extraction des graisses, de traitement des cuirs, de la viande, des cornes. A proximité du poste d'embarquement, les monceaux de charque prêts à être chargés pour Rio de Janeiro, via le "Lagoa dos patos", mer intérieure communiquant, à Rio Grande, avec l'océan Atlantique.

 

(Le lien ci-dessous dpnne accès au site d'une charqueada de Pelotas contemporaine)

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                                                                                  à voir :  les merveilleuses illustrations de tous les postes de travail rencontrés dans une charqueada, par le grand artiste  brésilien Danubio Gonçalves (85 ans).  La mosaïque sur le Mercado Publico de Porto Alegre " Memorial da Epopeia Rio-Grandense Missioneira e Farroupilha."

 

 

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F. Denis :

"...Si le spectacle que présente une de ces vastes estancias, qui souvent n'ont pas moins de trente lieues d'étendue, ramène involontairement à ces temps primitifs où les troupeaux étaient toute la richesse des hommes, il n'en est pas de même de ces charqueadas, qui attestent les besoins sans cesse renaissants de notre industrie. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les immenses cargaisons de cuirs et de cornes qui nous arrivent annuellement du Brésil méridional pour se faire une idée des scènes effroyables que présentent de semblables établissements. Pendant plusieurs mois, ce sont de véritables abattoirs en permanence, mais non pas des abattoirs où, comme dans nos grandes villes, tout a été calculé pour la salubrité publique. Dans la plupart des charqueadas tous les sens sont offensés à la fois. Le pays d'alentour est empesté par les débris d'animaux qu'on abandonne aux chiens sauvages et aux oiseaux de proie ; et on a toujours considéré comme une preuve évidente de la salubrité du climat le peu de maladies dangereuses que développent de tels foyers d'infection.

Le nombre infini de cuirs de bœufs qui proviennent des estancias ou des charqueadas, et que l'on désigne dans le commerce sous le nom de cuirs légers. Ces immenses cargaisons qui approvisionnent nos tanneries s'embarquent encore (1837) à Rio Grande dans l'ancienne
capitale ; et c'est à ce genre de commerce que cette ville dot toute sa richesse et sa prospérité croissante. Du reste, rien n'est plus triste, rien n'offre un aspect plus désolé que cette ville et ses environs. Un voyageur moderne l'a fort bien caractérisée en disant qu'on n'y voyait que des sables et que l'on n'y respirait que du sable.

La ville de Rio Grande, désignée également sous le nom de Villa de San Pedro, est à soixante lieues de la nouvelle capitale, et elle a été bâtie à trois lieues du fleuve qui lui donne son nom. Il l'a divisé en deux cités, l'une s'appelant du nom de Jozé, l'autre conservant celui de Pedro ou do Sul. Ces deux villes sont exposées au même inconvénient : le moindre vent y soulève des sables mobiles ; et lorsqu'un pampero un peu violent vient à souffler, on voit quelquefois les maisons basses ensevelies sous ces espèces d'avalanches.

Les deux villes réunies n'offrent guère qu'une population de six mille âmes ; cette population est dans l'opulence, et cependant le dernier voyageur qui l'a visitée ne fait pas un tableau fort attrayant des plaisirs qu'elle peut goûter. Selon lui, l'appât du gain, une déportation, ou quelque intérêt puissant, peuvent seuls engager à vivre à Rio Grande. Néanmoins, grâce à l'esprit d'association qui distingue les négociants, les plus grands travaux sont courageusement entrepris, et les inconvénients que présente une situation si peu agréable ont été puissamment modifiés : on a construit des quais, des canaux ont été ouverts, une douane spacieuse reçoit les marchandises nationales et étrangères, un théâtre s'est élevé. D'autres édifices d'utilité publique sont en construction (1837) ; et pour accomplir ces grands travaux, on n'a eu que les fonds donnés par les négociants de la ville. Une autre cause de la prospérité future, et celle-là ne saurait guère faillir, est l'emploi que l'on commence à faire, à San Pedro, de ces navires à vapeur qui doivent établir des communications si rapides entre les divers établissements formés sur les bords du Rio Grande. Ce fleuve qui prend naissance devant Porto Alegre, et qui a pour sources les cinq rivières dont la disposition bizarre avait imposé son nom à la ville qui fut un instant capitale de la province, ce fleuve, dis-je, est d'un navigation facile, et se jette dans ce grand lac dos Patos que l'on a surnommé, à juste raison, dans le pays, o Mar pequeno, la petite mer. Nous ne rappelons pas ici ce que nous avons déjà dit sur cette espèce de Méditerranée dont la navigation peut être un jour d'un si haut intérêt. En quelques endroits, ses bords, couverts de forêts, sont admirables ; et c'est une tribu indienne, aujourd'hui civilisée, qui se charge de ce cabotage et même du transport des voyageurs . (Coroados, Goynazes)"

                                                                       °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

     En, 1845, le 21 novembre, débarquent à Porto Alegre l'Empereur D. Pedro II, âgé de 20 ans, et l' Impératrice Thereza Christina. Ils sont reçus par le président de la Province, le Baron de Caxias (Luis Alves de Lima e Silva), les plus hautes autorités civiles et militaires, les grands propriètaires, commerçants, la bourgeoisie.

     En 1846, un an après la fin de la Révolution Farroupilha, le Gouvernement impérial crée une "Inspetoria de Praticagem da Barra", qui guide les navires à l'entrée du port, grâce à des pavillons le jour et des feux la nuit.. Cependant la profondeur maximum du chenal est de deux mètres et l'endroit restera un cimetière à bateaux et un obstacle à l'accroissement du trafic à destination de Porto Alegre, ce problème persistant jusqu'en 1906.

     A Porto Alegre, la même année, on rase les fortifications entourant la péninsule, ce qui permettra à la ville de s'agrandir.

     Cette même année débute la construction du pont du Riacho, en pierres, pour remplacer le vieux pont de bois. Il sera achevé en 1854.

 

 

Le 18 juillet 1847, meurt de pleurésie le général Bento Gonçalves da Silva qui avait été le premier président de la République Rio-Grandense. A la fin du conflit Farroupilha, pauvre et malade, Bento Gonçalves avait repris ses activités d'éleveur sans s'intéresser à la politique. Il laissait une veuve, Caetana Garcia, et huit enfants.

 

 

Diario do Rio de Janeiro du 25 février 1850 N° 8336 anno 29. 

    "Nous continuons la liste des lettres ouvertes par l'administration du courrier, conformément à l'article 143 et 146 du réglement du 27 septembre 1849 :

- Une lettre de la Veuve Pegels pour Roux à Pelotas."

 

O Riograndense - Alfandega do Rio Grande - le 28 février 1850 :

  "Pela Inspectoria da Alfandega desta cidade, se faz publico que, no dia 2 do futuro mez de março, ao meio dia, na porto da mesma alfandega, se hao de arrematar 200 caixas com massas, vindas de Marcelha no brigue francez "Allah Kerim", com avaria geral, verificada em conformidade do art. 263 S4° do regulamento, e em virtude do decreto n° 550 de 5 de Fevreiro 1850. E para constar se mandou lavrar o presente para ser afixado nos lugares do costume e publicar pela impresa.

                                                  Antonio de Sa Brito."

 

 

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Anno VI - Sabbado 2 de Março de 1850 - N° 582.  "O RIO-GRANDENSE." 

 

 

                                                                              °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 

1850 : dans le Diario de Rio de Janeiro, on trouve un voyage de Jean-Baptiste Roux pour Rio de Janeiro, à bord du "Todos os Santos" . 

Diario do Rio de Janeiro n°8457 segunda feira, 29 juillet 1850 : Jean-Baptiste Roux a quitté Rio de Janeiro le 27 juillet 1850 pour Rio Grande do Sul, via Santa Catharina (6 jours 1h + 3 jours 2h)

      (information qui m'a été communiquée par Marie-Thérèse MEISSEL le 28 juin 2015).

Il est reparti de Rio de Janeiro à bord du "Todos os Santos" avec sa fille Amélie (à cause de l'épidémie de fièvre jaune à Rio) ; départ le 10 août 1850.

(Diario de Rio de Janeiro anno XXIX n°8469 Segunda feira 12 de agosto de 1850.

Le "Todos os Santos" a quitté Rio de Janeiro le 17 octobre 1850 au soir.

                                                                                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Petite annonce : "No caminho da Villa da Cachoeira para a Villa de Rio Pardo, se ha perdido huma Letra saccada por o negociante Antonio Pereira da Silva Fortes no valor de hum conto de reis a favor de Juan Baptista Roux, a qual foi protestada no cartorio do Snr. Joao Baptista Rodrigues : quem achar ditta Letra, e a entregar ao mencionado Roux em Rio Pardo, ou nesta a Federico Schmidt, recebera boas alviceras."

                                                                                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Expediente da Secretaria da Fazenda.

 Outubre 5°

    Circular em que o Governo ordena, que os couros, que se exportarem sem Guia do Dono da marca, ou dos Commandantes de Força sendo de consumo, sejao sequestrados e vendidos em asta publica.

     Officio ao Inspector Geral do Thesouro capeando o Circular de hoje, a fim de dar-lhe o devido comprimento.

- Ao Exm. Ministro da Guerra, enviando-lhe a Circular de hoje a fim de a fazer expedir aos diversos Chefes de Policia.

 

Outubre 6°

-Ao mesmo acima rogando-lhe ordene a recepçao de algumas miudezas compradas a Joao Baptista Roux e fazel as entregar no Trem.

- Ao Inspector Geral do Thesouro ordenando-lhe a entrega de 500 pataçoes prata a Luiz Nac?  , deixando no Cofre 150 pezos, que ao mesmo se adiantou para entrar por conta de quem pertencer no emprestimo, que se esta promovendo.

- Ao Exm. Ministro da Guerra, afim de admittir no Trem, como Mestre Alfaiate a Luiz Lodoux.

- A Camara Municipal do Triunfo, enviando o Decreto de hoje, em que eleva a cathegoria de Villa a capella de Viamao com a denominaçao de Villa Setembrina, para lhe dar a divida execuçao.

                                                                                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Expediente da Secretaria da Fazenda.

Outubre 14

     Officio ao Inspector Geral do Thesoro ordenando lhe, expessa ordem à Collectoria do Municipio do Triunfo para que dos reditos da mesma embolse ao Negociante Joao Baptista Roux ou a sua ordem da quantia de 495$200, provenientes de fazendas ao mesmo compradas para fornecimento do Exercito.

- Illmo. e Exmo. - Tenho a honra de levar ao conhecimento de V. Exa., que o resultado da Commossao de que V. Exa. me encarregou he o mais satisfoserto possivel ; pois que descubri do outro lado do Arroio denominado o Velhaco, differentes minas de salitre, e em consideravel quantidade, que evitara a Republica Rio-Grandense o haver-lo do extrangeiro, o que me apresso a communicar a V. Exa. para seu conhecimento. Deos guarda V. Exa. Snr. Domingos José de Almeida, Ministro e Secretario de Estado dos Negocios do Interior, e Fasenda. - Luis Déal.

 

Outubro 26

- Ao Commandante Geral de Policia de Boqueirao ordenando-lhe haja de encaminhar e prestar o auxilio necessario a Antonio José Bonilha para carregar e conduzir com promptidao para esta as carretas que o mesmo poder carregar dod objectos aprezados na Sumaca Mineira.

- Ao Exm. Ministro da Guerra afim de o mesmo ordenar o aparte do resto de fazendas necessarias para o fardamento da Muzica, na Caza de Joao Baptista Roux, e rogando lhe haja de mandar passar novo Conhecimento ao dito Roux em consequencia do engano que contra  o mesmo houve no lançamento do pano vendodo ao Estado, que tendo tratado o Covado a 4$000 rs. se acha a jarda por aquelle preço.

 

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1851: construction d'une maison dans le centre de Pelotas, rua dos Flores, n°1.

Là, 6 mois après le déménagement et en un mois, disparaitront, du fait de la scarlatine, 3 enfants: Louis (8 ans), Eugénie (5ans), Elise (2 ans).

Là naîtront: Ernestine (15 décembre 1854), Elise, Jean.

Là se marieront: Fanny Roux avec Jean Baethgen; Amélie Roux avec Edmond Berchon Des Essarts; Adeline Roux avec Joao Manoel Fontès.

 

En 1853, s'installe à Porto Alegre le premier Atelier Photographique, au coin des rues Vigario José Inacio et General Vitorino.

 

Diario do Rio de Janeiro du 7 février 1857 : Manifeste = par le Vapeur français "Atlantis" de Marseille , importation de 20 caisses et 4 barils de liqueurs pour J. Roux.

Correio Mercantil  (Rio de Janeiro) : 12 septembre 1857 : Entré le 15 août 1857, le brick "Allah Kerim" venant de Port Vendres - Mestre Sagoles - Consignataire : Martin.

Diario do Rio de Janeiro du 23 septembre 1857 : chargé, à bord du brick français "Allah Kerim" =      1000 sacs de café à destination de Marseille.

                                       du 1er octobre 1857      : chargé,                 -id-                                      =      2140 sacs de café.

                                                                                                                                                             1 barrique de farine de manioc, à destination de Marseille.

Correio Mercantil du 4 octobre 1857 : Manifeste "Allah Kerim" le 3 octobre 1857 - 2380 sacs de café.

                                                                                                                            - 10 Couçoeiras de jacaranda.

                                                                                                                            - 1 barrique de farine de manioc.

                                                                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 Le 16 janvier 1858, le brick "Allah Kerim" faisait naufrage sur rade de Fayal, Açores.

 

                                                                 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


1860: JBR Vice-Consul de France. ( Cela est gravé sur sa pierre tombale, au cimetière des Batignolles, mais nous n'avons pas trouvé d'archives précisant les circonstances de cette nomination.)

Fanny, Amélie et Adeline "Les 3 perles de Pelotas".

 

 

 

1867: Retour en France de JBR, Eléonore, Ernestine, Elise, Jean, Joaquina mulâtresse. (18 rue Brochant, 2ème étage. de 1867 à 1869) puis 8, Place des Batignolles, 1er à droite.

 

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1869: Arrivée d'Adeline Fontès (abandonnée par son mari), sa fille Eléonore et son fils Alfred. Ernestine, Elise et Adeline en pension, 39 avenue de Saint Ouen chez les Dames Religieuses du Sacré Coeur de Coutances.

 

 

en 1874: Mariage de Ernestine avec Ernest Gesbert, pharmacien à Damville (Eure), à Paris, 8 place des Batignolles.

Elise (née en 1845 à Pelotas) est mariée à Jules Alfred Guimond (né à Lagny, 77 le 3 décembre 1855).

Eleonore (Fontès) mariée avec Mr Laporte, notaire à Ouzouer-le-Marché. Adeline habitait avec eux puis est revenue habiter avec sa mère.


1878: 1ère communion de Jean Roux au Collège Albert Le Grand. (Dominicains)

 

D'un négatif sur plaque de verre avec couche de gélatine (en très mauvais état), le Dr. Fernand Roland, cousin par alliance, a réussi à faire un tirage où les personnages sont identifiables, en particulier, à gauche, Jean-Baptiste Roux, au centre, assis devant Eléonore, jeune garçon, Jean Roux. A droite, le jeune garçon debout, Alfred Fontès.

Je remercie Fernand Roland pour avoir fait ce beau travail de restauration, ainsi que pour les documents concernant Jean Roux qu'il m'a communiqués.

(à suivre).

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2 avril 1880: Décès de Jean Baptiste Roux  (Hémorragie cérébrale, 2 accidents auparavant)

 

           

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                                                                Sépulture de Jean-Baptiste Roux au cimetière des Batignolles

 

 

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                                                           Sixième Division - 1ère Ligne - Numéro 29 - Avenue Circulaire

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    15 mai 1880: Roux Jean-Baptiste, 17 ème arr.


    13 décembre 1886: Guimond Suzanne, 17ème arr. 

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    13 février 1888. Delaunay Eléonore Françoise, veuve Roux, 17ème arr. 

        Taxe de réunion perçue le 20 avril 1910
        Ces trois corps ont été réunis dans la même case

 

    12 janvier 1910. Guimond André Paul Jules

        20 avril 1910. GUIMOND Venant de Damville, Eure ............................................................................................................................................................

          8 mai 1918. Roux Adeline Cécile, Veuve Fontès, 15ème Arr.

...........................................................................................................................................................

   17 février 1942.  Guimond Renée , 17ème arr.

...........................................................................................................................................................

  25 février 1947 Guimond née Roux Elisa 17ème arr.

...........................................................................................................................................................

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11 février 1888: Décès d'Eléonore Roux (née Delaunay), 49 rue Lemercier.

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Jean Roux étudiant en médecine. Il vit alors quelque temps avec sa soeur Adeline Fontès puis loue un petit logement d'étudiant au Quartier Latin, 7 rue Corneille, aux Galeries de l'Odéon, au 6ème étage, dans la maison du fond.

Thèse de doctorat en Juillet 1891.

Loue 141, rue de Rome


Mariage de Jean Roux le 18 juin 1892. 

 

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Correspondance de Jean-Baptiste Roux avec le ministre Domingos José de Almeida du gouvernement révolutionnaire:

 (à voir dans: Os segredos do Jarau: documentos sobre a Revolução Farroupilha – Anais AHRS287)

 

 

-CV- 8051  S.Exc. O Sr.Ministro ALMEIDA  - Joao Baptista ROUX 

18 octobre 1838

 

-3 1⁄2 Covados de Casimir à 1$920...................................................6$720

-5 dito Holanda à $320 ....................................................................1$600

-2 1⁄4 dito de panno à 5$760...........................................................12$960

-2 gorros à 1$280............................................................................2$560

-1 1⁄2 vara de Gazilla à $640............................................................1$280

-3 lenços de seda............................................................................7$160

-6 pares de meia.............................................................................2$400

-1 1/3 vara de fita............................................................................1$280

-3 1⁄2 dita transirai...........................................................................2$080

-1/3 Casimira..................................................................................0$640

-1/3 Dita.........................................................................................0$640

-2 1⁄2 vara trensilia..........................................................................0$960

-29 vara algodao sufestado(?) à 640................................................18$560

-65 patacoens em prata..................................................................62$400

-Fazenda levada a Sr.Januario BORGES -Idem a Sr.Militao..............58$080

 total=.................................................................................80$210

 

TOTAL =.....................................................................................259$530

Abato a importcia de conta de J.B.................................................-58$080

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(annoté au verso) Joao Baptista ROUX

..................................................................................................201$450 

 19 novembre 1838

  

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CV-8052


Illmo. Exmo. Siñor. Ministro da Fazenda Domingos José de Almeida.

 Exmo. Siñor hoi me incamino Por El Sittio á verme com El Siñor general in Cheffe do exercito riograndense al respeitto do Ricrimento que lê tengo dirigido para amortizar a mia conta eu Exmo. Siñor para provar á V. Exa. que Não quero fazer Espéculation sobre este assunto ofresco a V. Exa. todos los beneficios que se pode fazer en dineiro o en fazenda immediatamente y como tambem comprar el mismo gado á V. Exa. sendo gado que pode entrar ao porto alegre Dios guarde a V. Exa. muittos años.


Rio Pardo, 10 de Agosto de 1839. [a] João Baptista Roux.
[Anotado na margem superior]

Respondido a 4 de Setembro. [Anotado no verso]

Illmo. Exmo. Siñor.40 20 Ministro da FazendaDomingos José de Almeida Villa de Caçapava. [Carimbo] Cachoeira.

Estoi a su ordem por cual quera coiza que podo servir a V. Exa. – Seu [a] João Baptista Roux.


[Anotado no verso] Illmo. Exmo. Siñor.40 20 Ministro da Fazenda
Domingos José de Almeida Villa de Caçapava. [Carimbo]Cachoeira.

 

 

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CV-8053

 Rio Pardo 10 août 1839.

Hon. Sinor. Ministre des finances.

Étant de retour de mon voyage à El Sittio je suis en état de vous faire parvenir la farine de manioc. J'ai donné ordre à M. Smith de vous livrer également trois barils de farine de blé. Je suis à votre disposition pour tout ce qui pourrait être utile à votre excellence.

votre, Jean-Baptiste Roux. (annotée au verso)

Illmo. Hon. Sinor Le ministre des finances José Domingos de Almeida - Ville de Caçapava.

 

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CV-8054


Illmo. Exmo. Senhor.


Participo á V. Exa. que me fica á receber 300$000 en la Collectoria da Villa do
Rio Pardo de la ordem das farinhas vendidas o estado que importam 440$320 Suplico á V. Exa. mandarme huma ordem para que se me encontra en la Collectoria da Villa do Triunfo la quantia de 184$000 réis direitos de huma taboada que mandei para Porto Alegre.
Deos guarde a V. Exa. para sempre.

Rio Pardo, Novembro 12 de 1839.
[a]
João Baptista Roux.
[Anotado na margem superior]

Recebida e respondida a 14. [Anotado no verso] Illmo. Exmo. Siñor.
Domingos José d Almeida
Ministro da Fazenda e Justiça. Caçapava.

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CV-8055

Illmo. Exmo. Siñor Ministro Domingos Jozé de Almeida.

Exmo. Siñor. Desejo que tenha muitto Boa Saude. Juntamente lhe mando un recrimento sobre unos direitos que tenho qui pagar en la Collectoria de la Villa do Triumpho espero que V. Exa. me despachara el próprio lo mas brevé possible para remeter la ditta ordem en la Collectoria do Triumfo para locacion do Senhor Coq um allemão que vá com carretas, le mando um terçio de herva que V. Exa. á de gostar por ser herva da Palmera lê remeto tambem uno Carton que contem um Corte de vestido que a mia Senhora manda para Sua Senhora Esposa Dom Façame encargo de fazer lembrar à V. Exa. de seu assunto estoi à sua ordem por los que lê podo ser util.

Deus Guarde à V. Exa. para muittos annos. Seu Criado
[a]
João Baptista Roux. Rio Pardo, 12 de Novembro de 1839.
[Anotado na margem superior] Recebida e respondida a 14 –

[Anotado no verso] Illmo. Exmo. Sr. Dom Domingos José de Almeida. Ministro da Fazenda e da Guerra. Villa daCaçapava.

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CV-8056


Illmo. Exmo. Siñor Ministro da Fazenda.


Respondendo a lo Officio que V. Exa. me dirigio dattado de 2 de febrero por los arranjos de lescola da naçon da Dona
Manuela Louise da Silva professora de 1a Lettra participo a V. Exa. que ja entreguei los reglons que en este município se en podido achar e pronta entregarei los demais que mandei procurar en Santo amaro à linstante lhe participarei e lhe remeterei huma clareza da ditta professora.

Deos guarde à V. Exa. muitos annos. Rio Pardo, 15 de febrero 1840. [a] João Baptista Roux.
[Anotado na margem superior] Respondido a 24 –

[Anotado no verso] Illmo. Exmo. Sr. Domingos José de Almeida. Ministro da Fazenda. [Carimbo] CACHOEIRA.Caçapava

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CV-8057

Illmo. Exmo. Siñor Ministro da Fazenda. Domingos Jozé de Almeida.


Exmo. Señor participo a V. Exia. que se aprezentou o señor
Jozé Antonio Jaques com huma ordem de V. Exia. a onde V. Exia. me dizia que de las 184$960 que me mandou dar da Dona Maria da Fontoura Corte real 76$800 da ditta Señora cento y oitenta mil cento secenta reis do señor Tenente Coronel de Morais me costa à participarlo que con la misma ordem do Señor Jacques me aprezentei à Dona Maria Corte Real pagou la quantia que V. Exia. pedio en sua ordem e el señor Tenente Coronel deMorais no quer pagarlo que lê corresponde por este determinei à entregar o Señor José Antônio Jaques la quantia que tenho recebida da Senhora Dona Maria da Funtura Corte Real como V. Exia. vera por lo recibo que juntamente le mando por primeira e segunda via conforme à sua ordem à respeito de 30 alqueires de farinha que V. Exia. me pedia no existe deste genero no Rio Pardo esta se vendendo a seis pataque o alqueire.
Deus guarde à V. Exa. muitos annos.
Rio Pardo, 10 d ́abril 1840.
[a]
João Baptista Roux.
[Anotado na margem superior] Respondido a 21 –

[Anotado no verso] S. D. R.
Illmo. Exmo. Señor Domingos Jozé de Almeida. Ministro das Fazenda. Caçapava.

[Anexo]106 Sr. D. João Batista Roux. Incluzo lhe remeto a carta do Sr. Ministro Almeida, da qual espero sua immediata resposta porque ao mesmo Sr. enho que responder sobre o assumpto relativo. No entanto sou de V. Mcê. atencioso servidor. Caza, 9 de Abril de 1840.
[a]
José Antônio Jaques
[Anotado no verso] Sr. D. João Batista Roux. Sua Caza. [Anotado na margem inferior] Illmo. Sr. Acabo de falar com o Sr. Tenente-Coronel Morais. Não quer pagar a ordem que mando cobrar o Exmo. Sr. Ministro da Fazenda por isto me custa a dizer que não lhe podo entregar senão la quantia de 76$800 da D.Maria Fontoura Corte Real.

Rio Pardo, 10 de Abril 1840. [a] João Batista Roux
106 Este ofício de José Antônio Jaques e a resposta à margem de João Batista Roux já foi transcrito no volume número 9 dos Anais do AHRS (pág. 319), mas como os organizadores da Coleção Varela introduziram uma cópia xerográfica do mesmo junto ao CV-8057, optamos repeti-lo integralmente aqui para facilitar a leitura. [N. do E.]


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CV-8058


Illmo. Exmo. Siñor Ministro das Fazenda. Domingos Jozé de Almeida.


Exmo. Señor El portador d ́esta o Siñor Don
Pedro Mendes me pedio huma Carta de recomendacion para V. Exia. Como gosto de servir a todos me tomei la libertude de dirigirle esta para servirlos en caso de necessidades que V. Exia. salvar dos incomodo que lê podi dar.
Todo os meus desejos es que V. Exia. goze de bona saude a toda a sua
respeitavel famillia.
[Anotado no verso] Illmo. Exmo. Señor Ministro das Fazenda
Domingos Jozé de Almeida. Villa da Caçapava.
Seu Criado e Servidor. [a]
João Baptista Roux.

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(CV-8059)
RUSCA, Natalio CV-8059 a CV-8061
Excelentisimo Señor Ministro. Salto Agosto 18/1840.
Tengo el honor de dirigirle de este punto das líneas advetindolo que entre 10 a 12 dias saldré de esta para
Alegrette a donde tendre el gusto de reunillarme [sic] a V. Exa. y mientras tanto lo advierto que desearia areglarse a mi cuenta, como aquella de los 11. Quan V. Exa. [recho ilegivel] para despues poderdes proporcionar mercanzias para el vestuario de sus tropas – He alludo en esta mia una carta por el señor Cuneo que muitisimo me la encargo el Señor Castellini.
Mientras tanto reciba V. Exa. los sentimientos de perfecta stima y respecto que le manifiesta este su humilde Servidor
Dios guarde a V. Exa. muchos años. [a]
Natalio Rusca
[Anotado no verso] Excelentisimo Señor Ministro de Hacienda el Illmo Señor Don Domingos Jozé D’Almeida. Alegrette.




(CV-8060)
Excelentisimo Señor Ministro de Hacienda y Justicia de los Negocios Interiores y Exteriores de la Republica de la Provincia Rio Grandense.
Salto 12 Janero 1840. Excelentisimo Señor vengo de recebir la apreciable suya data 31 del Agosto
e immediatamente le contexto diciendole que a esta fecha ya houbiera tenido el honor de prostrarme a los pies de V. E. a tratar de nuestros asuntos sea particulares, como de la casa de quienes soy encargado, mas unas noticias no muy propicias que tubimos al
Cuarónos hicieron retroceder. Portanto en vista de la estimable suya ruego la bondad de V. E. de participarme la cantidad de ganado, la calidad, como tambien el destino adonde podre apartalo, para asi poder tratar los hombres por el mismo fin, advertiendo que en puento a las convenciones no tendremos muchas dificuldades, llevando yo el sistema conforme ya me parece haberles dado prueba del muchissimo deseo de servirlos, como tambien presentemente tengo una proposicion de hacerles en nombre de mis principales los SS. Don Juan Rey Nuñes [?] muy ventajosa por esse Exercito. En conformidad de lo espresado no dudo que V. E. se dará toda la presura para despacharme lo mas pronto posible, tanto por la obligacion, por el interes, por el amor patrio, como por l’onradez del partido principal sistema de adoptar para gigantescamente adelantarse. [1v]
En mi compaña iba un muy amigo mio com las muestras de unas 60 pezas de paño intencionado de hacer negocio com este Estado, los paños estan el el
Salto, a mi ida llevare las muestras y problablemente efectuaremos el negocio.
Enclusa en la mia mande una carta bien voluminosa por el Señor
Cuneo, quien despues habiendo pasado por esta, muchissimo me encargó para que hiciese diligencia y remeterciela para Montevideo. Por tal objeto si dodavia dicha carta esta en manos de V. Exa. desearia que tubiese la bundade de mandarmela con primera ocasion a este destino. Agradessa V. E. los verdaderos sentimientos de perfecta stima y respecto que este su humilde servidor le manifiesta y disponga

Dios guarde a V. Exa. muchos años. [a] Natalio Rusca
[Anotado no verso] Excelentisimo Señor Ministro de Hacienda. El Señor Don Domingos Jozé D’Almeida. S. P. M.)

 

...Com base da correspondência ativa e passiva do Ministro da Fazenda da “República Rio-grandense”, Domingos José de Almeida, Moacyr Flores destaca os negócios que os agentes mercantis tinham com o governo revoltoso e os embaraços que os comerciantes enfrentavam devido à falta de pagamento por parte dos farroupilhas ...

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......................J'ai copié les extraits suivants dans un livre internet édité par L&PM e-books, sans noter le titre ni le nom de l'auteur. J'en suis désolé........................

                               O mais infame dos documentos

Extraits de lpm.com.br

 

(.....)

 

"" Em 25 de outubro de 1845, Almeida comete o documento ignominioso. Em carta a David Canabarro, pede o testemunho do ultimo chefe do exercito farroupilha em seu favor numa causa infame: "com a ocorrência de 15 de junho de 1836 que pôs a capital da Provincial em poder de nossos antagonistas, forçoso foi para cada um de nos, alem de nossos dos serviços pessoais, concorrer com a quota que nos foi possivel agenciar para obter objetos bélicos e todos os meios de prosseguir na empressa em que nos achavamos empenhados: a mim, pois, me coube despender no conserto da escuna ´30 de Maio´, na criaçao do Trem de Guerra, no feitio de roupas para o exercito, e no suprimento de quantias à soma de Rs. 3.647$455. O financiador queria entao receber."

Para sustentar a sua reclamaçao, explicava como financiara a parte que lhe coubera num movimento revolucionario cujos herdeiros ainda pretendem que tenha sido abolicionista: "Prevendo os resultados da retirada de 4 de janeiro de 1837 se nossos companheiros nao fossem de pronto socorridos de cavalgadura, roupa, fuma e erva, nesse mesmo dia despachei 35 escravos, que de minha propriedade tinha já no departamento de Cerro Largo, com Vicente José Pinto para serem vendidos em Montevidéu e seu produto aplicar a esse importante fim."

A Revoluçao Farroupilha foi, portanto, financiada com a venda de homems. Uma revoluçao por igualdade, liberdade e humanidade sustentada com a venda da negros. Almeida ainda precisou, para que o seu interlocutor nao o tomasse por desonesto: "Tais escravos foram com efeito vendidos a Manuel Gonçalves da Costa, e pouco depois dois  mais: um a José Tavares, de Taquari, em pagamento de cavalos que lhe comprei para o exército". Uma verdade incômoda.

 

Almeida apresenta provas documentais e garante que as quantias forum "fielmente aplicadas na manutençao da Guerra". Para confirmar que estava falando rigorosamente a verdade, recorre ao testemunho imparcial do inimigo. correspondência sua ao general Neto, de 23 de março de 1839, sobre o caso, tendo caido em maos dos adversarios, havia sido impressa no jornal O Mercantil do Rio Grande, e, segundo ele, "tanto me havia de servir um dia essa impressao para mostrar pelo veiculo do inimigo a veracidade dos fatos." Almeida dizia tudo isso a Canabarro para combater a "torpeza" e as "negras calùnias" que o faziam sentir "agonias mortais", o que o obrigava a "apelar para o reto bom-senso e a probidade" de Canabarro. No imaginário dos homems comuns, revoluçoes pela igualdade e pela humanidade normalmente libertam escravos, não se financiam com a venda deles. Ou, seja por decoro ou por discrição, não apresentam a fatura no caixa do novo regime. Era assim, ao menos, na mitologia. Que sirvam nossas façanhas de modelo a toda terra!""

 

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 NOTES de Fanny BAETHGEN (Ecrites en 1902...) à l'adresse de son frère Jean Roux :

 

 

JEAN BAPTISTE ROUX (3).jpg

                                                           Jean Roux et son épouse Cécile Gaillard à Mortagne.

 

  « Notre père vivait à Buenos Ayres où nos parents se sont mariés. Notre mère n'avait que 15 ans et Papa 28 ou 29 ans. La différence d'âge était assez grande. Maman était petite et mignonne. Quelques personnes croyaient que notre chère maman était la flle et non l'épouse de notre père. C'est là, à Buenos Ayres, que je suis née. Papa était négociant, j'ignore quel genre de commerce.

 Je suppose que c'est en 1835 ou 36 que Papa est venu s'établir ici au Brésil, à Porto Alegre, la Capitale de notre Etat. Au début Papa avait apporté de La Plata une machine à vapeur pour fabriquer les graisses. Il la fit monter dans une Xarqueada située à quelques lieues de Porto Alegre (Santo Antonio de Triunfo) où nous sommes allés habiter. La famille Roux se composait alors de trois: Papa, Maman et votre soeur aînée. Là, à Santo Antonio de Triunfo, est née notre soeur Amélie.

 Alors, la Province de Rio Grande était en révolution (C'est la révolution de 1835). Notre père a eu beaucoup de contrariétés et a beaucoup souffert. Il a été prisonnier. On l'a emmené à Porto Alegre. Maman, à Santo Antonio de Triunfo, ne recevait pas de nouvelles et manquait également de certains aliments. Enfn le siège fut levé et Papa revint près de sa petite famille.

 Maman était bien jeune alors. Les Gouvernistes disaient que notre père (le « Français ») était républicain. Voilà pourquoi il était poursuivi. 

 La fabrique de papa était sur les terrains de la famille Leao. Ceux-ci étaient républicains. Je me souviens que là-même, à Santo Antonio, un petit navire de guerre s'est arrêté. Ils mitraillaient comme des insensés. Ils avaient été battus. Notre maison était tout près de la rivière. Ces hommes furieux voulaient "le Français" à tout prix. Papa a été obligé de se présenter. Ils le firent prisonnier à bord. Notre mère accourt comme une désespérée, Amélie dans les bras d'une négresse et moi mes petits bras ouverts. Maman m'a dit que je criais « Tatita, Tatita » (qui veut dire Papa en espagnol). Si j'avais quatre ans, c'était le plus, mais ma terreur a été si grande que ma jeune mémoire l'a conservée.

 De nouveau nous sommes allés habiter à Porto Alegre. Felizarda nous accompagnait. Elle est née à Santo Antonio. Elle n'avait que quatorze ou quinze ans quand elle est venue chez nos parents. Papa l'avait achetée à Santo Antonio où elle est née, à l'âge de quatorze ans. Ses premiers maîtres étaient républicains. Leurs biens ayant été confisqués par les Légalistes, ils se sont vus obligés de vendre leurs esclaves.

 Je me souviens que Papa était souvent absent. Il faisait des voyages dans le pays, toujours pour affaires. Il s'est vu souvent dans des situations bien critiques, craignant les voleurs et les assassins. Il portait des valeurs cousues dans des ceintures. Les voyages se faisaient à cheval et accompagné par un peao (Papa était bon cavalier et grand chasseur). Il avait un esclave mulâtre qui l'accompagnait. Dans un de ces voyages, il fait la connaissance de Giuseppe Garibaldi qui servait avec les Républicains de Porto Alegre. Je crois qu'après la première rencontre, ils se sont trouvés ensemble plusieurs fois.

 De Porto Alegre, nos parents sont allés habiter la ville de Rio Pardo. La révolution continuait. Notre père s'était établi avec un grand négoce. Papa était seul avant que Maman quitte Porto Alegre pour le rejoindre. Pour cela, elle devait recevoir un avis de Papa. Il était encore impossible de correspondre. Les légations prenaient compte des lettres. Enfn Papa trouve un moyen: il achète une esclave mulâtresse, l'embarque après lui avoir bien caché la lettre dans ses vêtements et Quiteria (c'était son nom) arrive à Porto Alegre et Maman reçoit la lettre de Papa.

 Notre mère, peu de jours après, s'embarquait avec ses deux fillettes et les servantes Felizarda et Quiteria. Je me souviens encore de ce voyage: On longe de près le rivage. Nous nous amusions de voir les singes grimper aux arbres. Ce voyage dure quelques heures. C'est là, à Rio Pardo, que notre soeur Adeline est venue au monde. C'était la cinquième fille. Entre moi et Amélie, deux sont mortes.

 Dans cette ville aussi nos parents ont eu des ennuis à cause toujours de la révolution. Les troupes se fournissaient chez Papa et ne payaient pas. Ils étaient les maîtres. Je vois encore Maman cachant des monnaies d'or et d'argent dans la terre des pots de fleurs et dans les matelas. Cela m'amusait beaucoup. Je ne comprenais pas le danger.

 Je ne peux pas dire combien de temps Papa est resté à Rio Pardo.

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  Notes:  11 septembre 1836: Antonio e Souza Netto déclare l'indépendance de la République de Piratini, avec Bento Gonçalves comme Président. C'est le début de la Révolution Farroupilha.Bento Gonçalves arrêté et emprisonné jusqu'à ce qu'il s'échappe en 1837   1er août 1837: Naissance d'Amélie à Santo Antonio. (Elle épousera Edmond Berchon des Essarts,  qui sera assassiné en 1872 au Paraguay).

Jean-Baptiste Roux est de nouveau prisonnier à bord d'un petit navire de guerre impérialiste (Ils avaient été battus et voulaient le « Français » à tout prix; ils ont mitraillé la maison; JBR obligé de se présenter, est donc fait prisonnier. Eléonore accourt comme un désespérée. JBR finalement relâché ).

JBR souvent absent; voyages pour affaires; situations souvent critiques; peur des voleurs et des assassins; valeurs cousues dans les ceintures; voyages à cheval accompagné d'un esclave mulâtre.

  Dans un de ces voyages, il rencontre Giuseppe Garibaldi qui, arrivé en 1836 à Rio de Janeiro (pseudo: G.G. Borel), après des essais de commerce maritime avec Luigi Rossetti servait les Républicains. Il avait rejoint le mouvement des «Bandeirantes », luttant au service de la République Farroupilha - dont les leaders étaient alliés de Rivera- spécialement dans la guerre navale contre les forces de l'Empire du Brésil.

(C'est là qu'il mit au point les techniques de guerilla qu'il utilisa par la suite en Europe.(voir le journal de Montevideo le « Constitucional ».Combats de Garibaldi: batailles du Cerro, du Salto et sur le Fiumicello Sant Antonio en février 1846 (Garibaldi nommé général)).

A l'époque (1839) construction de 2 lanciones, de 2 charrettes (8 roues; charron de Abreu) pour mise à l'eau dans un petit ruisseau qui coule de la Lagoa dos Patos dans le Lac de Tramandai-

Jean-Baptiste Roux s'établit à Rio Pardo vers 1839- (seul d'abord). Il fournit les troupes révolutionnaires et rencontrera à plusieurs reprises Giuseppe Garibaldi.

  Là, ,il achète Quiteria, esclave mulâtresse, et l'embarque à Rio Pardo pour Porto Alegre, après avoir cousu une lettre dans ses vêtements. Eléonore reçoit la lettre et embarque, 29 jours après, pour Rio Pardo avec ses deux fillettes, ainsi que Felizarda et Quiteria. Voyage de quelques heures.

A Rio Pardo naîtra Adeline (1840-1918; 5ème fille). Entre Fanny et Amélie, 2 sont mortes. (Adeline épousera Loao Manoel Fontés (1835- 1904) probablement à Pelotas. Son fils Alfred Fontés, futur miraculé, naîtra en 1861.) 

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Suite des Souvenirs de Fanny:

  "Nous sommes revenus pour la capitale, c'était je pense en 1840. Je me souviens que Papa, peu après, était associé avec M. Marcos, consul de France, et que Papa a fait un voyage pour Rio de Janeiro, et qu'à son retour nous avons reçu beaucoup de jolis cadeaux, poupées, etc...et aussi que nous avions un petit frère qui est né pendant l'absence de notre père (ce frère, c'était Louis qui est mort à l'âge de huit ans de la terrible scarlatine).

Si ma mémoire ne me trompe pas, je crois bien que Papa est resté très peu de temps près de nous. Il est parti, mais pour la France où il allait charger un navire. Les voyages alors étaient longs.

 A son retour, Papa m'a fait cadeau d'un piano. J'étais si heureuse ! Le séjour de notre père prés de nous a été court. Il est reparti pour la France. Dans le trajet de Sainte Catherine à Rio de Janeiro le voyage à été horrible. Ils se sont sauvés par miracle. C'est dans cette occasion que Papa a blanchi, mais seulement les favoris. Il avait beaucoup pensé à sa famille.

Pendant l'absence de Papa, son associé s'est changé pour Rio Grande (rue Pedro II, une très grande maison, c'est maintenant l'hôtel Paris) c'était plus facile pour les affaires.

 Notre père est de retour avec un grand chargement et le navire est leur propriété. "Allah Kerim" était le nom du navire qu'il avait acheté à Marseille. Papa arrivé à Rio Grande n'a pas pu aller nous embrasser à Porto Alegre: ses affaires l'obligeaient à retourner le plus tôt possible à Marseille. Nous n'avions pas de bateau à vapeur : un voyage qui pouvait se faire en deux jours durait souvent deux mois si les eaux baissaient et s'il y avait un manque d'eau à l'Ituapan (Viamao). C'est pourquoi il se met de nouveau en voyage, naturellement bien contrarié. Je me souviens que Maman a beaucoup pleuré. Elle reçut une lettre par laquelle Papa lui disait d'aller à Rio Grande afin que de retour il nous retrouve dans cette ville. Nous voilà de nouveau en voyage, Maman et nous quatre enfants, Felizarda et une fille Chegueria, Marguerite, Quiteria, mulâtresse couturière et repasseuse, Rita la blanchisseuse et encore Antonio et Justino. Ce voyage - qui se fait en 24 heures par le bateau à vapeur - a duré neuf jours. Arrivés à Rio Grande, nous avons été reçus par la famille Pradel qui avait des appartements à notre disposition jusqu'à l'arrivée de Papa. Je me souviens que Madame Pradel , Doña Mariana (Brésilienne), était très aimable et bonne. Maman et elle sont devenues amies intimes.

 Papa est de retour en 1844. Le chargement est d'une grande valeur. Enfant que j'étais, j'ignore ce qui s'était passé, mais je vois encore notre père de bien mauvaise humeur. Il paraît que pendant son absence son associé ne s'est pas bien conduit. Ils se sont séparés. Papa se sentant malade, à cause du mauvais sang qu'il s'était fait, n'a pas voulu rester à Rio Grande.

 Nous voilà encore en voyage pour Jaguarao où il s'est établi négociant en cuirs, crins, exportation de cuirs, laines, etc...il avait monté une presse pour faire des fardeaux, des balles pressées, qu'il exportait. Cette presse de Papa fut la première montée à Jaguarao. Là est née notre gentille sœur Eugénie. Nous sommes restés, je crois, à peine six mois dans cette ville. Puis Papa a tout vendu pour aller vivre en France. Il était mécontent, dégoûté. Sa santé restait délicate. Nous sommes retournés pour Rio Grande dans un petit yacht. Dix jours de voyage. Maman encore assez faible. La petite Eugénie n'avait qu'un mois. Notre pauvre mère ne devait pas trouver cette petite cabine bien confortable. Nous les enfants nous trouvions cela très amusant. La famille Roux qui devait bientôt s'embarquer pour la France, arrive de nouveau à Rio Grande. Le docteur Gassier avait loué une maison pour nos parents. Madame Gassier était la marraine de notre sœur Amélie. Papa ne pensait rester à Rio Grande qu'un ou deux mois. Papa allait tous les jours causer un moment chez un Monsieur Nicolaï, (note: est-il possible qu'il s'agisse de Nicolas DREYS ?) où se réunissaient les Français. Là il a fait connaissance de M. Eugène Salgues, Français. Ce monsieur était un émigré de l'Uruguay. Ils étaient en révolution. C'était le temps de Rosas. Ni les saladeros de la Plata, ni ceux de l'Uruguay ne travaillaient. L'émigration venait pour le Brésil. Ici, les saladeros gagnaient beaucoup (c'est une tentation). Papa et M. Salgues forment une société ; ils vont tous les deux à Pelotas, louent pour cinq ans une Charqueada à deux lieues de la ville, située au bord de la rivière Pelotas. Notre père est revenu le jour suivant et vite, vite, nous partons. Heureusement le voyage n'était que de vingt quatre heures. C'était bien joli là : une très grande maison, une orangeraie immense, la rivière et un très grand champ où était l'établissement où travaillaient une centaine d'hommes, Basques, Français, Espagnols, Paraguayens, Orientaux, "Correnturios" et Africains. Le travail durait de quatre heures du matin jusqu'à midi. Papa se levait le ciel était étoilé. Le travail fini, les ouvriers allaient au bord de la rivière se débarbouiller et puis chacun s'amusait à sa manière. Les Basques jouaient à la pelote. Les Espagnols jouaient aux cartes. Cela ne finissait pas toujours bien mais heureusement ils ont toujours respecté notre père. Les Basques avaient leur cuisine. C'était le plus âgé qui venait une fois par jour chercher la ration. C'est moi qui étais chargée de la lui donner. C'était du sucre, de l'herbe (herva) pour le maté et la farine de manioc. Ce vieux se nommait Patronita. Après venaient les vingt ou vingt-cinq Africains chercher aussi leur ration. C'était drôle quand ils me voyaient, ils montraient leurs dents blanches. A ceux-là je devais donner à chacun sa part. J'avais alors 13 ans. Le Saladero était le premier de la province de Rio Grande. Le travail était fait selon le système Platina. Beaucoup de visiteurs venaient pour voir travailler et les exportateurs pour acheter. Pendant tout l'été le mouvement était extraordinaire. Les cinq années échues la société Roux et Salgues n'a plus continué. Les saladeros de Plata travaillaient de nouveau. L'affaire ici changeait naturellement. Nous sommes venus habiter la ville de Pelotas. Nous étions alors six enfants. La petite Élise était née à la charqueada. Amélie était en pension à Rio de Janeiro. Papa était devenu fort et d'une santé enviable ainsi que notre mère et nous tous. L'air de la campagne nous avait fait grand bien.

 Ce bonheur n'a pas duré : six mois après notre changement pour la ville, nos parents ont eu le grand chagrin de perdre en moins d'un mois trois enfants charmants de la fièvre scarlatine. Louis âgé de huit ans, Eugènie cinq ans et Élise deux ans. Ces tristes jours ne se sont jamais effacés de ma mémoire. Adeline qui n'avait que dix ans, on la fit sortir de la maison. Moi, je suis restée pour aider à soigner les chers malades. À Rio de Janeiro, la fièvre jaune commençait à faire des ravages. (°°°')

 Notre père désespéré s'embarque et va chercher Amélie. Notre intérieur était bien triste. Nos trois chéris nous manquaient. Ils étaient si gentils. Papa arrive de Rio avec Amélie qui était heureusement bien portante.

 Notre père acheta une grande propriété qui avait de grands magasins, un grand jardin. Il établit sa "barraca" : Barraca de Joao Baptista Roux. Il a recommencé sa vie active. Ne pouvant vivre de ses rentes, il lui fallait travailler. C'était encore le négoce des cuirs, crins, laines, etc...il était toujours dans un va-et-vient continuel. Pendant la journée. Papa avait peu de repos, mais il lui fallait cela. Notre maison était très fréquentée. Ces messieurs les négociants de Rio Grande des maisons anglaises et allemandes, faisaient des affaires avec Papa et, quand ils venaient à Pelotas, déjeunaient et dînaient chez nous. Pour son service de "barraca", Papa possédait dix ou douze esclaves, encore ceux de la charqueada, des fidèles serviteurs ; et Maman avait six négresses pour le service, sans compter les enfants de Felizarda.

 A cette époque, on ne connaissait pas encore la machine à copier les lettres. C'était moi qui les copiais. La correspondance pour les différentes villes de la campagne du Rio Grande, c'était presque tous les jours. Dès bon matin, Papa venait taper aux portes de notre chambre et disait : "Fanny, il y a des lettres à copier !". Je me levais vite, vite. Je travaillais aussi le soir. Papa était fier de me voir travailler à un comptoir. Si je ne m'étais pas mariée, je crois qu'il n'aurait jamais acheté de presse à copier. C'était moi aussi qui cachetais et adressais les lettres. Une fois, je me souviens, je me suis trompée et j'ai adressé une lettre de THOMPSON pour CLAUSA et le dernier pour le premier. Comme je suis devenue rouge quand Papa me dit d'un air fâché : "Bonita ! Ouva que tu se creites !"

 La barraca de notre père était alors la première de la Province de Rio Grande, non seulement par les grandes affaires qu'il faisait mais aussi par sa bonne réputation. Moi, Amélie et Adeline avons passé des jours bien agréables pendant notre jeunesse. On nous nommait " les trois perles de Pelotas ". Notre sœur Adeline était une des beautés d'ici. Nos chers parents étaient fiers de leurs filles. Papa a fait bâtir une grande maison 1, rua das Flores, où sont nés Ernestine, Élise et Jean et où nous, les trois aînées, nous sommes mariées et où sont nés Amélie des Essarts, Fanny Baethgen, Léonore Fontès et Jean Baethgen.

 Le docteur Roux était un enfant très délicat jusqu'à l'âge de trois ans, quand nos parents ont quitté le Brésil. Nos parents ont perdu quatre garçons : Louis, Auguste, tous deux plus âgés qu'Ernestine, Jean et Jean. Notre cher père était excessivement vif et sanguin, impatient. Mais, après le malheur d'avoir perdu les trois enfants, il avait changé complètement de caractère. Ernestine, Élise, mes enfants et ceux d'Adelina pouvaient faire du tapage autour de lui. Il ne s'impatientait pas. Quand ils voyaient que Papa se dirigeait vers son bureau pour ouvrir le coffre, la petite bande courait autour de lui et criait : "Uma vintem, Nouvo ! " (un sou, Grand Père ! ) 

Le jour est arrivé où nos parents se sont décidés à partir pour la France. Ils ont vendu la grande propriété avant de partir.

Le restant, mon cher frère, c'est vous qui le savez.
Ce que j'ai écrit tout uniquement de ma mémoire."

Pelotas, le 15 juin 1902,

Fanny BAETHGEN.

 

 

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Auguste Baethgen, sa femme Fanny et leurs enfants.

 

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Felizarda (et Amancio ?) - Felizarda n'est pas devenue religieuse, mais est restée dans la famille au Brésil.img716.jpg

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                               Pelotas: Escravidao e Charqueadas (1780-1888) par Jorge Euzébio Assumpçao 

capitulo 2-As Charqueadas Pelotenses-127:

  O problema da mao de obra escrava nao foi discutido somente o periodo de escassez. Ja o charqueador Antônio José Gonçalves Chaves, homem de notavel cultural e saber, em 1822, criticava o sistema escravista.  Porém, apesar de suis criticas, ele submeteu-se à realidade de sua époça e foi sono de um grande plante' de cativos.

 Sobre a tentativa de substituiçao da mao de obra escrava pela livre, nos diz Alvarino Marques, :"por parte de alguns charqueadores antigos, houve tentativas de contratar mao de obra estrangeira, vinda do Uruguai e da Argentina, bem como de Europa, sobretudo bascos. O francês Joao Batista Roux que arrendou a charqueada que pertencera ao Visconde de Jaguari, Domingos de Castro Antiqueira, situada no Cascalho, à margem direita do Arroio Pelotas, utilizou-se exclusivamente de operarios livres em plena vigência da escravatura, importando trabalhadores especialistas bascos franceses, além de uruguaios e argentinos. Antes de Roux, logo no inicio do século XIX, convém lembrar a vinda de técnicos irlandeses para a fabricaçao de carnes salgadas, em Porto Alegre, em 1808 (...)

  Alvarino diz ter Joao Batista Roux utilizado exclusivamente operarios livres. Porém, Fernando Osorio afirma ter o charqueador em seu poder cerca de trinta cativos africanos alugados, e que o mesmo foi o primeiro a empregar mao livre n'as charqueadas pelotenses.

  Com as fontes disponiveis nao nos foi possible elucidar esta divergência, pois os autores nao indican suas fontes. Sendo assim, fica em Alberto esta questao.

 Sobre o assunto citou Mario Maestri : "Esta iniciativa deveu-se a Joao Batista Roux, francês, que pelo fim da Revoluçao Farroupilha, estava em Jaguarao com sua familia de onde (1846) regressou para o Rio Grande, onde ja residira. Relacionou-se com seu compatriota Eugênio Salgues, e tendo concertado trabalharem juntos, vieram a Pelotas e arrendaram esta charqueada, constintuindo a firma Salgues e Roux. Constata-se assim que foi J.B.Roux o primero a emprésario o braço livre num meio e numa época por inteiro opostos  à inovaçao. Exit a firma, J.B.Roux estabeleceu entao - Barraca de Couros, etc.- isto por 1852."

 

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 Page 127

   Extrait de la thèse de Leonardo Monteiro Monastero

"Capital social e a regiao Sul do Rio Grande do Sul"

Août 2002

Curitiba :

 

..."Ha que se contestar tambem a visao de nao havia quaisquer incentivos positivos ao aumento da produtividade dos escravos. O proprio COUTY103 (apud CARDOSO, 1977, p.206) atesta que os charqueadores ofereciam recompensa monetaria para os escravos que superassem suas cotas produtivas diarias. Tambèm è interessante notar que fracassaram as tentativas de implantaçao de charqueadas baseadas no trabalho assalariado. O francés J. B. Roux fracassou, em meados do sèculo XIX, ao instalar, em Pelotas, uma charqueada com o chamado sistema platino, empregando trabalhadores livres bascos, uruguaios e argentinos (BELL, 1998, p. 233n)

  No tocante a divisao do trabalho escravo, talvez ela tenha sido maior do que apontavam alguns autores. GUTIERREZ (1999, p.180) apresenta um levantamento feito a partir dos inventorios de charqueadores pelotenses entre 1810 e 1887. Mostra-se a ocorrÍncia de escravos em dez diferentes tarefas diretamente ligadas ao processo de produçao do charque. Havia escravos em outras duas dezenas de atividades diferentes, como de apoio ou em tarefas domèsticas. Segundo a autora (1999, p. 182), na amostra examinada, 53% dos escravos possuÌam ofÌcio especÌfico. 

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Quelques extraits de la presse brésilienne de l'époque concernant les affaires de Marcos Pradel (associé à J.B. Roux entre 1840 et 1844) :

 

"O Riograndense" du 9 octobre 1849 /  Le 8 octobre 1849, départ pour Le Havre (de Rio Grande) du brick français "Roi de Pique", cons; Marcos Pradel & Co - 

 - 728 cuirs salés de boeuf.

 - 120 cuirs salés de vache.

 - 1200 cornes de boeuf.

                                              __________________________________________

 

"O Riograndense" du 12 février 1850 / Exportation pour Marseille : chargé sur le brick suédois "La Plata", cons. Marcos Pradel & Co-

 - 5000 cornes de boeuf.

 - 2000 cuirs de boeuf salés.

"O Riograndense du 26 février 1850/ chargé sur le même, même consignataire :

 - 570 cuirs salés de boeuf.

                                              __________________________________________

 

"O Riograndense" / Entré, le 14 février 1850, l'"Allah Kérim", venant de Marseille, Mestre: B. (?), cons. Marcos Pradel & Co - Destination : Marseille.

                                               _________________________________________

 

"O Riograndense"/ 9 mars 1850 : Chargé 99 cuirs salés et expédié pour Marseille le Brick suédois "La Plata". Cons. M. Pradel & Co.

                                              _________________________________________

 

" O Riograndense" /4 avril 1850 : Expédié pour Marseille l'"Allak-Kerim", avec 600 cuirs de boeuf salés. Cons M. Pradel & Co.

                                             _________________________________________

                           / 2 mai 1850 : chargé pour Marseille, à bord du brick français "Fils Unique", 1000 cuirs salés . Cons. M. Pradel & Co.

                           / 8 mai 1850 : chargé pour Marseille              -"-                                       , 775 arrobas de cabello.      -"-

                                                                                                                                           70 cuirs séchés.              -"-

                                            __________________________________________

                          21 mai 1850 : chargé pour Marseille le brick français "Perignon" avec 400 cuirs de boeuf salés. Cons: M.Pradel & Co.

                                           ___________________________________________

                          24 mai 1850 : expédié pour Rio de Janeiro  l'"Eugenia" avec 50 tonneaux de vin rouge. Cons: M. Pradel & Co.

                                          ___________________________________________

 

                           6 juin 1850 : chargé pour Marseille le brick français "Perignon" : 475 cuirs salés de boeuf.

                                          ___________________________________________

 

                          10 juin 1850 : chargé et expédié pour Marseille le brick "Perignon" : 71 cuirs salés de boeuf.

                                                                                                                            28 ballots, arrobas de cabello (crins ?).

                                          ____________________________________________

 

                           16 août 1850 : chargé pour Marseille le brick français 'Jeune Arthur" Cons; M. Pradel & Co.

                                                                                                                            50 cuirs secs.

                                                                                                                            1000 cuirs salés de boeuf.

                                                                                                                             15 ballots et 31 sacs avec 565 arrobas de cabello.

                                            ____________________________________________

 

                           19 août 1850 : chargé pour Marseille et expédié le brick français "Jeune Arthur" : 32 cuirs salés de boeuf.

                                            ____________________________________________

 

                           16 janvier 1851 :  Pour Marseille ; chargé 100cuirs de boeuf salé à bord du brick français "Oceano". Cons. M.Pradel & Co.

                                          ____________________________________________

 

                          17 janvier 1851 : Pour Anvers ; Brick anglais "Wannan". 300 cuirs salés. cons. M. Pradel & Co.

                                        _____________________________________________

 

                          20 février 1851 : Pour Cadix; Patache romaine "Herminia". 3000 cornes de boeuf. Cons; M.Pradel & Co.

                          22 février 1851 : Pour Cadix;         "-"                                 600 cuirs salés.

                            4 mars 1851  : Pour Cadix;         "-"                                  483    "-"

                                       ______________________________________________

 

                            5 mars 1851 : à l'importation; du brick français "Perignon" venant de Marseille:  50 caisses d'huile d'olive.

                                                                                                                                                24 caisses de vin rouge.

                                                                                                                                                25 caisses de vin blanc.

                                     ________________________________________________

 

                             6 mars 1851 : Pour Cowes ; brick suédois 'Union" : 4000 cornes de boeuf.

                                                                                                          629 cuirs salés. Cons. M. Pradel & Co.

                                     ________________________________________________

 

                            11 mars 1851 : Pour Cadix;  à bord de l'"Herminia" :   360 cuirs salés.

                                                                                                            12 ballots  avec 350 arrobas de cabellos. cons. M. Pradel & Co.

                                      _______________________________________________

 

                            15 mars 1851 :              -id-                                 : 8 ballots, 268 arrobas de cabellos. Cons. M. Pradel & Co.

                                      ________________________________________________

 

                             17 mars 1851 : Pour Cadix     -id-                        :  Cons. M. Pradel & Co.

                                                                                                        200 achas de lenha (bois).

                                                                                                        900 cuirs salés.

                                      ________________________________________________

 

                             18 mars 1851 : Pour Cowes ; brick suédois "Union" : 650 cuirs salés . Cons. M. Pradel & Co.

                                     ________________________________________________

                               

                             21 mars 1851 : Pour Cowes ;                 -id-            : 700 cuirs salés.             -"-

                                    ________________________________________________   

 

                            22 mars 1851 : à l'Importation de Marseille; brick français "Pirigeros" : 2 caisses de 200 mouchoirs de soie.

                                                   cons. M. Pradel & Co.

                                    _________________________________________________

 

 

 

 

 

                   

• República Rio-Grandense e República Juliana – Revolução FarroupilhaOs ricos fazendeiros e grandes comerciantes locais estão quase falidos, por conseqüência da campanha militar na província Cisplatina, travada entre o império brasileiro e os republicanos da banda oriental. Nesse conflito armado pela posse do poder na província, ambos confiscam gado e charque para alimentar seus soldados, com a promessa de pagar suas dívidas, após a vitória que de fato nunca aconteceu.Os fazendeiros e comerciantes da província do Rio Grande do Sul recomeçam com o pouco que lhes restou, e enfrentam inúmeras adversidades impostas pelos governos provincianos, parlamentares e pelo imperador D. Pedro I. E passam anos pagando uma dívida contraída com a França e a Inglaterra, devido ao auxílio militar na Guerra Cisplatina.O regente de D. Pedro II e parlamentares do império impõem altas taxas sobre o charque, sebo, couro exportado e taxas exageradas pelo sal importado. Por causa desse injusto panorama político e econômico, a província lentamente vai se recuperando e começa a fechar com superávit. Os governos não utilizam os recursos para melhorias, enviam um tanto para outras províncias e o restante para pagar suas dívidas com a Inglaterra e a França. Complicando mais a situação que já é tensa. A regência imperial nomeia Presidentes desconhecidos, ou antipáticos ao povo, o que trouxe um clima de revolução republicana.Setembro de 1835 explode a Revolução Farroupilha, tendo como líderes rebeldes: Coronel Bento Gonçalves da Silva, Coronel Bento Manuel Ribeiro, Coronel Onofre Pires, Coronel Antônio de Souza Neto, Coronel David José Martins Canabarro, Major João Manuel de Lima e Silva, Capitão Domingos Crescêncio, Capitão José Gomes de Vasconcelos Jardim, Conde Tito Livio Zambecari, e os jornalistas Pedro José de Almeida - Pedro Boticário e Libero Badaró. O movimento teve apoio de muitos comandantes da guarda nacional, imprensa liberal, políticos provincianos, Loja Maçônica e proscritos italianos.Outubro de 1836, as tropas Farroupilhas são derrotadas na Ilha de Fanfa pelas forças imperiais. O General Bento Gonçalves é obrigado a se render ao seu antigo aliado, Coronel Bento Manuel Ribeiro. Os principais líderes dos Farrapos são enviados ao Rio de Janeiro. A revolução continua lentamente à espera do retorno de seu grande líder.Enquanto isso, a comunidade maçônica planeja a fuga dos líderes no Rio de Janeiro. Eis que surge o herói da liberdade, Giusepp Maria Garibaldi. Ele, Luighi Rossetti e outros proscritos italianos abraçam a revolução, fazendo serviços de corso na costa brasileira.Garibaldi é feito prisioneiro na província de Entre - Rios. Tenta fugir. É capturado e transferido para Buenos Aires, onde foi posto em liberdade. A tentativa de fuga dos líderes não teve êxito total, permanecendo na prisão o General Bento Gonçalves, Pedro Boticário e Tito Livio Zambecari. Pedro Boticário fica preso no Rio de Janeiro, sendo posto em liberdade tempo depois. Enquanto o general é transferido para uma prisão na Bahia, Tito Livio é transferido para Pernambuco.Setembro de 1837, o General Bento Gonçalves consegue fugir da prisão na Bahia, tendo a ajuda novamente da comunidade Maçônica. Em dezembro do mesmo ano, ele chega ao Piratini, onde assume a presidência da República Riograndense. A revolução Farroupilha, a partir desse momento, começa a se expandir por toda a província, diante de muitas derrotas e vitórias contra as tropas imperiais.As tropas republicanas, sob o comando do Coronel Canabarro tomam de assalto a vila de Lages e deixam-na em domínio de simpatizantes. Canabarro segue com suas tropas para Laguna, onde auxiliariam o ataque naval, sob o comando de Garibaldi e Griggs, proclamando assim a República Juliana.O barco Farroupilha é surpreendido por um temporal e naufraga na foz do rio Mampituba, morrendo vários amigos e companheiros de armas. Griggs no comando do SeivalLUIZ ALVESPágina 4HOLOCAUSTO NO SERTÃOrefulgia-se na Barra da Lagoa do Camacho, escapando ileso do temporal.

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DOMINIQUE ROUX Relations directes

Garibaldi e os sobreviventes, após intermináveis horas nadando rumo ao norte, surpreendem-se ao ver o Seival ancorado, completamente intacto. Somente com o barco Seival enfrentam uns poucos barcos legalistas, auxiliado por terra pelas tropas de Canabarro, fazendo com que a pequena força imperial debandasse para Desterro. A vila de Laguna foi tomada em julho de 1839 e é proclamada a República Juliana.O bloqueio naval imposto pelo Presidente, General Soares Andréia da província de Santa Catarina, surte o efeito desejado. Os comerciantes e políticos de Laguna e Imaruí rebelam-se contra os ideais republicanos e passam a ajudar os legalistas.O General Canabarro envia Garibaldi e uma tropa de soldados a Imaruí, visando apaziguar os ânimos dos habitantes rebeldes. Garibaldi ataca a vila de surpresa, sem dar tempo de reagirem. Após terem dominado a vila, os soldados encontram vários barris de vinho, embriagam-se e começam a fazer as maiores atrocidades com os moradores, degolando sem piedade todos os homens e depois estuprando as mulheres e as matavam.Novembro de 1839, o General Canabarro ordena que suas tropas abandonem a vila de Laguna. Permanecem acampados por alguns dias no Camacho, esperando o restante das tropas. Canabarro ordena ao Coronel Teixeira Nunes que reúna os seus soldados e partir para o planalto serrano. Onde deveria encontrar-se com as tropas dos coronéis Mariano Aranha e José Gomes Portinho, e retomar para a vila de Lages.Dezembro de 1839, reunidas às tropas republicanas, um total de quinhentos soldados. Garibaldi e Ana Maria de Jesus Ribeiro são surpreendidos nos campos de Santa Vitória pelo brigadeiro Francisco Xavier da Cunha com dois mil soldados. Os republicanos dividem-se em duas colunas, assim enfraquecem o inimigo e os leva a uma armadilha. O brigadeiro engole a isca do Coronel Teixeira e massacra toda a coluna do brigadeiro, que também morre ao atravessar o Rio Pelotas. Os sobreviventes dos legalistas debandam rumo à vila de Curitibanos, onde pretendem aguardar as tropas vindas da província de São Paulo. Anita e Garibaldi passam o natal em Lages, sendo bem recebidos pelos habitantes e o seu tio Antônio.Janeiro de 1840, o Coronel Teixeira é informado que as tropas do Coronel Antônio de Mello Albuquerque, encontravam-se estacionadas nos arredores da vila de Curitibanos e partem para lá. Dias depois, acampam nos Campos das Forquilhas, proximidades do Rio Marombas. O Coronel Mello, no comando de dois mil soldados, arma uma emboscada para as tropas republicanas. O Coronel Teixeira e Garibaldi é surpreendido pelos legalistas no amanhecer, desencadeando um violento combate, onde morrem quatrocentos e vinte e sete soldados republicanos e quase duzentos soldados legalistas e Ana Maria de Jesus foi feita prisioneira. O Coronel Teixeira, Garibaldi e mais setenta e três sobreviventes fogem para a vila de Lages. Ana pede para procurar o corpo de seu marido, mas não o encontra entre os mortos. Em seguida recebe a ajuda do sargento Padilha e foge em direção ao rio Caveiras, encontrando-se com Garibaldi e Teixeira.Março de 1840, os republicanos abandonam definitivamente a província de Santa Catarina, retirando-se para Vacaria e encontra-se com as tropas de Canabarro em Setembrina. As batalhas republicanas e legalistas se concentram somente em solo riograndense, à frente de várias vitórias e derrotas. Setembro de 1840 nasce em Mostardas, o filho Menotti do casal Garibaldi. Em Novembro de 1840, o General Bento Gonçalves retira-se com as suas tropas pela Picada do Rio das Antas, enfrentando chuva e o frio intenso na época.Abril de 1841, Garibaldi pede baixa do exército republicano e decide levar sua família para Montevidéu, onde vários proscritos italianos já estavam à sua espera. Em Julho de 1840, a câmara e o senado decidem antecipar a maioridade de D. Pedro II que tinha quinze anos de idade e assume o trono imperial em Julho de 1841, acabando o regime de regências. Outubro de 1842, D. Pedro II resolve pacificar o Rio Grande do Sul e nomeia Presidente da província Luiz Alves de Lima e Silva, barão de Caxias.LUIZ ALVESPágina 5HOLOCAUSTO NO SERTÃOA Revolução Farroupilha aos poucos perde a motivação dos oficiais e soldados republicanos, começando uma seqüência de derrotas. O General Bento Gonçalves discute com o Coronel Onofre Pires, fere-o num duelo solitário às margens do Sarandi e morre após três dias. Meses depois, o General Bento pede dispensa por se encontrar enfermo e devido ser o causador da morte do Coronel Onofre, acaba morrendo em sua fazenda em 1847. O General Canabarro decide chegar a um acordo com o barão de Caxias, diante de todos os seus oficiais assina o Tratado de Ponche Verde, em Fevereiro de 1845. Termina assim a Revolução e os legalistas anistiam todos os soldados republicanos e garantem também os cargos de seus oficiais. O resultado desta batalha resulta na perda de mil e duzentos soldados legalistas e dois mil e quatrocentos soldados republicanos.João Maria D’Agostin - O Primeiro MongeJunho de 1849 desembarca de um barco francês no Porto de Santos, o monge italiano João Maria D’Agostin que segue a pé os caminhos quase intransitáveis da serra do mar, usados pelos tropeiros até a cidade de São Paulo. Em seguida, continua o caminho das tropas de São Paulo até a cidade de Sorocaba, e chega em dezembro do mesmo ano. Em janeiro de 1850, reinicia a sua peregrinação santa, seguindo o caminho das tropas rumo às províncias do Sul. Chega em 1851 na região do contestado, o santo monge curandeiro, alquimista, profeta, místico e profundo conhecedor das ciências ocultas (espécie de médico homeopático).O monge percorre os arredores e as vilas de União da Vitória, Canoinhas, Porto União, Rio Negro, Itaiópolis, Papanduva, Estiva, Moema, Iracema, Rio das Antas, Rio Caçador, Campos do Irani, Campos de Palmas, Rio das Pedras, Calmon, Três Barras, Serra da Esperança, Morro do Taió, Margens do Rio Canoas, Margens do Rio do Peixe, Curitibanos, Fazenda Corisco, Campos de Lages cumprindo a sua humilde missão de apóstolo do sertão.O profeta peregrino tinha aproximadamente sessenta e cinco anos, um metro e oitenta de altura, rosto sofrido e pele ressequida pelo sol e frio intenso em suas caminhadas, longa barba e cabelos brancos. Os seus olhos verdes transmitiam uma paz interior e uma personalidade forte e tranqüila. Vestia sempre as mesmas velhas roupas surradas, uma velha sandália de couro nos pés, trazida desde o início de sua santa missão. Um gorro feito manualmente de pele de onça cobria-lhe a cabeça. Carregava consigo um pequeno saco de viagem, onde estavam todos os seus miseráveis pertences. Um rosário de contas de lágrimas atravessa o seu peito, revelando ser muito devoto a milenar crença romana. Os sertanejos identificavam-no em conseqüência da pequena igrejinha que transportava em suas costas, além do desgastado cajado que levava em suas mãos, usado para equilibrar-se nos terrenos acidentados e auxiliar-se do cansaço das longas caminhadas.João Maria somente pernoitava sob as árvores para se proteger do orvalho. Escolhia locais próximos a uma fonte de água e usava pedras como travesseiro, cobrindo-se com um velho cobertor que sempre carregava. A notícia de que o monge estava nas redondezas das vilas, se espalhava como fogo no sertão e as pessoas o procuravam em busca de remédios e seus benzi mentos, além de presenciarem suas previsões. Os humildes sertanejos sempre

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traziam algum tipo de comida típica da região, visando agradar o profeta do sertão.O monge sempre pernoitava poucos dias nos locais, desaparecendo da mesma forma como surgia. O que deixava os caboclos do sertão desesperados, deixando-lhes somente a opção de contar a seus filhos, netos e bisnetos que estiveram com o santo ouvindo seus ensinamentos e suas previsões que permanecem até os dias atuais. Nos locais onde pernoitava eram construídas pequenas capelas que ainda são cultuadas por milhares de devotos das mais variadas idades.Os remédios ensinados eram à base de raízes, folhas, cascas e de uma infinidade de ervas naturais, quase sempre preparados com aguardente. As previsões deixadas pelo monge eLUIZ ALVESPágina 6HOLOCAUSTO NO SERTÃOque mais chamaram a atenção: A guerra política e irresponsável dos cem anos na área do contestado; a província de Santa Catarina à frente da do Paraná; - Quando o sertão fosse cortado por estradas de ferro que correria um dragão de fogo dos estrangeiros. Seria uma época de muita injustiça e miséria; - Quando surgissem enormes gafanhotos de ferro, milhares de árvores centenárias seriam consumidas, deixando um vazio no sertão; - Quando os Demônios da República derrubassem do trono o imperador, somente teriam direito às terras, compra de comida e quaisquer outras necessidades se possuíssem o selo do poder herege. Para se prepararem para a chegada da guerra dos quatro anos, onde irmão lutaria contra irmão, pai contra filho, neto contra avô. Seria um tempo dominado pelo Demônio e traria a morte de milhares de caboclos no sertão. Quando viesse o tempo da escuridão, teriam de iluminar sua casa com velas bentas, do contrário seriam devorados pelo fogo do dragão. Para rezar diariamente para Deus perdoar todos os seus pecados, porque o final dos tempos estava próximo. Aproximava-se o momento em que o anjo Gabriel tiraria seus pés da cabeça da besta e ela traria ódio, discórdia e todos os tipos de pecados. Quando grandes cruzes cortassem as matas e desviassem os rios para as vilas, viria um longo tempo da mais completa miséria. E centenas de outras previsões que foram repassadas permaneceram por diversas gerações. Transformando-o no maior santo profeta que caminhou no sertão do contestado.O miserável e humilde caboclo do sertão sobrevivia em constante carência espiritual, devido à onipresença de padres missionários católicos. Quando surgia algum monge, as pessoas pensavam ser um enviado de Deus que veio para amenizar seus sofrimentos de espírito, curar suas enfermidades e mostrar o caminho ao final dos tempos bíblicos.João Maria D’Agostin peregrinou os sertões nos anos de 1850 até 1856. O seu percurso foi de Sorocaba em São Paulo até as proximidades da vila de Lages. Retornando em seguida pelo mesmo caminho percorrido e desaparecia novamente em Sorocaba e no Porto de Santos.A Guerra do ParaguaiNovembro de 1864, o General Francisco Solano López, ditador do Paraguai, conhece uma famosa cortesã alemã num luxuoso cabaré de Paris, prometendo a ela um país para governar soberanamente. Ele resolve se apossar da região do Mato Grosso até as imediações do Rio Grande do Sul, situado em território brasileiro, com o objetivo de possuir uma rota marítima de navegação até o oceano atlântico e visando com isso trazer maior progresso à nação emergente. Ele decide apreender o navio Marquês de Olinda, que leva Francisco Carneiro de Campos, Presidente da província do Mato Grosso. O fato cria um conflito diplomático e D. Pedro II declara guerra contra o ditador paraguaio.Março de 1865 é assinado o tratado tríplice: Francisco Otaviano de Almeida Rosa pelo Brasil, General Bartolomeu Mitre pela Argentina e o General Venâncio Flores do Uruguai, nasceu assim à força aliada, sob o comando de Mitre contra Solano López do Paraguai.Junho de 1865, a esquadra brasileira sob o comando do Almirante Francisco Manuel Barroso, barão do Amazonas, confrontam-se com a esquadra paraguaia no Riachuelo. Vencido depois de dez horas de intensos bombardeios. O marinheiro João Guilherme Greenhalgh morreu defendendo a bandeira brasileira.Maio de 1866, as tropas aliadas sob o comando do General Manuel Luís Osório e o marquês de Herval comandam as batalhas de Laguna Serena, Confluência, Estero Bellaco e Tuiuti. Em Julho de 1866, o General Polidoro Fonseca Quintanilha Jordão substituiu o General Osório, que é obrigado a se afastar da campanha por ter sido ferido em combate. Após é substituído pelo General Luiz Alves de Lima e Silva, Duque de Caxias, e em 1869LUIZ ALVESPágina 7HOLOCAUSTO NO SERTÃOveio a ser substituído por Luís Felipe Maria Fernandes Gastão de Orleans, conde D’Eu, marido de princesa Isabel, que permaneceu até o final da guerra.De fevereiro de 1868 em diante, a esquadra brasileira sob o comando de visconde de Inhaúma derrotam a esquadra paraguaia em Humaitá no rio Paraguai. Prosseguem sucessivas vitórias dos aliados, confrontando-se por terra e rios: Jujucuê, Avaí, Passo da Pátria, Monte Caseros, Lomas Valentinas, Angustura, Itapiru, Corrientes, Chaco, Sauce, Curupaiti, Itororó, Humaitá, Curuzu, Boqueirão, Peribebuy, Timbó e Urquiceri.Participaram nos inúmeros combates e batalhas navais: General Manuel Luís Osório, duque de Caxias, Almirante José Joaquim Inácio, Marechal Floriano Peixoto, Almirante Eduardo Wandenkolk, conde D’Eu, General Polidoro Fonseca Quintanilha Jordão, Almirante Francisco Manuel Barroso, Almirante Custódio José de Melo, Almirante José da Costa Azevedo, Marechal Manuel Deodoro da Fonseca, General Hilário Maximiliano Antunes Gurjão, Almirante Joaquim Marques Batista de Leão, General José Antônio Correia da Câmara, Almirante Tamandaré, Almirante Luís Felipe Saldanha da Gama. Os oficiais: Joaquim José Tôrres, barão de Jaceguai, José Gomes Pinheiro Machado, visconde de Mauá, Antônio Madureira Sena, Carlos Machado Bittencourt, Emidio Dantas Barreto, Antônio Caetano de Campos e pouco mais de dois mil oficiais de várias patentes, sob o comando de quase cem mil soldados nos quase seis anos de guerra. Nessa guerra adotam um sistema preconceituoso e injusto, que deturpa qualquer direito humano e fazem acordos com os senhores de engenhos para ceder os seus escravos às for as imperiais, concedendo em troca inúmeros incentivos fiscais e a nomeação de títulos nobres e terras. Aos escravos é proposto que todos os sobreviventes teriam a garantia de serem libertos. Aos milhares de escravos mortos nas dezenas de combates violentos, restaram-lhes morrer por uma nação imperial injusta, que podou os seus direitos, centenas de anos e inúmeras gerações, devido a sua humildade, sua cor, suas crenças e sua inocência diante do capitalismo imperial selvagem.Março de 1870, os aliados sob o comando do General José Antônio Correia da Câmara, visconde de Pelotas, derrotando Solano e seu exército em Cerro Porá. Completamente perdido e desesperado o ditador paraguaio foge, sendo alcançado e morto às margens do riacho Aquidaba. A população paraguaia é reduzida em 70% e o seu território é reduzido em 40%, dividido entre Brasil e Argentina. Em Junho de 1870, é assinado o acordo preliminar de paz com o governo provisório paraguaio.O império brasileiro teme uma nova guerra com o Paraguai, já que se encontrava abandonado, decidindo povoá-lo com emigrantes estrangeiros, escravos libertos, gaúchos aventureiros e dezenas de

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soldados imperiais, protegendo assim as suas divisas.Fim da Monarquia e o Princípio da República dos InjustosNovembro de 1889, a revolução republicana tinha o apoio de parlamentares, da elite, de fazendeiros milionários, da Loja Maçônica, de empresários europeus, americanos e de diversos marechais da força armada brasileira. Aproveitando-se da ausência de sua majestade D. Pedro II e usando da fragilidade do conde D’Eu e da Princesa Isabel, revolta-se contra a lei do ventre livre em 1871, Lei dos Sexagenários em 1885 e a Lei Áurea em 1888, que anistiava todos os escravos e derrubam a monarquia do Brasil. Após o golpe militar, acaba comprando dos Estados Unidos da América a revolucionária cartilha republicana capitalista que pregava veementemente a revolta contra a monarquia e todos os seus regimes de feudalismo que os distanciavam do jogo do poder e decepava seus passos em direção a um ambicioso futuro progressista.Os principais personagens da proclamação da República: Marechal Manuel Deodoro da Fonseca, Marechal Floriano Peixoto, Rui Barbosa, Quintino Bocaiúva, Almirante Eduardo Wandenkolk, Manuel Ferraz de Campos Sales, Benjamin Constant, Aristides da SilveiraLUIZ ALVESPágina 8HOLOCAUSTO NO SERTÃOLobo, Francisco Glicério Cerqueira Leite, Raimundo Teixeira Mendes, Prudente de Moraes, Afonso Pena, Nilo Peçanha, José Gomes Pinheiro Machado, Joaquim Manuel Lins de Albuquerque, Rodrigues Alves, Olavo Egídio de Sousa Aranha, Marechal Carlos Machado Bittencourt, Joaquim Francisco de Assis Brasil, Antônio Caetano de Campos, Bernardino José de Campos Júnior, José César Cerqueira, Almirante Custódio José de Melo, contra Almirante Luís Felipe Saldanha da Gama, Delfim Moreira da Costa Ribeiro, Francisco Rangel Pestana.Com a proclamação da republicana dos Estados Unidos do Brasil, a família imperial é expulsa do país e para o solo europeu até as suas mortes. A imperatriz Tereza Cristina falece em Portugal em 1889. D. Pedro II falece em Dezembro de 1891 num modesto hotel em Paris, na França. A Princesa Isabel falece em Novembro de 1921 no Castelo D’Eu em Paris e, no mesmo ano, o seu marido, o conde D’Eu. Meses após a posse do poder pelos republicanos, gera-se um impasse entre os mandantes da revolução republicana, Marechal Deodoro da Fonseca - Presidente da República e Marechal Floriano Peixoto – Vice-Presidente, ambos assumem um governo provisório até as primeiras eleições. Diversos empresários americanos e canadenses, inclusive o grupo Farquhar, investiram muito num país monarquista que agora era republicano e exigem o pagamento da dívida milionária do novo governo.O Marechal Deodoro foi contra os contratos nas concessões que estavam à sua frente e se demite da presidência, não querendo participar de forma alguma da pe a teatral injusta que colocaria toda a sociedade menos favorecida num martírio, levando-os à miséria. Distante do poder republicano, Deodoro faleceu em Agosto de 1892. O Marechal Floriano Peixoto assume a presidência com o aval de parlamentares e empresários americanos. A partir daquele fatídico dia, nasceu à famosa sigla EPSPRG - Estrada Feita Só Para Roubar o Governo. Tendo o apoio total dos engenheiros brasileiros, Eugênio Gudin e João Teixeira soares, principais empreiteiros e percussores do capitalismo selvagem estrangeiro.No Rio de Janeiro o governo brasileiro dá a concessão à companhia Light and Power para gerar e fornecer energia elétrica à capital federal. Quase ao mesmo tempo, são feitas outras concessões de iluminação pública, administração de diversos portos e de transporte urbano nas principais capitais.Quase um ano depois, o Presidente Floriano renova a concessão com o grupo Farquhar - Trust of Toronto - Holding Brazil Railway Company - Lumber Company - Southern Brazil Development and Colonization Company, na construção de uma ferrovia de São Paulo ao Rio Grande do Sul e forneceria os trilhos, as locomotivas, mão-de-obra especializada e financeira. O contrato previa a cobrança de vinte contos de réis inicialmente e reajustado depois para quarenta contos de réis por quilômetro construído. E como bônus, administraria a ferrovia num prazo de vinte anos, com direito de renovação do contrato. Além disso, exploraria todos os recursos naturais e povoaria com emigrantes europeus toda a área de concessão, sendo quinze quilômetros em ambos os lados da ferrovia. O poder republicano e o grupo Farquhar sequer imaginaram que com isso estariam acendendo o explosivo de uma caixa de pandora em solo brasileiro, que levaria a “Guerra do Século”.DANIELA PAIVA YABETA DE MORAESA CAPITAL DO COMENDADOR A Auditoria Geral da Marinha no julgamento sobre a liberdade dos africanos apreendidos na Ilha da Marambaia (1851)Dissertação de Mestrado apresentada ao Programa de Pós- Graduação em História da Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro sob orientação da Professora Dra. Keila GrinbergNov/2009RESUMOA lei 581 de 04 de setembro de 1850 alterou a tramitação dos processos judiciais referente ao tráfico de africanos para o Brasil. As novas atribuições previam que o apresamento das embarcações suspeitas e a liberdade dos escravos apreendidos, seriam julgados em primeira instância por um tribunal especial – a Auditoria Geral de Marinha – e em segunda instância pelo Conselho de Estado. Através desta determinação, o tráfico de escravos foi juridicamente equiparado à pirataria e os traficantes ficaram sujeitos à prisão e pagamento das despesas de reexportação dos africanos apreendidos que fossem eventualmente embarcados de volta à África. Neste trabalho analiso dois processos julgados pela Auditoria Geral da Marinha (1851), referente à denúncia de desembarque clandestino e conseqüente apreensão de africanos na Ilha da Marambaia, de propriedade do comendador Joaquim José de Souza Breves, poderoso cafeicultor do sul fluminense do Rio de Janeiro.ABSTRACTThe law 581 of September 4th 1850 changed the course of legal proceedings relating to the Africans' traffic for Brazil. The new attributions were predicting that the apprehension of vessels and the freedom of slaves seized, would be tried at first instance by a special court - the General Auditing of Navy - and in the second urges renewed by the Council of State. With this determination, the slave trade was legally equated piracy and the traffickers were subject to the prison and payment of the expenses of re-exportation of the apprehended Africans who were eventually boarding of turn to Africa. In this work I analyse three processes set up in the Auditing of Navy (1850/1851) referent to the denunciation of clandestine landing and consequent apprehension of approximately 947 Africans in Marambaia's Island, owned by Commander Joaquim José de Souza Breves, powerful coffee-growner in the south of Rio de Janeiro.1AGRADECIMENTOSTodos os momentos da minha vida sempre foram marcados com uma trilha sonora diferenciada. Por isso, procurar a música exata para ser o tema dessa dissertação foi uma tarefa tão difícil quanto escrevê-la! Mas, finalmente tenho certeza de queCoast to Coast, gravada no ano de 1972 por Glenn Hughes quando era vocalista da banda Trapese, é a que se encaixa melhor. Eu ouvia essa música quando era criança, meu tio Amilton gostava muito dela. Talvez por isso eu a tenha escolhido, al m do nome ser muito sugestivo para um trabalho que fala sobre tráfico de africanos, é uma forma de matar a saudade que eu

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sinto dele. Agora, solta o som que eu vou começar os agradecimentos...Tudo começou quando eu estagiava em KOINONIA (2005-2006). Lá eu conheci a Marambaia e a comunidade remanescente de quilombo que habita parte da ilha. Nesses dois anos de mestrado, todos sempre me incentivaram muito com as pesquisas, lendo os meus textos, me ajudando com banco de dados, tabelas, problemas no computador, empréstimos de livros e outros inúmeros cuidados. Muito obrigada a todo o pessoal da “casa”, especialmente: Ana, Andréa, Helena, Kátia (que eu tanto perturbei com o laptop), Manoela, Nadir, Rafael e meu companheiro botafoguense Tião.Foi também em KOINONIA que eu conheci o José Maurício Arruti, meu maior incentivador. Ele me ajudou a deixar o lugar parado e desarrumado que eu ocupava no espaço e me disse pela primeira vez que tudo isso era possível. Algumas vezes de perto, outras vezes de longe, esteve presente da seleção do mestrado até a entrega da dissertação. O título “A capital do comendador”, foi sugestão dele. O Zé também me trouxe o André, o rapaz mais alegre que já conheci, com quem aprendi (e continuo aprendendo) muito sobre o “caminho quilombola”.Quando cheguei na UNIRIO tive o privilégio de ser orientada pela Keila Grinberg. Sua atenção, companheirismo e paciência foram fundamentais para o resultado desse trabalho. No exame de qualificação, as sugestões de Hebe Mattos e Ricardo Salles me ajudaram bastante na condu ão da pesquisa. Entre os meus colegas de mestrado, Pedro2Parga acabou embarcando comigo rumo a Marambaia do comendador Breves. Como é muito difícil deixar o IFCS, Marcos Bretas foi mais uma vez meu professor.Preciso agradecer a galera da Sexta Rock de Vista Alegre por ter suportado minha ausência nos últimos tempos. Acabou! Quero correr pro meu porto seguro, me esconder do mundo e matar a saudade que eu sinto de vocês. Quero cantar bem alto, andar descalça e amanhecer descabelada. Diogo, pega o som com o Darlon e avisa ao Pedro pra chegar cedo. Quero ver meu tio Antorildo de óculos escuro, o Gabriel dançando, meu tio Armando cantando, Nelsinho chorando e os vizinhos reclamando. Quero rock n ́roll all night long!Não tenho palavras suficientes para agradecer aos meus amigos e amigas. Carlos Alexandre “Fernandinho”, meu parceiro desde a graduação, cuidou para que eu não saísse mais dos trilhos como de costume. Minha irmã Nádia Bomfim me disse que “oju obá ia lá e via” e verá muito mais! Rosália, “que nunca deixa a gente no sereno”, se encarregou das inúmeras cópias e encadernações. Com Débora Monteiro, Janaína Wu, Amanda Teles e Aline Soares eu divido diariamente minhas conquistas e inquietações. Sem a presença delas me incentivando, nada disso teria a menor graça. Muito obrigada pela paciência, respeito e compreensão. Nesse período, muita coisa mudou na vida de cada uma de nós, mas garanto que a melhor surpresa foi Amanda ter voltado de Campinas com o Vicente no ventre. Assim que o pequeno nasceu se deparou com textos, livros e fontes de pesquisa das “tias” e da própria mãe, esse eu duvido que seja historiador! Michelli chegou no meio dessas mudanças, passado o susto, hoje senta nas almofadas da sala e conta suas próprias histórias. Lúcia e Meri me inspiram com tanta força e coragem. Joana, Luciana, Fernandinha, Flávia Regina e Luiz Felipe mesmo de longe, estiveram presentes me cobrindo com todo o amor desse mundo.Minha família participou da seguinte forma: meu tio Alvinho financiou parte desse trabalho, comprou o laptop, aguentou minhas crises e sempre disse que eu precisava ficar calma. Minhas tias Am nia e Angélica, me deram vários puxões de orelha para não relaxar com o visual mesmo escrevendo uma dissertação e passando dias longe do espelho e comendo bobagens. Meu tio Ailton foi o único que leu parte de um texto meu. Meu pai diz que eu estudo o caso brasileiro do “Amistad”, como o filme do Spilberg, ao lado da minha mãe (minha Vilminha), torce para que dê tudo certo nesse caminho estranho que eu escolhi pra minha vida. Muitas vezes, sentia dentro do meu coração o de minha mãe apertado de3tanta preocupação comigo e corria pro telefone só pra dizer: Está tudo bem Vilminha, cuide das meninas pra mim, vai dá tudo certo. Já as minhas avós Joana (meu brilhante) e Olga (abuelita), são as grandes responsáveis por encherem a minha vida de histórias; por isso, esse trabalho é dedicado a elas, meus maiores tesouros.Na reta final, o Álvaro trouxe samba pro meu rock n ́roll. Nessa mistura de ritmos, seguimos inventando a nossa trilha sonora. Por esse, e por tantos outros motivos, pertencem a ele os meus melhores e maiores sorrisos.Agora é hora de tocar outra música, essa já acabou.4ÍNDICE Introdução6Capítulo I – OS PROCESSOS19 O primeiro caso: A diligência do chefe de polícia interino Azambuja29 O segundo caso: A diligência do juiz municipal Andrade Pinto33 A resposta do comendador Joaquim José de Souza Breves37 O caso do Bracuí41Capítulo II – OS INTERROGATÓRIOS48 Os interrogatórios na Bahia: o caso do navio Relâmpago57 Tráfico de africanos e crime de pirataria: o caso do iate Jovem Maria61 Outros interrogados70 O exame: são verdadeiramente africanos importados depois de 1831?73Capítulo III – AS DECISÕES77 Primeira instância: a decisão do auditor de Marinha78 Segunda instância: a decisão do Conselho de Estado81Considerações finais95Anexos: I - Lei de 07 de novembro de 1831102 II - Decreto de 12 de abril de 1832104 III - Lei no 581 de 04 de setembro de 1850107 IV - Decreto no 708 de 14 de outubro de 1850110 V - Decreto no 731 de 14 de novembro de 1850121 VI - Decreto no 731A de 14 de novembro de 1850124 VII - Decreto no 731 de 05 de junho de 1854125 VIII – Instalações da Auditoria da Marinha126Mapas: I - Território da ilha reivindicado pela comunidade remanescente128 II - Locais onde os africanos foram encontrados pelas diligências129Fontes130 Bibliografia1315INTRODUÇÃONo dia 25 de fevereiro de 2005, o ex-prefeito da cidade do Rio de Janeiro César Maia, publicou no jornal O Globo o artigo intitulado “Crime ambiental e erro histórico”1, no qual questionava o reconhecimento dos ilhéus da Marambaia como remanescentes de quilombo2. O artigo causou estranheza e preocupação aos moradores da ilha e todos aqueles que acompanham o drama da comunidade em busca da titulação de seu território. A Associação dos Remanescentes de Quilombo da Marambaia (Arquimar), respondeu ao ex- prefeito em uma carta publicada no informativo Territórios Negros3 na qual um trecho em especial merece destaque:Senhor prefeito, este momento da sua visita à Ilha nos fez lembrar mais uma vez quem somos e de onde viemos: somos descendentes diretos dos escravos que vieram nos porões dos barcos do grande traficante e fazendeiro Breves aqui para a Ilha da Marambaia. Somos quilombolas, porque resistimos àquelas violências e continuaremos resistindo às atuais.Nesse mesmo ano de 2005 eu iniciei o estágio no Programa Egbé4, da entidade ecumênica de serviço sem fins lucrativos KOINONIA. O coordenador do Programa na época era o antropólogo José Maurício Arruti, editor do informativo Territórios Negros e responsável pela elaboração do laudo antropológico da comunidade da Ilha da Marambaia, entregue a Fundação Cultural Palmares em dezembro de 2003.

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Era meu primeiro contato com o processo de reconhecimento e titulação de uma comunidade remanescente de quilombo

e o que mais me chamou atenção, no caso da Marambaia, foi a relação histórica.

  • Nom du lien : Alemães na Guerra dos Farrapos - Hilda Agnes Hübner Flores - Google Livres, Lien URL:

    http://books.google.fr/books?id=H50lI_UrJ3kC&lpg=PA59&ots=ylpdJcuLfw&dq=Ministro%20Domingos%20Jos%C3~ %A9%20de%20ALMEIDA&hl=fr&pg=PP1#v=onepage&q=Ministro%20Domingos%20Jos%C3%A9%20de%20ALME~ IDA&f=false.

  • Lien URL: http://www.pucrs.br/edipucrs/ahrs/segredosdojarau.pdf.

  • Nom du lien : A Revoluo Farroupilha no Cenrio Mundial de Sua poca, Lien URL:

    http://www.culturabrasil.org/revfarmac.htm.

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  • Note 88.

  • Nom du lien : Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales, Lien URL:

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahrf_0003-4436_1997_num_308_1_2045.

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  • Nom du lien : Minha pequena homenagem ao abolicionismo da revolução farroupilha Juremir Machado da Silva -

    Correio do Povo O portal de notícias dos gaúchos, Lien URL:

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  • Nom du lien : La frontière indienne du Río de la Plata, un espace de contact et d'échanges, Lien URL:

    http://amerika.revues.org/987.

  • Nom du lien : Sonhos de Liberdade - O legado de Bento Gonalves, Garibaldi e Anita, Lien URL:

    http://www.viapolitica.com.br/sonhos/16_a_revolucao.php.

  • Nom du lien : RootsWeb's WorldConnect Project: Genealogia da Família SILVEIRA (Jeremias), Lien URL:

    http://wc.rootsweb.ancestry.com/cgi-bin/igm.cgi?op=GET&db=valdenei&id=I101685.

  • Nom du lien : Jornal Agora - O Jornal do Sul - Geral, Lien URL:

    http://edicoesanteriores.jornalagora.com.br/site/index.php?caderno=19&noticia=82638.

  • Nom du lien : DOWNLOAD da HISTRIA DA GRANDE REVOLUO (Farroupilha) - Historiador Alfredo Varela, Lien

    URL: http://www.pampalivre.info/alfredovarela/historia_da_grande_revolucao__alfredo_varela.htm.

  • Nom du lien : L'Homme adultère, par Marius Roux, Lien URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5696550d.

  • Lien URL: http://scans.library.utoronto.ca/pdf/4/10/franceajuilsep1913comiuoft/franceajuilsep1913comiuoft_bw.pdf.

  • Em 1836 ao estourar a Revoluçao Farroupilha, era um dos mais prosperos industriais do RGS, alem da major da

    Guarda Nacional.Foi sedretario responsavel pela ata da reuniao historica na LOJA Maçonica Philantropia e Liberdade que decidiu pela inicio da Revoluçao Farroupilha. Com o inicio da Revoluçao Farroupilha recebeu a tarefa de organisar o parque bélico farrapo em Pelotas e a fabrica de Arreamento para a cavalaria.Vereador em Pelotas, foi eleito deputado provincial da 1a Lrgislatura da Assembleia Legislativa Provincial no RGS. No seu mandato lançou a campanha de alfabetizaçao no RGS, inconformado com o fato do Paraguai ter 409 escolas publicas e a provincia local nenhuma. Aos dezoito dias do mês de setembro de 1835 E:. V:. e 5835 V:. L:., reunidos em sua sede, sito à Rua da Igreja, no 67, em lugar Claríssimo, Forte e Terrível aos tiranos, situado abaixo da abóbada celeste do Zenith, aos 30o sul e 5o de latitude da América Brasileira, ao Vale de Porto Alegre, Província de São Pedro do Rio Grande, nas dependências do Gabinete de Leituras onde funciona a Loj:. Maç:. Philantropia e Liberdade, com o fim de, especificamente, traçarem as metas finais para o início do movimento revolucionário com que seus integrantes pretendem resgatar os brios, os direitos e dignidade do povo Riograndense. A sessão foi aberta pelo Ven:. Mestre, Ir:. Bento Gonçalves da Silva. Registre-se, a bem da verdade, ainda as presenças dos IIr:. José Mariano de Mattos, ex- Ven:., José Gomes de Vasconcellos Jardim, Pedro Boticário, Vicente da Fontoura, Paulino da Fontoura, Antônio de Souza Neto e Domingos José de Almeida, o qual serviu como secretário e lavrou a presente ata. Logo de início o Ven:. Mestre, depois de tecer breves considerações sobre os motivos da presente reunião, de caráter extraordinário, informou a seus pares que o movimento estava prestes a ser desencadeado. A data escolhida é o dia vinte de setembro do corrente, isto é, depois de amanhã. Nesta data, todos nós, em nome do Rio Grande do Sul, nos levantaremos em luta contra o imperialismo que reina no país. Na ocasião, ficou acertada a tomada da capital da província pelas tropas dos IIr:. Vasconcellos Jardim e Onofre Pires, que deverão se deslocar desde a localidade de Pedras Brancas, quando avisados. Tanto Vasconcellos Jardim como Onofre Pires, ao serem informados, responderam que estariam a postos, aguardando o momento para agirem. Também se fez ouvir o nobre Ir:. Vicente da Fontoura, que sugeriu o máximo cuidado, pois certamente, o Presidente Braga seria avisado do movimento. O Tronco de Beneficência fez a sua circulação e rendeu a medalha cunhada de 421$000, contados pelo Ir:. Tes:. Pedro Boticário. Por proposição do Ir:. José Mariano de Mattos, o Tronco de Beneficência foi destinado à compra de uma Carta da Alforria de um escravo de meia idade, no valor de 350$000, proposta aceita por unanimidade. Foi realizada poderosa Cadeia de União, que pela justiça e grandeza da causa, pois em nome do povo Riograndense, lutariam pela Liberdade, Igualdade e Humanidade, pediam a força e a proteção do G:. A:. D:. U:. para todos os IIr:. e seus companheiros que iriam participar das contendas. Já eram altas horas da madrugada quando os trabalhos foram encerrados, afirmando o Ven:. Mestre que todos deveriam confiar nas LL:. do G:. A:. D:. U:. e, como ninguém mais quisesse fazer uso da palavra, foram encerrados os trabalhos, do que eu, Domingos José de Almeida, Secretário, tracei o presente Balaústre, a fim de que a história, através dos tempos, possa registrar que um grupo de maçons, homens livres e de bons costumes, empenhou-se com o risco da própria vida, em restabelecer o reconhecimento dos direitos desta abençoada terra, berço de grandes homens, localizada no extremo sul de nossa querida Pátria. Oriente de Porto Alegre, aos dezoito dias do mês de setembro de 1835 da E:. V:., 18o dia do sexto mês, Tirsi, da V:. L:. do ano de 5835.Ir Domingos José de Almeida - Secretário Ata No 67 da Loja Maçônica Philantropia e Liberdade Extraído do Livro Epopéia Farroupilha e a

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Maçonaria Riograndense do autor A. Cesar Celente.A Charqueada Santa Rita no Caminho FarroupilhaA Charqueada Santa Rita é parte integrante do roteiro turístico "Caminho Farroupilha", formatado a partir de projetos do SEBRAE, que inclui, além de Pelotas, mais sete municípios historicamente importantes do Rio Grande do Sul. Às margens do Arroio Pelotas e do Canal São Gonçalo, Pelotas possui um dos mais ricos patrimônios arquitetônicos dos primeiros anos do século XIX, resultado direto da riqueza que a indústria do charque trouxe para a região (observar gravura de Debret acima, retratando a intensa atividade da época no "Passo do São Gonçalo", em Pelotas). Exatamente por esta riqueza e desenvolvimento comercial, ameaçado pela política do Império brasileiro, que aumentou os impostos sobre as charqueadas e outros produtos da economia rural, é que a cidade teve grande importância na Revolução Farroupilha. Os proprietários das charqueadas aliaram-se aos fazendeiros e lideraram o movimento rebelde.Uma das maiores batalhas em Pelotas aconteceu em 24 de fevereiro de 1838, quando a tropa Farroupilha atacou os Imperiais no canal São Gonçalo, na tentativa de tomar a região de Pelotas e Rio Grande. A passagem do canal São Gonçalo era de fundamental importância, pela sua rápida ligação com o mar. Entretanto, as canhoneiras imperiais foram para o meio do canal, onde ficavam fora do alcance dos tiros. Bem posicionados, abriram fogo. O bombardeio durou quase 4 horas, do meio da tarde até o anoitecer. Com muitas perdas os Farrapos recuaram. A cidade permaneceu fiel ao Império, embora tenha sido invadida pelos farroupilhas duas vezes. Mas de seu comércio e de sua sociedade saíram homens e dinheiro para engrossar e sustentar as tropas do General Bento Gonçalves.Domingos José de Almeida, charqueador, intelectual, e homem de negócios pelotense foi o principal ideólogo do movimento revolucionário. Após a proclamação da República Rio-grandense foi seu ministro da Fazenda. Mineiro, nascido em 1797, veio ao Rio grande do Sul em 1819 para reunir tropas de mulas e levá-las até Sorocaba, mas acabou se estabelecendo em Pelotas. Empresário bem sucedido, além de dono de uma companhia de navegaç o com veleiros que transportavam produtos para as províncias do norte, tornou-se o mais próspero entre os charqueadores. Sua charqueada era considerada um modelo de organização. Culto, sua biblioteca era a mais completa do Rio Grande do Sul. Lia livros originais em francês e inglês. Também guerreiro de coragem, ascendeu de major a coronel da Guarda Nacional. Quando a guerra estava sendo preparada, era Deputado da primeira Assembléia Provincial. Foi, junto com Pedro Boticário, um dos mais intransigentes na deposição de Fernandes Braga e na tentativa de impedir a posse de José de Araújo Ribeiro. Ainda, foi um dos que convenceu Antônio de Souza Netto a proclamar a República, em 11 de setembro de 1836. Junto com Gomes Jardim, assinou um decreto que criou a bandeira oficial Farroupilha. Em 1838 se empenha na compra de uma tipografia, colocando o jornalista italiano, Luigi Rosseti, como editor de "O Povo". Também da riqueza de Domingos José de Almeida e da sua senzala, onde moravam centenas de escravos, nasceu um dos corpos de combatentes mais destacados da Revolução Farroupilha, os "Lanceiros Negros", que foram liderados pelo coronel Teixeira Nunes.Domingos José de Almeida era casado com Bernardina Barcellos de Lima, filha de Bernardino Rodrigues Barcellos, que por sua vez era irmão de Inácio Rodrigues Barcellos (proprietário daCharqueada Santa Rita), e de Cipriano, Boaventura e Luís Rodrigues Barcellos.A família Rodrigues Barcellos foi proprietária do maior número de charqueadas situadas às margens do Arroio Pelotas. Farroupilhas convictos, em novembro de 1835, os irmãos Barcellos chegaram a oferecer um baile no solar de Boaventura, no centro de Pelotas, uma semana após o desembarque de José de Araújo Ribeiro (que estava para ser nomeado presidente da Província Rio-grandense, nomeado pelo Padre Diogo Feijó) com o intuito de facilitar o entendimento inicial entre o líder dos Farrapos, General Bento Gonçalves, e o novo presidente. Apesar da iniciativa dos irmãos Barcellos, os líderes não se entenderam, e o resultado mostrou-se bastante sangrento.Hoje, ao visitar as antigas charqueadas de Pelotas e caminhar pelas ruas do centro da cidade, entre os prédios da época, não é difícil imaginar que naqueles sobrados, naquelas salas, os prósperos homens do comércio e do campo se reuniam para conspirar nos primeiros anos da década de 1830.

• Garibaldi, conforme os relatos de suas “Memórias”, nunca entregou os bois a Rivera. Chegando ao Uruguai, Garibaldi teria ainda se dirigido à legação brasileira de Montevidéu pedindo anistia ao Imperador Dom Pedro II, mesmo havendo pedidos dos farroupilhas para que este retornasse ao Rio Grande do Sul31. No ano de 1845 o tratado de Ponche Verde colocou fim à Revolução Farroupilha, encerrando uma luta que durante aproximadamente 10 anos dividiu o Rio Grande do Sul entre farroupilhas e imperiais. Garibaldi, a esse tempo, ainda estava no Uruguai onde permaneceria até 1849, ano em que retornou a Europa para finalmente lutar pela unificação de sua Itália, ficando mundialmente conhecido como o condottiere. ____________________________________________________________30 Carta de Domingos José de Almeida a Dom Fructuoso Rivera, datada de 06/04/1841. AAHRGS, V.3, CV-1598.31 Anais do III Congresso Sul-riograndense de História e Geografia. Porto Alegre: o Globo, 1940, 3o vol.pp.1515-1517. ____________________________________________________________A consolidação do Segundo Reinado com o Imperador D. Pedro II, fez com que episódio farroupilha entrasse em esquecimento. Somente em fins do século XIX, com o movimento republicano, a Revolução Farroupilha e a República Rio-grandense foram novamente trazidas a lume; dessa vez, como forma de propaganda. Os jovens republicanos do Partido Republicano Rio-grandense (PRR) apresentaram-se como seguidores dos ideais farroupilhas. Surgiram, então, os primeiros estudos sobre a Revolução Farroupilha, em editoriais dos jornais republicanos, como “A Federação”, ou através de livros, como “A História da República Rio-grandense” (1881) de Joaquim Francisco de Assis Brasil e “A Revolução de 1835 no Rio Grande do Sul” (1882), de Ramiro Frota Barcellos, ambos republicanos históricos. Nessa mesma época a imigração italiana para o Rio Grande do Sul se acentuava; importantes cidades floresciam na zona colonial italiana, cuja influência econômica e política rapidamente se acentuava. Era preciso estabelecer um elo entre o novo regime, a República, e o imigrantes italianos. Garibaldi foi o elo perfeito. Garibaldi passou, então, da condição de mero coadjuvante da revolução à condição de herói, lado a lado, como já referimos, no panteão dos revolucionários, com Bento Gonçalves, Antônio de Souza Neto e David Canabarro.Analisando o contexto político do final do século XIX, associada à importância da imigração italiana no Rio Grande do Sul fica bastante evidente o processo de construção do mito Garibaldi, como um instrumento de propaganda política. Como exemplo mais evidente dessa junção temos o jornal republicano do município de Caxias do sul, em que aparecem, na primeira página, no alto, Bento Gonçalves ao lado de Garibaldi,

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ambos segurando um coroa de flores com o dístico: “A união faz a força”, na parte de baixo a figura do então

governador Borges de Medeiros. Surgia, dessa maneira, o mito do herói dos dois mundos.
• XARQUEADASDE DANÚBIO GONÇALVES UM RESGATE PARA A HISTÓRIA3a Edição Revista e

AmpliadaDesenhos e xilogravuras coloridas pelo autor Danúbio GonçalvesPorto Alegre, 2011 HOMENAGENS A Danúbio Gon alves, grande expoente das artes plásticas brasileira.A todos os trabalhadores das Charqueadas riograndenses e os de suas co-irmãs do Prata.A Carlos Reverbel jornalista e historiador (In memorian). A José Almeida Collares e Maria Angelina Collares Talaveirapelo incentivo e amizade. Ao professor pelotense de História Pasqual Müller (In memorian).A Alvarino da Fontoura Marques, médico, fazendeiro e pesquisador, cuja trilogia do Ciclo do Charque é obra obrigatória para conhecer nossa história (In memorian).A Fernando O. Assunção academico, professor e historiador uruguaio presidente do IHGU - Instituto Histórico Geográfico do Uruguai (In memorian).A Paulo Xavier, médico, professor e pesquisador, certamente o maior conhece- dor da história do Ciclo do Charque no Rio Grande do Sul (In memorian).A Augusto Simões Lopes Neto, gaúcho e pelotense de coração, amigo inesquecível (In memorian).A Voltaire Schilling historiador e amigo. Aos excursionistas da Ouro e Prata na Fran a em 2010. as ConsEQUÊnCias Da rEvolUção FarroUpilHa para as CHarQUEaDas DE pEloTasPelotas é uma cidade situada numa grande planície. Sua posição geográfica a co- locava entre a capital da Província e o porto de Rio Grande, cobiçado pelas duas facções que se empenhavam na luta. Fácil é supor que, num estado de guerra, a cidade ficasse praticamente indefensável.Os combates foram mais frequentes e violentos nos primeiros anos e Pelotas foi palco de alguns, como o da rendição do jovem oficial Marques de Souza futuro Conde de Porto Alegre ao General Netto. Este último, após vários dias de combate, ameaçou mandar pelos ares a atual “Casa da Banha”, sobrado que se localiza na esquina da Pra- ça Coronel Pedro Osório com a rua Félix da Cunha, restaurada pelo arquiteto Ricardo Ramos.Face a tal ameaça, grande parte da população mudou-se para a cidade de Rio Grande, que não chegou a ser tomada pelos farroupilhas.Dois dos principais líderes civis revolucionários, tinham seus negócios em Pelo- tas. Eram eles José Gonçalves Chaves e Domingos José de Almeida. Este último, foi um dos cérebros mais ativos da Revolução Farroupilha, sendo, praticamente, o mentor in- telectual do movimento. Ambos eram abastados charqueadores que arriscaram suas vi- das e patrimônios em defesa de seus ideais e dos propósitos farroupilhas. Já é tempo de se estudar esse episódio de nossa história com mais cautela, sem preconceitos ou ufanismos, conforme palavras de Riopardense de Macedo, autor do livro Diário de um Conflito.Em 1836, no começo da Revolução, Jean Batiste Roux veio com sua esposa e filha de Buenos Aires para Porto Alegre. A Revolução não intimidou o valente comerciante francês.No ano de 1846, um ano após a assinatura do tratado de paz, Roux elegeu Pelo- tas para estabelecer-se, iniciando-se como charqueador. Em sociedade com o senhor Eugênio Salgues, francês de origem mas procedente de Buenos Aires, instalou uma nova Charqueada, adotando o sistema platino. Embora possuísse escravos, incluiu, nos serviços, mão de obra assalariada, o que lhe garantia maior produção.“Xarquedas”, de Danúbio Gonçalves: um resgate para a História O dia 18 de setembro de 2009 marca os 170 anos do falecimento dos irmãos Francisco José de Leão (Chico Leão) e José Manuel de Le o (Juca Leão), assassinados pelo Barão do Jacuí, Francisco Pedro de Abreu, na madrugada do dia 18-09-1839, em plena Revolução Farroupilha. Denise OBIGNI:CHARQUEADAS PELOTENSES NO SECULO XIX:COTIDIANO, ESTABILIDADE E MOVIMENTO Tese apresentada como requisito parcial e final para obtenção do grau de Doutor em História dasSociedadesIbéricaseAmericanas. Pontifícia Universidade Católica do Rio Grande do Sul.Orientador: Prof. Dr. Arno Alvarez KernPorto Alegre 2005Extraits A cerca da presença de mão-de-obra livre nas charqueadas, Corsetti (1983) considera que esta era bastante reduzida na primeira metade do século XIX, se intensificando a partir da década de 1860 devido ao fim do tráfico e a dificuldade de aquisição de novos braços. A autora cita o discurso do deputado Manuel Lourenço do Nascimento na Assembléia Legislativa Provincial em 1862 no qual ele refere-se ao trabalho livre nos estabelecimentos charqueadores, considerando que naqueles dias “(...) as graxeiras, a salga de couro e outros trabalhos são feitos por braços livres. Antigamente, em qualquer daqueles estabelecimentos, não se via homens livres além do capataz e algum patrão de iate; hoje não sucede isto, grande parte da gente é livre...” (CORSETTI, 1983, p.145-6).114Provavelmente o deputado tenha tomado conhecimento da experiência ocorrida na charqueada de Jean Baptista Roux, este que, segundo Lopes (1994), foi provavelmente o pioneiro no emprego de mão-de-obra livre nos estabelecimentos de charqueio. Jean Baptista Roux havia trazido do Prata uma máquina para beneficiar as graxas, instalando-se com uma charqueada primeiramente em Santo Antônio do Triunfo, em terrenos que pertenciam a família Leão (BAETHGEN apud LEITE, 2003). Comerciante de couros, lãs e crinas, Jean Baptista Roux andou por Porto Alegre, Rio Pardo e Rio Grande até que em 1846, arrendou uma charqueada na costa do Pelotas. Neste estabelecimento empregou trabalhadores de diferentes nacionalidades juntamente com negros escravizados em um empreendimento que durou pouco mais de cinco anos.Sua filha, Fanny Baethgen (apud LEITE, 2003), relatou em 1902 como funcionava a charqueada que seu pai havia fundado em sociedade com Eugène Salgues na margem direita do arroio Pelotas na região denominada Cascalho. Baseada em suas lembranças de infância Fanny Baethgen assim retratou o local:Tinha uma casa grande, com jardim, uma quinta com laranjeiras e outras frutas. Perto um grande terreno, onde matavam os animais, beneficiavam as carnes e couros, tinha centenas de trabalhadores entre bascos, franceses, espanhóis, argentinos, correntinos, paraguaios, orientais e africanos. Para morar, tinham cabanas, muitos tinham família. O trabalho era de quatro horas da manhã ao meio dia. (...). Depois os homens iam se lavar na beira do rio e se divertiam cada qual a sua maneira. Os bascos, jogavam bola, os argentinos e correntinos cartas, que acabavam as vezes por disputas (...).Neste estabelecimento, trabalhavam além dos bascos franceses vindos de Montevidéu e dos argentinos e orientais, mais 30 escravos africanos alugados (LOPES, 1994). A charqueada da firma Salgues & Roux já estava extinta em 1852 e Jean Baptista Roux havia115se instalado com uma barraca de couros em Pelotas, que segundo Lopes (1994) foi a primeira que houve na cidade.Se ocorreram mais casos como este com certa regularidade nas charqueadas da costa do arroio Pelotas durante o século XIX não nos foi possível divisar na documentação pesquisada. Nos 169 documentos levantados nesta pesquisa, abarcando o período que vai de 1796 a 1898, raras evidências foram encontradas a cerca destes trabalhadores. Nos poucos registros que

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encontramos na documentação eles aparecem ora como credores ou devedores do inventariado, ora reivindicando salários não pagos ou até mesmo citados em testamentos como compadres ou afilhados receberem um benefício.Deste modo, podemos afirmar que, se ocorreu a presença de homens livres, trabalhando lado a lado com escravos, em número crescente e significativo nas charqueadas da segunda metade do século XIX, isto não refletiu-se de modo visível nos documentos analisados.Devemos ter em consideração que, quando um proprietário ou “cabeça de casal” falecia, eram arroladas em seu inventário todas as dívidas que este porventura tivesse contraído em vida, incluindo pagamentos de salários a eventuais funcionários. No entanto, na documentação trabalhada apenas aparecem, de forma bastante esparsa, pagamentos de salários devidos a indivíduos que executavam invariavelmente as funções de peão, de capataz (de estância/campo ou de charqueada), dívidas de acertos de negócios com suprimentos de gado, com patrões de iate ou oleiros. Considerando-se que havia uma parcela de trabalhadores livres executando diferentes tarefas nos estabelecimentos de charqueio, o fato destes aparecerem de forma tão escassa neste tipo de documentação, parece sugerir a idéia de que116até por volta dos anos 80 do século XIX, os trabalhadores livres no meio rural recebiam em troca de seu trabalho principalmente um local para se arranchar, uma casa e um espaço para ro ar, somados a um salário eventual.O pagamento de salários devidos, quando aparecem nos inventários, em geral referem-se a vários meses de trabalho. Em um documento de 187087, o inventariante devia os salários de seu capataz referentes a nove meses de trabalho. Em outro de 188788, os salários devidos a dois peões referiam-se a dois meses e meio de trabalho. O patrão de iate, Vicente Ferreira dos Santos registrou em 1830, uma ação cível cobrando dívidas da herança de Damázio Vergara. Nesta ele cobrava o pagamento de seus serviços como patrão do iate, do qual o inventariado lhe ficara devendo 37 meses de salário, dívida esta que o falecido ia lhe pagando “(...) por vezes como lhe era possível (...)”. O ajuste de contas resultou num total de 291#600 réis, incluindo outras despesas feitas pelo autor do processo.89Portanto o assalariamento existia, muito embora fosse protelado conforme a vontade do patrão. Neste sentido, ao empregado restava manter uma relação de maior dependência usufruindo como pagamento, de seu local de moradia este, em alguns casos, associado a outros suprimentos como alimentação e terras para roçar.Portanto, vejamos no que foi possível recuperar na documentação pesquisada, quais eram estes elementos que realizavam as atribuições necessárias ao funcionamento dos estabelecimentos charqueadores.87 Inv. Cypriano Joaquim Rodrigues Barcellos.N.2, M.1, E.28, Ano 1870. 2° Cart. Órfãos e Prov. Pelotas. 88 Inv. João Maria Chaves. N.1082, M.61, E.6/25, Ano 1887. 1° Cart. Órfãos e Prov. Pelotas 89 Inv. Damázio Vergara. A.67, M.3, E.97, Ano 1830. Órfãos e Ausentes. Jaguarão.1173.2.1 Capataz, administrador, feitor e peõesConforme Marques (1990), nas charqueadas o capataz era o chefe do pessoal, podendo possuir um assistente, o sota-capataz. O feitor, por sua vez, encarregava-se do controle dos escravos enquanto o mestre tinha a função de supervisionar a realização correta das diferentes etapas do processo produtivo (idem). Nos documentos trabalhados nesta pesquisa, no entanto, não apareceram as funções de sota-capataz e mestre, apenas encontramos referências a função de capataz e feitor.Ao capataz cabia a função de administrador as diferentes atividades da charqueada, sendo que deveria cuidar não só do controle dos escravos, bem como do envio de gado para matança e das diversas áreas produtivas da propriedade como hortas e pomares. O charqueador Domingos José de Almeida, em carta dirigida à sua mulher, Bernardina Barcellos de Almeida, em 1835, faz recomendações a cerca das instruções a serem dadas a seu administrador90. O capataz, a quem Domingos José de Almeida chamava por “compadre” Rolino, é citado em diversas cartas onde podemos observar suas responsabilidades em relação ao funcionamento da charqueada:Porto Alegre, 25 de abril de 1835.De novo te recomendo que admoestes ao compadre Rolino muita vigilância aos escravos, concórdia entre todos, que não deixe de receber gados de costeio, ainda mesmo por menos do que correr, que ponha vigia na mandioca e que nas falhas cuide da plantação da chácara, (...). 91Como podemos observar, estes homens que alcançavam o posto de capataz, muitas vezes estabeleciam laços de compadrio com seu patrão charqueador. José Antônio Moreira, o90 Anais do AHRS. Vol. 3, 1978. 91 Anais do AHRS. Vol. 3, 1978.118Barão de Butui, um dos mais ricos charqueadores pelotenses, ao falecer em 1867, deixou em seu testamento diversos legados para instituições de caridade, afilhados e pessoas de seu convívio92. Entre os beneficiados estão dois afilhados, sendo que um deles era filho de seu ex- capataz, já falecido na época, José de Ávila Corrêa, a quem deixou de herança 500#000 réis. Este valor corresponderia na época em média a um ano de salário de um capataz (Tabela 3). O outro afilhado do barão, que também recebeu o mesmo valor de herança, era filho “(...) de Bernardino José Vieira, ferreiro na Costa do Pelotas”, certamente outra trabalhador livre da região.Passados 22 anos do testamento do barão de Butuí, em 1887 foi requerido um tutor para o menor e órfão, Políbio de Ávila Correa, de 12 anos, filho do falecido, José de Ávila Corrêa, morador na cidade de Pelotas.93 Possivelmente os dois eram parentes, neto e filho respectivamente, do antigo capataz do barão de Butuí que ainda permaneciam na região. Nenhum documento mais foi encontrado sobre o capataz, suas posses e o destino de sua família. É possível que seu inventário e de sua mulher tenham sido realizados em outro cartório de outra localidade ou se extraviado. De qualquer modo, podemos supor que seus parentes tenham permanecido na área onde este havia se tornado “compadre” de um barão. Podemos inferir aqui que relações de compadrio poderiam facilitar, por meio de vantagens materiais e sociais, a estabilidade destes grupos menos favorecidos.Ser agregado em terras de um proprietário estancieiro ou charqueador poderia levar este a criar vínculos com seu patrão transformando-o assim em seu protetor. Os vínculos de compadrio viriam então criar uma certa estabilidade nas relações entre estes trabalhadores e seus patrões. Assim como José de Ávila Corrêa conseguiu que o barão de Butuí fosse padrinho de seu filho, tornando-se seu compadre e garantido uma parte na herança deste92 Inv. Leonídia Gonçalves Moreira A.677, N.41, E.6, Ano 1867. 1° Cartório de Órfãos e Prov. Pelotas 93 Tutela.N.766, M.32, E.26/28, Ano 1887. 2° Cart. Órfãos e Ausentes. Pelotas.119charqueador, outros agregados aparecem ora aqui ora ali na documentação se beneficiando, direta ou indiretamente, através de seus filhos, com legados monetários e materiais. No entanto esta relação poderia significar aos trabalhadores uma maior dependência, devendo estes se estabelecer onde seus patrões por ventura estivessem vivendo.
Domingos José de Almeida, em face da necessidade de mudar-se com sua família para Pedras Brancas, devido a pressão de credores que sofria no início do movimento Farroupilha na região de Pelotas, solicitou a sua esposa que

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providenciasse a mudança ordenando, entre outras coisas, que “(...) o compadre Rolino se pudesse cá vir mesmo para capataz, seria famoso.”94Em outra carta Domingos José de Almeida insiste: “ O compadre Rolino que venha também como já lhe ordenei, (...). Já ultimei o arrendamento do estabelecimento em que te falei, e é para deixá-lo em ordem e em andamento que careço falar ao compadre Rolino.(...).”95 A seu capataz “ordenou” também que cuidasse tanto para que a viagem da família ocorresse sem “algum transtorno”, bem como lhe enviasse cavalos, escravos e arreios, entre outras tantas tarefas que lhe iam sendo solicitadas ao longo de sua correspondência com sua esposa.Bernardina Barcellos de Almeida administrava a casa, recebendo instruç es de seu marido que estava afastado devido ao movimento revolucionário no qual estava envolvido. Durante os anos da Revolução Farroupilha muitas mulheres tiveram que administrar a casa, filhos e empregados, sozinhas. Para tanto, o capataz era figura fundamental para manter a ordem e delegar as atividades aos demais empregados e escravos. Em carta a seu primo, Maria Luísa Ferreira Barcellos, em fevereiro de 1842, nos revela a situação destas mulheres94 Anais do AHRGS. Vol.3, 1978. 95 Idem.120Meu Primo e Sr.(...). No dia 2 do corrente lhe escrevi e mandei um escravo de próprio a dar- lhe parte da minha infelicidade de perder meu marido para sempre, pois faleceu no dia 30 do passado; (...) eu aqui estou cheia de aflições e sem saber o que devo fazer e só espero a sua proteção e os seus conselhos para me saber governar; não há um capataz; o que aqui havia foi para às armas (...) e não se acha outro que possa fazer a sua obrigação como este homem. (...).(a) Maria Luísa Ferreira BarcelosP.S. (...) o homem chama-se Pedro Gaspar. Eu mesmo desejava falar-lhe, porém os caminhos não dão lugar.96Portanto, o capataz tinha um importante papel na manutenção destas propriedades e na vida de estancieiros e charqueadores. Durante a Revolução Farroupilha, quando era solicitado aos revolucionários a doação de escravos para a frente de batalha, muitos os pagaram com dinheiro para não perderem cativos valiosos. Em 1841, o Presidente da República Farroupilha autorizou que “(...) o mulato Domingo escravo de Francisco José Bueno e seu capataz, não seja ocupado em serviço algum da República, em atenção ao donativo que acaba de prestar seu senhor, o referido Bueno; (...)”.97Vivendo muito próximos do seu senhor de quem supriam as mais diferentes necessidades, o capataz ou administrador, gerenciava entre outros bens os escravos, que constituíam importante parcela no montante das propriedades dos charqueadores.Necessitando apresentar testemunhas ao Juiz Municipal, justificando a quantidade de escravos que possuía antes do início da Revolução Farroupilha, Domingos José de Almeida apresenta, em 1843, o depoimento de dois capitães Joaquim da Costa Braga e Miguel Antônio de Magalhães “que oferece por testemunhas por o conhecimento que de tais escravos tiveram96 Anais do AHRGS. Vol. 3, 1978. 97 Anais do AHRGS. Vol. 3, 1978.121quando capatazes da charqueada do suplicante”98. As testemunhas foram descritas da seguinte forma.1a TestemunhaO capitão Joaquim da Costa Braga, homem pardo, casado, morador em Pelotas e presentemente na campanha, idade que disse ter trinta anos e do costume nada; (...), pelo pleno conhecimento que tem do justificante e do estado de sua casa, neste e em outro tempo, por ter sido administrador de sua charqueada. Nada mais disse.(...).Testemunha 2aCapitão Miguel Antônio de Magalhães, homem branco, solteiro, natural de Santa Catarina, idade que disse ter quarenta e dois anos, e de costume nada; (...), pleno conhecimento que ele testemunha tem do justificante e do estado de sua casa naquele tempo por ele testemunha ter sido seu capataz. (...).99Temos aqui o perfil de dois homens que haviam exercido a função de administrador e capataz na charqueada de Domingos José de Almeida. Os dois haviam sido alçados ao cargo de capitão, provavelmente devido a seu alistamento no exército farroupilha, o que lhes conferia então um certo prestígio social. A primeira testemunha, Joaquim da Costa Braga era pardo, bem como o capataz de Francisco José Bueno, citado anteriormente, era um escravo mulato. Portanto, a figura do capataz poderia tanto ser um homem livre, bem como um forro ou até mesmo um escravo.No entanto, os escravos ou alforriados que chegavam a conquistar o posto de capataz parecem ter sofrido as vicissitudes de uma condição em que estavam em contato direto com os trabalhadores cativos num constante enfrentamento, onde a violência era exercida de lado a lado. Lima, ao investigar processos crimes da Junta de Justiça de Porto Alegre, nos períodos de 1818 a 1833, considerou que98 Idem. 99 Ibidem.122(...) a autoridade senhorial fazia-se presente na figura do capataz ou do feitor. (...). Capatazes existiam para garantir o fluxo regular do processo de trabalho. Exerciam, dentro e fora do ambiente de produção, controle sobre os trabalhadores. Dos escravizados procuravam extrair, através da vigilância e violência, o máximo de produtividade. Exigiam disciplina e subserviência. (1997, p.96)O autor observou que estes trabalhadores,Legítimos representantes dos interesses senhoriais, eram, em grande número, livres pobres, ‘brancos’. Raramente, negros forros. Menos ainda, escravos. Capatazes negros advinham de um segmento privilegiado, no contexto da hierarquia da sociedade colonial. (1997, p.96)Lima recuperou a história de vários crimes cometidos no período, alguns deles ocorridos nas charqueadas de Pelotas (op. cit.). Na propriedade do charqueador Antônio José Gonçalves Chaves, em 1819, ocorreu um destes contra a pessoa de seu capataz. O autor assim relata:À margem do Pelotas, ficavam a charqueada e residência de Antônio José Gonçalves Chaves, (...).Em dias de julho de 1819, um capataz pendera morto entre as forquilhas. (...). Os escravos foram chamados para o “serviço de estender charque”. (...). Trabalhavam em duplas quando chegou o capataz. Caetano era seu nome. Viera reclamar com Francisco e Fidelis (...). (...) a que o cativo respondeu: “(...) você não é senhor, nem branco e quer dá nome pelo serviço, pois também é negro, como eu.”Caetano era negro e também cativo. (...).De posse de uma faca, que caíra da cintura do capataz, o escravo “deu-lhe uma facada na barriga”, ferindo Caetano, mortalmente. (1997, p.95-96).Segundo considerou o autor, havia grande dificuldade em manter os laços de solidariedade entre os livres pobres, forros e escravos. Um cotidiano de tensões fazia com que manifestações de cooperação entre estes segmentos fossem pouco comuns uma vez que “raramente resistiriam às pressões da classe dominante” (LIMA, p.187). Isto ocorria, no entender de Lima, uma vez que estes indivíduos “Por receio de sofrerem penalidades ou123atraídos pela possibilidade de se integrarem à ordem social que lhes hostilizava, prendiam, acusavam, exigiam punição e delatavam cúmplices.” (op. cit., p.187)Em 23 de outubro de 1857 havia sido supliciado na forca que havia dentro da cidade de Pelotas um escravo que assassinara o capataz da charqueada de José Antônio Moreira (LOPES NETO, 1994. p.64). Outro crime como estes foi noticiado no jornal “Echo do Sul”, em 1866. Nesta data ocorreu o julgamento do escravo denominado preto Machado, pelo assassinato do capataz da charqueada de Domingos Soares Barboza (MAESTRI, 1984). O escravo recebeu então a pena de morte,

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como ocorria no mais das vezes em que o crime perpetrado envolvesse a morte de membros da família senhorial ou de capatazes (LIMA, 1997). A lei visava obviamente coibir quem pretendesse violar a ordem social e o capataz representava o senhor enquanto sujeito que impunha, pela força, esta mesma ordem.Estes indivíduos, diretamente empenhados em manter a ordem e o controle da escravaria, parecem estar mais bem enquadrados na definição de Marques (1990), citada anteriormente, para o termo “feitor” do que “capataz”. O termo feitor aparecerá registrado, apenas uma vez, curiosamente em um arrolamento de gastos com salários feito no ano de 1887100, três anos após a abolição da escravatura na região. Dentre os salários de diversos trabalhadores domésticos aparecem indivíduos exercendo as funções de carroceiro, boleeiro, lavadeira, amas-de-leite, cozinheira, etc. Neste momento é possível visualizar a entrada destes novos sujeitos, os trabalhadores livres assalariados, em funções exercidas até então por escravos. Entretanto, há neste mesmo arrolamento uma dívida com “despesas de 2 meses de salários para criados e feitor” juntamente com gastos com “roupas para os pretos da estância”100 Inv. João Maria Chaves. N.1082, M.61, E.6/25, Ano 1887. 1° Cart. Órfãos e Prov. Pelotas.124no valor de 28#800 réis evidenciando o fato de que se oficialmente havia sido abolida a escravidão nem por isso o trabalho escravo havia acabado.101Smith (1922), ao visitar as charqueadas pelotenses cinco anos antes, em 1882, retratou o trabalho de escravos e feitoresHá um não sei que de revoltante e ao mesmo tempo cativador nestes grandes matadouros; os trabalhadores negros, seminus, escorrendo sangue; os animais que lutam, os soalhos e sarjetas correndo rubros, os feitores estolidos, vigiando imóveis sessenta mortes por hora, os montes de carne fresca dessorando, o vapor assobiando das caldeiras, a confusão, que entretanto é ordem: (...). (grifo nosso)Em carta escrita durante os primeiros anos da Revolução Farroupilha, período de grande instabilidade na região, Domingos José de Almeida, avisado por seu guarda-livros, João da Cunha, alerta sua esposa quanto a necessidade de manter a escravatura ocupada no intuito de impedir que tivessem tempo de sobra para organizarem qualquer tipo de resistência e tentativa de fuga. Para tanto recomenda a ela que dê ordens a “João Grande”, provavelmente seu feitor para que mantivesse os escravos sob controle.Cara Bernardina do coraçãoPelotas, 14 de março de 1836. (...). João da Cunha me avisa do exaltamento dos escravos, (...), manda falar ao João Grande para administrá-los, pois na verdade não é prudente tê-los altaneiros em semelhante conjuntura.(...). Sra. Bernardina Barcelos de Almeida. Pelotas.”102101 Idem. 102 Anais do AHRGS. Vol. 3, 1978.[No verso](a) Almeida.125O viajante alemão Friedrich von Weech, após tentar fazer a vida no Brasil, voltou para seu país onde publicou, em 1828, um guia para seus conterrâneos que emigravam para a América do Sul. Friedrich von Weech descreveu a função dos feitores como um verdadeiro problema e apresentou como, no seu entender, se deveria tratar tal questão:Cada fazenda precisará de um ou mais feitores, dependendo do número de negros que possuir. (...). Aliás, tem-se mais aborrecimentos com essas pessoas do que com os próprios negros. Como no Brasil todo homem livre é chamado de ‘senhor’ para diferenciá-lo do escravo, assim também o feitor de julga semelhante a um senhor; (...); assim é insuportavelmente preguiçoso, deita-se debaixo de árvores frondosas, quando presume que o senhor não está por perto e deixa os negros fazerem o que bem entendem; (...). Em vista disto seria mais vantajoso escolher um ou dois negros honestos e fazê-los feitores, para o que podem ser facilmente treinados. Os negros são normalmente mais severos com seus companheiros do que os feitores brancos e muito zelosos de sua posição. (...).A propósito precisam ser mais bem vestidos e tratados que os demais; (...). Sem dúvida fica-se privado do trabalho de um par de braços, mas em compensação poupa-se a remuneração e o sustento de um feitor livre, que atinge, por mês, um mínimo de 12 mil réis. (1992, p.118-119) (Grifo nosso)Negros escravizados ou alforriados, também exerceriam a função de capataz ou feitor alcançando assim um espaço social dentro do mundo dos brancos obtendo vantagens. No entanto, suas vidas eram marcadas pela violência e pela não aceitação tanto no meio dos escravizados como no meio dos brancos.Se havia homens que exerciam apenas a tarefa de administrar os escravos, usando de violência e confrontando-se diretamente no dia-a-dia do ambiente fabril, por outro lado, parece que a figura do capataz, enquanto administrador, tinha uma melhor perspectiva de vida. Assim como os capatazes de Domingos José de Almeida puderam, como homens livres que eram (mesmo um deles sendo pardo), testemunhar a seu favor, condição proibida aos indivíduos escravizados, a figura do capataz parece ter gozado, em algumas situações, de um126certo prestígio social. Em dois casos encontramos na documentação pesquisada, na figura do capataz ou administrador, homens livres das classes mais abastadas.Durante a briga judicial entre o testamenteiro Domingos de Castro Antiqueira, charqueador de Pelotas, e os herdeiros de José Ignácio Bernardes, lê-se um interessante relato não somente sobre a figura de um capataz, Antônio José da Silva Serzedello, genro de um proprietário charqueador abastado, bem como sobre os acontecimentos na região durante a Revolução Farroupilha:Aqui cabe dizer que meu constituinte Antônio da Silva Serzedello, que em 1836, na qualidade de capataz e amigo do testamenteiro propôs-se ao grande perigo de ir a sua charqueada seduzir, sim seduzir os seus escravos que se achavam entregues ou debaixo dos cuidados das forças rebeldes que então ocupavam a margem do rio Pelotas, fazendo destarte com que o testamenteiro não perdesse um grande número de escravos e que as ditas forças rebeldes não aumentassem com eles (...) 103Antônio da Silva Serzedello era casado com uma das filhas do licenciado Ignácio José Bernardes, rico e culto charqueador da região. Ignácio José Bernardes, que além de charqueador exercia a atividade de cirurgião, termo utilizado para designar os escassos médicos que haviam no período, morrera solteiro embora tivesse assumido seus filhos naturais com escravas e forras que viviam em sua casa.104Sua filha, Eugênia Ignácia dos Prazeres, que era parda, casou-se com o antigo capataz de seu testamenteiro Domingos de Castro Antiqueira, Visconde de Jaguari, vizinho e amigo de seu pai.105 Mesmo herdeira de um rico charqueador talvez o estigma social tenha impedido que fizesse um casamento com um filho de proprietário da região. De qualquer103 Inv. Ignácio José Bernardes. N.421, M.17, E.12, Ano 1838. 1°Cart. Órfãos e Prov. Pelotas. 104 Idem. 105 Ibidem.127modo, Antônio da Silva Serzedello havia ascendido socialmente ao realizar casamento com a filha de charqueador.Em 1867 o Barão de Butuí, José Antônio Moreira, deixava em seu testamento para Serafim da Costa Guimarães, administrador de sua charqueada, 1 conto de réis. Serafim da Costa Guimarães que era filho de Manoel Portugal Guimarães, proprietário na costa do arroio Pelotas, casou-se com Maria Isabel de Almeida, filha do charqueador Domingos José de Almeida106. Mais tarde ficou viúvo e tornou a casar-se, em 1875, desta vez com Antônia Rodrigues Candiota, filha de Antônio

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Rodrigues Candiota, que havia possuído uma charqueada nas margens do São Gonçalo (NEVES, 1987).Portanto, embora as denominações de administrador, capataz e feitor por vezes tenham se assemelhado ou até mesmo equiparado, parece ter havido diferenças marcantes entre estas figuras. Um filho ou parente de senhor abastado poderia vir a ser o administrador do estabelecimento de outro proprietário ou parente. Este mesmo sujeito poderia receber a denominação de capataz desta propriedade. Esta mesma denominação poderia ser dada a um sujeito agregado, branco ou pardo livre, como as testemunhas de Domingos José de Almeida.Um capataz, embora sem bens de raiz, poderia chegar a possuir um patrimônio significativo, como foi o caso de José Nunes da Silva, que vivia “(...)com sua família (...) na Estância de São João, de João Francisco Braga de quem era capataz em cujo lugar vivam de favor (...)”.107 (Grifo nosso)106 Inv. Leonídia Gonçalves Moreira A.677, N.41, E.6, Ano 1867. 1° Cartório de Órfãos e Prov. Pelotas 107 Inv. José Nunes da Silva. A.65, M.5, E.6, Ano 1828. 1° Cart. Órfãos e Provedoria. Pelotas.128O proprietário da estância, João Francisco Braga, era um dos homens da lista de charqueadores e proprietários que haviam enviado correspondência ao senado em 1805 denominando-se como “(...) comerciantes e fazendeiros interessados nas carnificinas de que abunda esta Província, e de que nela se faz artigo principal, (...)” solicitando editais que regulamentassem os períodos de fabrico da carne seca108 (SPALDING, 1943, p. 137).José Nunes da Silva, seu capataz, havia falecido em 1828, deixando mulher e oito filhos, sendo que o mais velho tinha 11 anos e o menor estava com 8 meses. Através de seu inventário, podemos observar como se constituía parte do cotidiano de um capataz agregado.109A viúva de José Nunes da Silva, Roza Barbosa da Silva, restou um baú grande de couro, outro pequeno, uma caixa velha, 2 lençóis, 4 fronhas e 3 colchas de algodão, uma colcha cheia de lã e 95 alqueires110 de feijão. De resto haviam algumas roupas do falecido: 5 camisas sendo duas de linho, 3 pares de calça de brim, 3 pares de calça de casimira velhas, uma de baetão com meio uso, outra de ganga amarela, 4 ceroulas de algodão, 5 coletes, 2 jaquetas, um robissão de pano.111Apesar da constituição modesta do equipamento domésticos da família do capataz, sua indumentária chama a atenção, constituindo seus aperos em prata na maioria dos bens móveis arrolados. Esta era assim constituída:Um par de estribos de prata, dois pares de esporas de prata, dois freios de ferro e [sic] de prata, um dito com copas, um dito velho e ponteiras,108 SPALDING, W. Pecuária, Charque e Charqueadores no Rio Grande do Sul. In: RIHGRGS. n° 91-92. Porto Alegre, 1943. p.137.109 Idem. 110 Alqueire – corresponde a 13,800 kg (FORTES, 1980, p.95). 111 Inv. José Nunes da Silva. A.65, M.5, E.6, Ano 1828. 1° Cart. Órfãos e Provedoria. Pelotas.129dois freios campeiros, dois pares de lombilhos de sola lavrada, um dito campeiro velho, uma xerga lavrada, três ditas velhas, três coxinilhos, três cinchas com argola, uma dita de couro, um poncho de pano forrado, um chapéu fino de pelo, um par de botas velhas, um dito de meio uso, uma faca de ponta velha, uma pistola nova, uma dita velha.112Os diversos viajantes estrangeiros que estiveram no Rio Grande do Sul no século XIX registraram com bastante surpresa o luxo e beleza dos aperos em prata dos cavaleiros mesmo que estes fosses das classes mais humildes. Entre eles, o viajante belga Baguet, que esteve no Estado em 1845, observou a indumentária dos homens da província comentando entãoÉ incrível o luxo que se exibe nos arreios dos cavalos, no sul do Brasil e nas províncias do Prata. (...). Vi arreios que tinham custado quantias consideráveis. Nosso guia, que possuía como vestuário apenas o que levava no corpo, gastou quase todo o seu salário em ornamentos de prata para sua sela (1997, p.67).113O capataz apesar de estar vivendo de agregado e possuir um ambiente doméstico singelo, possuía uma rica indumentária, constituída de roupas e acessórios além de seus aperos em prata, que deveriam representar sua condição superior frente aos demais empregados da propriedade.Além de sua rica indumentária de cavaleiro, o capataz falecido possuía também 5 escravos, sendo 3 adultos e 2 menores. Eram Antônio Benguela, 35 anos, Inácio da Costa, 30 anos, João Moleque campeiro, 20 anos e os menores Delfina Mulata de 12 anos e Leonor crioula de 3 anos. Ao escravo campeiro devia recair a tarefa de auxiliar o capataz e cuidando112 Idem. 113 BAGUET, A. Viagem ao Rio Grande do Sul. Santa Cruz do Sul. EDUNISC; Florianópolis: PARULA, 1997.130dos animais pertencentes a este constituídos por 57 [sic] mansos, 6 bois mansos, 30 cavalos mansos, 14 redomãos, 3 potros e 28 éguas.114Somados os bens em prata ao valor dos escravos e animais, o capataz possuía uma herança considerável. O que aumentava em muito o valor do monte mor do capataz era o fato de que a soma dos valores de dívidas a serem pagas a herança perfazia a quantia de 3:939#760 réis. Deviam ao capataz: Antônio Gomes da Rosa, que tinha duas dívidas, uma de 2: 240#000 e outra de 1:072#000, ambas desde 1826; o alferes José Cardoso de Guimarães 590#000 que devia desde 1823 e Simão Lacerda Silva que devia 37#760 réis.115O juiz de Órfãos determinou a quantia de 311#441 réis como tercinha116 para realização dos sufrágios da alma do falecido. Esta quantia foi reclamada pela viúva como “exorbitante” e acabou ficando em 100#480 réis que ela “distribuiu em missas pela alma de seu marido de que obteve a quitação da Geral Junta” e o que restou, num total de 210#961 réis, a viúva deveria “(...) reverter aos herdeiros como parte de suas legítimas paternas”. Provavelmente a viúva conseguiu que o juiz reduzisse a soma na avaliação da tercinha visto que os devedores da herança dificilmente quitariam suas dívidas em pouco tempo, podendo levar meses ou anos, se realmente chegasse a pagá-las, portanto o patrimônio dos herdeiros menores deveria ser poupado para a garantia de seu sustento.117 A partir daqui, não encontramos mais nenhuma documentação sobre esta viúva e seus filhos. Talvez teria de mudar-se, dando lugar a um novo capataz para este senhor ou permaneceria se possuísse vínculos mais sólidos, como o de compadrio, com o proprietário.114 Inv. José Nunes da Silva. A.65, M.5, E.6, Ano 1828. 1° Cart. Órfãos e Provedoria. Pelotas. 115 Idem. 116 Terça – era a parte do montante da heran a a qual o falecido poderia dispor livremente. 117 Inv. José Nunes da Silva. A.65, M.5, E.6, Ano 1828. 1° Cart. Órfãos e Provedoria. Pelotas.131Na charqueada, o capataz ou administrador devia supervisionar, além do feitor e escravos, o trabalho dos peões, que tratavam o gado nos potreiros e currais e que os encaminhavam para a cancha de matança. Estes peões podiam trabalhar fixos nas est ncias e charqueadas bem como podiam realizar trabalhos, para os quais eram contratados e pagos por diária, como o de contagem do gado entre outros. Estes trabalhadores foram descritos pelo viajante alemão Friedrich von Weech, em seu livro publicado em 1828. Sobre o trabalho da peonada no campo relatou:Cavalos selados ficam o dia todo amarrados em frente da casa, prontos para uso dos peões, os quais,

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duas vezes por dia, verificam onde os rebanhos estão e se não há gado estranho pastando nas terras do proprietário.

Antes do pôr-do-sol, o gado é lentamente recolhi.

  • Nom du lien : Danubio Gonçalves, Lien URL: http://www.slideshare.net/Xarqueadas/livro-para-visualizar-na-web.

  • Navires dans le port de Pelotas - XIXème siècle Le port de Rio Grande do Sul. — I. Pour être, au point de vue de la

    superficie, un des Etats moyens du Brésil {236. 5B3 kilomètres carrés), pour être, au point de vue des débouchés aaiurets, une des parties les moins favorisées do cette immensecontrée, le Rio Grande do Sul n'en fait pas moins preuve d'une remarquable activ^ité écono-mique. Les progrès croissants de ses cultures, tude et à son climat, celles de l'Europe et celles du Brésil central, agricoles (élevage du bœuf, du mouton, du cheval et industries dérivées) et de ses fabriques de tissus, de chapeaux, de chaussures, etc.,de son commerce intérieur, avec les autres Etats de la Confédération et avec les pays étrangers, une connais- sance chaque jour plus précise des richesses encore à peu près inexploitées de son sous-sol, tout contribue à lui promettre, dansl'avenir, un très grand essor.Mais, pareil à l'enfant du conte de fées à qui rien ne manquait, sinon une qualité essentielle, l'Etat de Rio Grande do Sul ne possède aucun port digne de ce nom. La nature qui lui a tant donné, ne l'a pourvu, et lui-même et ses alentoursimmédiats, que d'une côte ingrate, basse, sablonneuse, battue par de fréquentes tempêtes, à laquelle, non moins justement qu'à notre littoral languedocien, peut s'appliquer lacélèbre expression par laquelle les anciens caractérisèrent à bon droit les rivages du golfe du Lion :mare saevum, littus importuosum. Derrière de longues flèches de sable, droites et sans anfractuosités, «ouvertes de dunes, véritables nehrungenlarges de quelques milles seulement, se succèdent dans le Rio Grande do Sul pendant 643 kilomètres, depuis le petit port deTorres jusqu au fleuve Chuy, c'est-à-dire jus- qu'à la frontière de l'Uruguay, des surfaces lacustres, séparées les unesdes autrespar des isthmes relativement étroits et ne communiquant avec la mer que par des chenaux analogues à nos graus du Languedoc. Là se trouve, sur une étendue beau- coup plus considérable, une véritable répétition du phénomène physique queconsti- tuent, sur la côte du golfe du Lion, de nombreux étangs littoraux, et à Madagascar, le chapelet de lacs se poursuivant le long du rivage oriental.De ces lacs, le plus considérable de beaucoup est celui du centre, la Lagoa dos Patos, long d'environ 270 kilomètres du N N.-E. au S. S-O., et dont la largeur varie entre 40 et oo kilomètres ;il couvre une superficie de plus de 7.000 kilomètrescarrés et se trouve en communication fluviale, par le rio navigable Sâo Gonçalo, avec un autre lac d'une étfindue encore très respectable mesurant, dans son plus grand développement, 178 kilomètres de long sur64 kilomètres de large, la LagoaMirim.Autant, avec son étroite bordure de dunes dite Praia de Pernambuco ou Praia de Estreito, la côte océanique est « rébarbative », selon l'expression toute récente et très juste d'un officier de la marine brésilienne, autant, au contraire, sont animés lesrivages de la Lagoa dos Patos. Non seulement le Gapivari, tributaire du golfe termi- nant le lac au N.-E., mais au N.-O. le Guahyba grossi du Taquary et du Vacacahy et à rO. le Camaguam et de courtes rivières descendues de la Serra do Herval et dela Serra dos Tapes, arrosent les riches campagnes avoisinantes et y apportent la fécon- dité; les villes et les villages, qui n'ont trouvé aucun emplacement favorable sur une côte sans végétation ni abri, étendent sur les bords de la lagune leursrangées plus— qui sont à la fois, grâce à son alti- — de ses industries132FRANCE-AMÉRIQUE
    ou moins considérables de maisons. Porto Alegre, sur le golfe du N.-O., Porto Alegre, la capitale de l'Etat de Rio Grande do Sul, peuplée de iSO.OOO habitants, la commer- çante cité de Pelotas (32.000 habitants) sur le rio Sfto Gonçalvo et l'industrielRio Grande do Sul ou Sâo Pedro avec ses 35.000 habitants, sont les plus importantes de ces agglomérations, que relient les unes aux autres, sur les eaux douces et calmes de laLa"-oados Patos, de fréquents services de navigation intérieure.II. Qu'à tant d'éléments de prospérité vienne s'ajouter une communication avec l'Atlantique, et les négociants de l'Etat de Rio Grande do Sul n'auront plus rien à demander à la nature. Or une telle communication existe eu fait, mais elle est, ô cruelleironie !absolument inutilisable. Entre la lagune dos Patos et les eaux océaniques, un chenal naturel, le canal do Norte qui sépare 1rs deux villes de Rio Grande do Sul et de Sâo José do Norte, constitue un trait d'union dont les profondeursvariententre10et12mètres; malheureusementunebarreconstituéeparlessables qui sous l'action des tempêtes se détachent du littoral, et par les matières en suspen- sion dans les eaux de la lagune, ferme l'embouchure du chenal. D'autre part, sousl'influence des vent régnants, et en particulier du redoutable pampero venu du Sud- Ouest, sous l'action des pluies et des phases de la lune, la profondeur de cette barre se modifie et les bancs mobiles qui obstruent l'extrémité occidentale du canaldo Norte font très fréquemment varier la direction des passes donnant accès dans la lagune. De là de très nombreux sinistres ; de là, pour <span style=".

  • Benito MAURELLNé vers 1796 - Pelotas,RS,Brasil Décédé vers 1870 - Pelotas,RS,Brasil , à l'âge de peut-être 74 ans.Marié avec Josefa Lamas ca 1799-ca 1869, dont: Ibalda Martins Da Silva ca 1833 Luís Maurell 1844 Josefa Maurell †1856 Emílio Maurell Benito MAURELL y Hijos, (Adolfo et Enrique)chargés d'affaires auprès de Jean-Baptiste ROUX Jean Baptiste ROUX a exporté ses cuirs et autres produits par l'intermédiaire de sociétés telles que:Fraeb & Cia. Esta casa foi fundada em 1829 pela firma H. Fraeb, mais tarde Fraeb, Neickele & Cia., que em 1910 se tornou Fraeb & Cia. O seu movimento anual vai a Rs.25.000:000$000. Esta firma faz um largo comércio de importação e exportação. As suas importações provêm da Alemanha, Inglaterra e outros pontos da Europa, por intermédio da sua casa de Hamburgo, e também diretamente da Argentina. Os artigos importados da Europa consistem em fazendas, secos e molhados, arame farpado, cimento, etc. A firma exporta, em enormes quantidades, couros secos e salgados, lã, crinas, chifres, carne seca, sebo, etc., para vários pontos do Brasil e Argentina. A casa é agente da Royal Insurance Co.; do Banco Transatlântico, Rio de Janeiro; do Banco Alemão, Berlim; da Machine Cottons Co., Glasgow. O Sr. Charles Fraeb, chefe da firma, nasceu em 1865, em Porto Alegre, e foi educado na Alemanha, onde fez o seu tirocínio comercial durante seis anos. Em 1890 voltou ao Rio Grande e entrou para a firma como sócio em 1900. A sede da firma é no Rio Grande, onde reside também o Sr. Fraeb, que é possuidor da Comenda da Águia Vermelha da Prússia e tem desempenhado por várias vezes as funções de cônsul da Alemanha, bem como da Áustria-Hungria, não só no Rio Grande como também em Porto Alegre. É um dos membros mais influentes da colônia alemã e do Clube Germânia, do qual tem sido presidente por vários anos. Desde 1910, são sócios da firma também os Srs. Christiano Nygaard e Hermann Meissner, ambos de nacionalidade alemã. Este último é o atual presidente do Clube Germânia e foi

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recentemente nomeado vice-cônsul da Áustria-Hungria. Corrêa Leite & Cia. A casa Corrêa Leite & Cia., considerada uma das maiores casas de importação e exportação do Rio Grande, foi fundada em 1895. Faz larga importação da Europa, Estados Unidos, Uruguai, Argentina e de vários portos brasileiros, e negocia muitas espécies de artigos, tais como açúcar, arroz, sal, café, farinhas, querosene, arame farpado, ferragens, tintas e uma infinidade de miudezas. As suas exportações consistem em carne seca e alguns outros produtos de menor importância. A firma vende para diversos pontos do Brasil e para isso mantém quatro empregados viajantes em constante serviço. A casa tem uma sucursal em Pelotas e uma importante agência em Porto Alegre. O seu capital registrado é de Rs.600:000$000 e o seu movimento anual vai a Rs.2.000:000$000. Os sócios da firma são diretores da Empresa de Navegação Sul Rio Grandense e agentes da Companhia de Seguros Eqüitativa. São estes sócios a viúva Corrêa Leite, comanditária; Srs. Dr. A. da Costa Corrêa Leite e José Lourenço Tricate, solidários; e Srs. Manoel Pereira Braga e Lucrecio de Oliveira Leite, interessados. (...) O Sr. Lucrecio de Oliveira Leite nasceu em Portugal, em 1879, e veio para o Brasil em 1880, criando-se, assim, neste país, onde também fez a sua aprendizagem comercial. Trabalhou em diversas casas do Rio Grande. Em 1907 associou-se com o Sr. Braga e, mais tarde, entraram ambos para a firma atual. Desempenha as funções de vice-cônsul de Portugal e faz parte dos principais clubes da cidade. o.Thomsen & Cia. A firma Thomsen & Cia foi estabelecida há dez anos na cidade do Rio Grande, pelo falecido Barão Albert Thomsen. Esta importante casa faz grande comércio de importação e exportação. Recebe mercadorias dos Estados Unidos da América do Norte, tais como máquinas para trabalhar o ferro, máquinas para a lavoura, querosene, óleos lubrificantes; terebintina da América do Norte e do Paraná; sal em larga escala para os saladeiros; grande variedade de produtos da Espanha, Alemanha e Inglaterra, e vende as suas mercadorias pelo porto do Estado do Rio Grande do Sul. As suas exportações constam de couros secos e salgados, ossos, cinzas, chifres, peles, lã e uma pequena porcentagem de tabaco. A sua exportação de l atinge 1.000 toneladas anualmente, além do suprimento à indústria local, e da que é enviada para o Uruguai. A firma tem agências em Porto Alegre, Pelotas, Bagé e Santa Maria. Representam tamb m a Vacuum Oil Co. e a North British & Mercantile Insurance Co. Esta casa é uma sucursal da importante firma de New York, Thomsen & Cia, e faz todas as suas compras na América do Norte. Os sócios, tanto em Nova York como no Rio Grande, são Srs. Hugo A. Thomsen, de Nova York; H. J. Riedel e Gustav Feddersen. A casa, no Rio Grande, faz um movimento de Rs.5.000:000$000Biblos, Rio Grande, 1 (1): 163-175, 2010.167anualmente. Tem a seu cargo os interesses da firma no Brasil o Sr. G.C. Feddersen, filho mais velho do sócio da casa Sr. Gustav Feddersen. Nasceu no Rio Grande em 1884 e foi educado na Alemanha, onde também praticou o comércio durante três anos. Residiu em França durante um ano e esteve no México como gerente comercial da Silver Lead Mining Co. por sete anos. Veio para o Rio Grande em 1910, para se familiarizar nos negócios da firma. Por morte do gerente da casa, foi promovido ao seu atual posto em maio de 1911. É membro do Clube do Comércio de Pelotas, secretário do Clube Germânia e faz parte de várias outras sociedades. É grande amador do esporte. Jean-Baptiste ROUX:Chronologie Naissance le 25 Prairial an X (14 juin 1802) à Trans, 83 Selon son fils Jean, il aurait quitté le domicile familial vers l'âge de 17 ans pour être Pilotin à Marseille.Nous retrouvons son frère François à Marseille en 1824, âgé de 12 ans, enfant de la Charité, embarqué comme mousse sur un bateau de La Ciotat, Capitaine ROUSSET.L'acte de mariage de Jean-Baptiste ROUX avec Eléonore DELAUNAY est enregistré au Consulat Général de France à Buenos Ayres le 1er Septembre 1831. Selon ce document, J.B. ROUX est alors restaurateur et domicilié rue de paix, n°39 à Buenos Ayres et ci-devant domicilié à Marseille tandis que Eléonore Françoise Ambroisine DELAUNAY est, elle, domiciliée chez ses parents rue Belgranon n° 177 à Buenos Ayres.1831: Naissance FANNY1836:Jean Baptiste ROUX, son épouse et leur fille s'installent à Santo Antonio de Triunfo sur des terres appartenant à la famille Leao (propriètaires de plusieurs charqueadas).11 septembre 1836: Antonio e SOUZA NETTO déclare l'indépendance de la République de Piratini, avec Bento Gonçalves comme Président. C'est le début de la Révolution Farroupilha.Bento Gonçalves arrêté et emprisonné jusqu'à ce qu'il s'échappe en 1837.1er août 1837: Naissance d'Amélie à Santo Antonio Jean Baptiste Roux arrêté pour ses idées républicaines fait de la prison à Porto Alegre.18 octobre 1838: Lettre du Sr Ministro ALMEIDA à Joao Baptista ROUX (CV 8051) voir CV-8056 annexo 11, ANAIS AHRS28310 août 1839: Lettre de JBR (de RIO PARDO)(CV-8052) à Domingos José de ALMEIDA, Villa de Caçapava (Carimbo) Cachoeira 10 août 1839: 2de lettre de JBR à Ministro da Fazenda (CV-8053)Giuseppe GARIBALDI rejoint les rebelles en 1839 12 novembre 1839: Lettre de JBR (de RIO PARDO) à De ALMEIDA (CV- 8054) 12 novembre 1839: 2de lettre de JBR à De ALMEIDA (CV-8055) 15 février 1840: Lettre de JBR (de RIO PARDO) à De ALMEIDA (CV- 8056) 10 avril 1840: Lettre de JBR à Domingos Jozé de ALMEIDA, ministro das Fazendas (CV-8058). JBR est alors à RIO PARDO, RGS. En 1840, l'amnistie est offerte aux rebelles qu'ils ont refusée. En 1840, JBR s'associe à Marcos PRADEL, Vice Consul de France à PORTO ALEGREJBR effectue plusieurs voyages RIo Grande do Sul, Rio de Janeiro, Europe (MARSEILLE) entre 1940 et 1945/461845 JBR habite à JAGUARAO (environ 6 mois): Exportation de cuirs, laines, etc. Naissance d'Eugénie à JAGUARAO1845/46: JBR vend avec l'idée de rentrer en France, puis déménagement à RIO GRANDE où le Docteur et Madame GASSIER ont loué une maison pour les ROUX.Là, JBR va tous les jours chez un nommé Nicolaï, où se retrouvent les Français.Rencontre d'Eugêne SALGUES, commerçant Français venu d'Uruguay (C'est l'époque de ROSAS)Création de la Société (Firma) SALGUES e ROUX qui loue upour environ 5 ans une charqueada à PELOTAS.1851: construction d'une maison dans le centre de PELOTAS, rua dos Flores, n°1.Là, 6 mois après le déménagement et en un mois disparaitront, du fait de la scarlatine, 3 enfants: Louis (8 ans), Eugénie (5ans), Elise (2 ans).Là naîtront: Ernestine (15 décembre 1854), Elise, Jean (Grand-Père)Là se marieront: Fanny ROUX avec Jean BAETHGEN; Amélie ROUX avec Edmond BERCHON DES ESSARTS; Adeline ROUX avec Joao Manoel FONTES1860: JBR Vice-Consul de FranceFanny, Amélie et Adeline "Les 3 perles de Pelotas".1867: Retour en France de JBR, Eléonore, Ernestine, Elise, Jean, Joaquina mulatresse. (18 rue Brochant, 2ème étage. de 1867 à 1869) puis 8, Place des Batignolles, 1er à droite.1869: Arrivée d'Adeline Fontès (abandonnée par son mari), sa fille Eléonore et son fils Alfred.Ernestine, Elise et Adeline en pension, 39 avenue de Saint Ourn chez les Dames Religieuses du Sacré Coeur de Coutances.en 1874: Mariage de Ernestine avec Ernest GESBERT, pharmacien à DAMVILLE (Eure), à Paris, 8 place des Batignolles.Elise (née en 1845 à Pelotas) est mariée à Jules Alfred GUIMOND (né à Lagny, 77 le 3 décembre

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1855)Eleonore (Fontès) mariée avec Mr LAPORTE, notaire à Ouzouer-le-Marché. Adeline habitait avec eux puis est revenue habiter avec sa mère. 1878: 1ère communion de Grand-Père au Collège Albert Le Grand. (Dominicains)11 février 1888: Décès d'Eléonore, 49 rue Lemercier. (Grand-Père étudianr en médecine). Grand-Père vit alors quelque temps avec sa soeur Adeline Fontès puis loue un petit logement d'étudiant au Quartier Latin, 7 rue Corneille, aux Galeries de l'Odéon, au 6ème étage, dans la maison du fond.Thèse de doctorat en Juillet 1891.Loue 141 rue de RomeMariage de Grand-Père le 18 juin 1892. Chemin de fer:Um pouco da história Construção: 1884 Construída para servir à linha ferroviária Rio Grande-Pelotas-Bagé (tripé porto-charque-gado), a Estação Férrea foi implantada em 1884, graças ao empenho do conselheiro Gaspar Silveira Martins. O prédio possui um salão principal, onde se localiza a bilheteria e o acesso ao pátio dos trens. À esquerda funcionava a administração e, à direita, o setor de saúde ocupacional. O prédio possui 15 cômodos e no andar superior se encontra a residência do agente. A Estação Férrea foi construída com três portas centrais, marquise de vidro, mansardas com oito janelas água-furtada, platibanda com balaústres de cimento, frontão central trabalhado, pinhas nas esquinas do telhado e das platibandas do andar superior. Inaugurada em 2 de dezembro de 1884, segundo jornal da época, "de forma fria e constrangedora", pois estava marcada apenas uma rápida parada dos trens na estação de Pelotas, o que foi reprovado pela comunidade, que achou melhor não prestigiar os atos de inauguração. Mas, ao longo da ferrovia, houve muitas comemorações. A implantação da ferrovia e construção da estação repercutiram fortemente no desenvolvimento e no crescimento urbano de Pelotas. Logo se tratou da criação de uma rede viária capaz de ligar a estação ao resto da cidade, o que induziu o crescimento em direção ao "largo da estação". Por volta de 1930, foram construídas duas laterais com porta e janelas, iguais para cada lado, mas sem mansardas, das quais foram retiradas as janelas, assim como as pinhas. A plataforma de embarque e desembarque é protegida por longa cobertura, estruturada a partir de "mãos-francesas" de ferro. O velho sino e o relógio, com duas faces, uma para dentro do saguão e outra para a plataforma de embarque, são originais no saguão de entrada (hoje foram retirados). A partir de janeiro de 1998, o imóvel foi abandonado, depredado e até incendiado. Hoje permanece assim, à espera de algum tipo de investimento que o recupere.

  • Lien URL: http://www.genealogiacorrea.com.br/GENTROP7.pdf.

  • Nom du lien : Guerra Dos Farrapos, Lien URL: http://www.slideshare.net/ecsette/guerra-dos-farrapos.

  • Lien URL: http://www.memorial.rs.gov.br/cadernos/bentogaribaldi.pdf.

  • Note 89.

  • Nom du lien : Voyage à Buénos-Ayres et à Porto-Alègre, par la Banda-oriental, les missions ... - Arsène Isabelle -

    Google Livres, Lien URL: http://books.google.fr/books?id=SygAAAAAQAAJ&dq=El%20Sitio%20Rio%20Grande%20do%20Sul&hl=fr&pg=PA3~ 14#v=onepage&q&f=false.

  • Lien URL: http://www.africaeafricanidades.com/documentos/Remanescentes_quilombos_pelotenses.pdf.

  • Nom du lien : 2 siècles de transport maritime à Marseille, Lien URL: http://academie.sla.mars.free.fr/transMar.htm.

  • Margem do rio Pelotas, 6 de setembro, 1820. - "Dada a hora avançada de nossa chegada a casa do Sr Chaves, nada

    pude dizer ainda a respeito. A casa está situada do modo mais favorável, pois os iates podem chegar até junto dela. A residência do proprietário é de um pavimento apenas, porém grande, coberta com telhas e um pouco elevado do solo. Interiormente é dividida em grandes peças que se comunicam umas com as outras e que ao mesmo tempo se abrem para foraHospedaram-me num quarto pouco iluminado, dando para uma sala de refeições, gênero de distribuição comum em todo Brasil.Mesas, cadeiras e canapés compõem o mobiliário do Sr. Chaves. As cômodas e as secretárias são móveis completamente modernos no Brasil e somente encontradiços em um número exíguo de casas.O rio Pelotas tem quase a largura do Essonne em Pithiviers, passa ao lado da habitação serpenteando em uma vasta planície, tendo ao lado oposto uma pequena encosta, onde se vêem algumas casas cobertas de telha. Diante da residência do Sr. Chaves estende-se um belo gramado e além vêem-se várias fileiras, compridas, de grossos paus fincados na terra. Têm cerca de quatro pés, sendo cada um terminado por pequena forquilha. Essas forquilhas recebem varões transversais destinados a estender a carne seca no tempo das charqueadas. Ao lado desses secadouros existe o edifício onde se salga a carne e onde é construído o reservatório, denominado de tanque".O nome Charqueada São João foi, provavelmente, uma homenagem de Antônio José Gonçalves Chaves ao seu filho João Maria. Os filhos de Gonçalves Chaves, Antônio José e João Maria, compartilharam das propriedades que foram de seu pai.O complexo saladeril passou, mais tarde, ao genro de João Maria Chaves, Jacinto Antônio Lopes Filho, casado com Maria Salomé Chaves. No início do século XX, a propriedade pertenceu a João Tamboridengui.Fontes:> Viagem ao Rio Grande do Sul, Auguste Saint Hilaire> 100 Imagens da Arquitetura Pelotense, Rosa Maria Garcia Rolim de Moura e Andrey Rosenthal Schlee.> Negros, Charqueadas e Olarias, Ester J.B.Gutierrez.

  • Nom du lien : POLICE BUENOS AIRES, Lien URL: http://irhis.recherche.univ-lille3.fr/dossierPDF/CIRSAP-Textes/Galeano%20-%20Police%20Espace%20urbain%20Bue~ nos%20Aires%201776-1856.pdf.

  • Nom du lien : JACQUEMONT à Rio de Janeiro, Lien URL: http://www.banrepcultural.org/sites/default/files/87684/brblaa901411.pdf.

  • Nom du lien : Brasil: Uma Historia Inconveniente, Lien URL: http://www.youtube.com/watch?v=t821sT4AoUY.

  • Nom du lien : Commerce des esclaves à PELOTAS, Lien URL:

    http://www.escravidaoeliberdade.com.br/site/images/Textos5/vargas%20jonas.pdf.

  • Nom du lien : CADERNOS do CHDD, Lien URL: http://pt.scribd.com/doc/50822470/cadernos-do-chdd-04.

  • Nom du lien : SENZALA E VIDA ESCRAVA, Lien URL: http://youtu.be/4yrq0nsdGl8.

  • Vulgo CostinhaUm distinto e extinto cidadão pelotense publicou em 1944, aqui no Diário Popular, saboroso texto em

    que retrata, com riqueza de detalhes, o florescimento da indústria saladeiril em Pelotas. Entre outras qualidades, seu artigo nos permite conhecer os apelidos pelos quais a comunidade identificava, na época em que viveram, alguns dos charqueadores locais.Em regra geral, os apelidos, por devassarem uma intimidade e, muitas vezes, uma fraqueza - por

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tornarem público o que devia permanecer privado — , são radicalmente rejeitados. Mas neste caso tenho certeza de que eram benevolamente aceitos. Não só por sua própria natureza: também porque o autor se confessa, em todos os parágrafos, um verdadeiro devoto da obra desses charqueadores. Não haveria de contrariá-los, inscrevendo para a posteridade (mesmo que na perenidade incerta de um artigo de jornal) qualquer cognome que lhes pudesse parecer inconfessável.De qualquer modo, a simples revelação dos apelidos e o fato de sabermos que aqueles “principais da terra” respondiam por um vocábulo pequeno e íntimo, à margem dos seus sempre extensos nomes de batismo — faz com que a sua imagem se torne, para nós, bem mais humana. Faz com que os seus temperamentos nos pareçam, mesmo à distância, bem menos ásperos, bem menos rígidos, bem menos ríspidos (expressões que utilizei, domingo passado, para classificar psicologicamente esses mesmos empresários).Não poderia ser tão severo, por exemplo, um industrial que se assinava Francisco Antunes Gomes da Costa, que exibia com alarde o título de Barão do Arroio Grande, mas que, diante dos amigos, diante da família, atendia com naturalidade se acaso lhe chamassem, reservadamente, de Costinha.Outros charqueadores cujos epítetos significavam, igualmente, corruptelas dos seus próprios nomes, foram Joaquim da Silva Tavares, Barão de Santa Tecla, conhecido como Quincas Silva; Manuel Rafael Vieira da Cunha, o Maneca Rafael; José Bento de Campos, o Cazuza Bento; Antônio José de Azevedo Machado, o Machadinho; Heliodoro de Azevedo e Souza Filho, o Heliodorinho; e João da Silva Tavares, o Joanica.Houve apelidos que identificaram os charqueadores com topônimos locais, como é o caso de Jacinto Antônio Lopes, o Jacinto do Beco; Manuel Bento da Fontoura, o Laranjal; Leonício Antero da Silveira, o Leonício da Ilha; e Bernardino Maia, o Boca do Arroio. Ou com objetos e animais, como Manuel Batista Teixeira, o Maneca Espada, e Antônio da Silva Maia, o Maia Rato.Por deficiência física, Quíncio Barcellos era chamado de Surdo. Bernardino Barcellos, por sua vez, era o Sinhô. João Jacinto Mendonça de Azevedo, o Juó. Joaquim José de Assumpção, Barão de Jarau, era o Quincas Patrão, por ter sido, na mocidade, patrão de iate. E Domingos Soares Barbosa, por fim, era o Le Roy - nome do purgante que obrigava os escravos a ingerirem quando supunha que se fingiam de doentes...Mas quase ia deixando de nomear o autor da memória: Zeferino Costa, coronel da Guarda Nacional. Tinha ele também a sua alcunha. Era o Coronel Ferico, para os íntimos. Mencionei, no artigo anterior, o que disse Hermmann Blumenau, em 1846, acerca dos charqueadores de Pelotas: pareceram-lhe “geralmente gente bruta”.Não era melhor a opinião de Luís Braga, procurador de Jacob Rheingantz — fundador da atual cidade de São Lourenço do Sul. Escreveu-lhe o seguinte, em carta de 31 de março de 1857: “São poucos os homens de fortuna em Pelotas que possam conhecer as vantagens de uma colônia bem estabelecida, pois eles só gostam de ver os seus dinheiros amontoados e sem aplicação alguma para benefício seu e do público: esta é a ilustração destes ricos que só enxergam a ponta do nariz”. Né le 25 Prairial an X (14 juin 1802) à Trans (actuellement Trans-en-Provence, 83) Selon son fils, il aurait quitté Trans vers l'âge de 15/17 ans pour aller à Marseille. Là, il aurait fait Pilotin dans le port. Après quoi il aurait navigué au long cours.(note: nous avons retrouvé la trace de son frère François, à Marseille, en 1824, "Enfant de la Charité", mousse à bord d'un navire commandé par le Capitaine Rousset de La Ciotat, naviguant à la côte. )Nous retrouvons Jean-Baptiste à Buenos Ayres en 1831: l'acte de son mariage avec Eléonore DELAUNAY est enregistré au Consulat Général de Buenos Ayres le 1er septembre 1831. Selon ce document, il exerce le métier de restaurateur et est domicilié au n°39 rue de la Paix (et ci-devant domicilié à Marseille). Eléonore Françoise Ambroisine DELAUNAY habite, quant à elle, chez ses parents, n°177 rue Belgrano.1831: naissance de Fanny à Buenos Ayres.1836: Jean-Baptiste ROUX, son épouse et leur fille partent au Brésil, à Santo Antonio de Triunfo, dans lla province du Rio Grande do Sul, sur des terres appartenant à la famille LEAO (propriètaires de plusieurs charqueadas). 11 septembre 1836: Antonio e SOUZA NETTO déclare l'indépendance de la République de Piratini, avec Bento Gonçalves comme Président. C'est le début de la Révolution Farroupilha.ROUX, João Batista CV-8051 a CV-8058 CV-8051 S. Exa. o Sr. Ministro Almeida á João Baptista Roux.421838 – Octubro 18”p style="font: normal normal normal 9px/normal 'Times New Roman'; color: #1a1a18; margin: 0px;">5” dito Holanda à $320... .1$600.

• 1er août 1837: Naissance d'Amélie à Santo Antonio Jean Baptiste Roux arrêté pour ses idées républicaines fait de la prison à Porto Alegre.18 octobre 1838: Lettre du Sr Ministro ALMEIDA à Joao Baptista ROUX (CV 8051) voir CV-8056 annexo 11, ANAIS AHRS28310 août 1839: Lettre de JBR (de RIO PARDO)(CV-8052) à Domingos José de ALMEIDA, Villa de Caçapava (Carimbo) Cachoeira 10 août 1839: 2de lettre de JBR à Ministro da Fazenda (CV-8053)Giuseppe GARIBALDI rejoint les rebelles en 1839 12 novembre 1839: Lettre de JBR (de RIO PARDO) à De ALMEIDA (CV- 8054) 12 novembre 1839: 2de lettre de JBR à De ALMEIDA (CV-8055) 15 février 1840: Lettre de JBR (de RIO PARDO) à De ALMEIDA (CV- 8056) 10 avril 1840: Lettre de JBR à Domingos Jozé de ALMEIDA, ministro das Fazendas (CV-8058). JBR est alors à RIO PARDO, RGS. En 1840, l'amnistie est offerte aux rebelles qu'ils ont refusée. En 1840, JBR s'associe à Marcos PRADEL, Vice Consul de France à PORTO ALEGREJBR effectue plusieurs voyages RIo Grande do Sul, Rio de Janeiro, Europe (MARSEILLE) entre 1840 et 1845/461845 JBR habite à JAGUARAO (environ 6 mois): Exportation de cuirs, laines, etc. Naissance d'Eugénie à JAGUARAO1845/46: JBR vend avec l'idée de rentrer en France, puis déménagement à RIO GRANDE où le Docteur et Madame GASSIER ont loué une maison pour les ROUX.Là, JBR va tous les jours chez un nommé Nicolaï, où se retrouvent les Français.Rencontre d'Eugêne SALGUES, commerçant Français venu d'Uruguay (C'est l'époque de ROSAS)Création de la Société (Firma) SALGUES e ROUX qui loue upour environ 5 ans une charqueada à PELOTAS.1851: construction d'une maison dans le centre de PELOTAS, rua dos Flores, n°1. Là, 6 mois après le déménagement et en un mois disparaitront, du fait de la scarlatine, 3 enfants: Louis (8 ans), Eugénie (5ans), Elise (2 ans).Là naîtront: Ernestine (15 décembre 1854), Elise, Jean (Grand-Père)Là se marieront: Fanny ROUX avec Jean BAETHGEN; Amélie ROUX avec Edmond BERCHON DES ESSARTS; Adeline ROUX avec Joao Manoel FONTES1860: JBR Vice-Consul de FranceFanny, Amélie et Adeline "Les 3 perles de Pelotas".1867: Retour en France de JBR, Eléonore, Ernestine, Elise, Jean, Joaquina mulatresse. (18 rue Brochant, 2ème étage. de 1867 à 1869) puis 8, Place des Batignolles, 1er à droite. 1869: Arrivée d'Adeline Fontès (abandonnée par son mari), sa fille Eléonore et son fils Alfred.Ernestine, Elise et Adeline en pension, 39 avenue de Saint Ourn chez les Dames Religieuses du Sacré Coeur de Coutances.en 1874: Mariage de Ernestine avec Ernest GESBERT,

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pharmacien à DAMVILLE (Eure), à Paris, 8 place des Batignolles.Elise (née en 1845 à Pelotas) est mariée à Jules Alfred GUIMOND (né à Lagny, 77 le 3 décembre 1855)Eleonore (Fontès) mariée avec Mr LAPORTE, notaire à Ouzouer-le-Marché. Adeline habitait avec eux puis est revenue habiter avec sa mère. 1878: 1ère communion de Grand-Père au Collège Albert Le Grand. (Dominicains)paravant) 11 février 1888: Décès d'Eléonore, 49 rue Lemercier.

• UNIVERSIDADE FEDERAL DO RIO GRANDE DO SUL FACULDADE DE CIÊNCIAS ECONÔMICAS PROGRAMA DE PÓS-GRADUAÇÃO EM ECONOMIAMARCELO MALLET SIQUEIRA CAMPOSMUDANÇAS INSTITUCIONAIS A PARTIR DA PROIBIÇÃO DO TRÁFICO DE ESCRAVOS – O CASO DO RIO GRANDE DO SUL “É interessante notar que os saladeiros baseados no trabalho assalariado não foram bem-sucedidos. O francês J. B. Roux fracassou, em meados do século XIX, ao instalar, em Pelotas, uma charqueada com o chamado “sistema platino”, empregando trabalhadores livres bascos, uruguaios e argentinos (BELL, 1998, p. 233)10. Corsetti (1983, p. 175-176) relata que Junius Brutus Cássio de Almeida gastou 400 contos de réis remodelando a sua charqueada. Importou máquinas e técnicos da Itália, trouxe 40 operários especializados de Montevidéu e passou a produzir de acordo com o “sistema platino”. A própria Princesa Isabel teria visitado o estabelecimento e presenciado uma rês ser desmanchada em cinco minutos por um carneador uruguaio. Qual não é a surpresa em descobrir que o mesmo Junius Brutus de Almeida, três anos depois, em dezembro de 1887, enfrentou uma rebelião escrava em sua charqueada. Essas informações sugerem que mesmo os charqueadores mais empreendedores seguiram vendo no trabalho escravo uma prática rentável. No mesmo sentido, Couty (1880, p. 150) faz referência ao fracasso da tentativa de utilização de trabalhadores bascos livres nas charqueadas” (MONASTÉRIO, 2005a, p. 17).CascalhoNo Cascalho, existiram três estabelecimentos. O primeiro pertenceu a Domingos de Castro Antiqueira, visconde de Jaguari, que o passou a seu filho; depois, foi de Leonídio Antero da Silveira, e no fim, do coronel Pedro Osório. O segundo, era propriedade do Dr. João Batista de Figueiredo Mascarenhas e José Lu s de Lima, que passaram a Antônio Teixeira Magalhães; este último, transferiu o estabelecimento ao coronel Pedro Osório. A terceira charqueada foi sucessivamente passando pelas mãos de Manuel Antônio da Cruz, Manuel Bernardino Soares, Evaristo Ferreira Nunes, Gonçalves & Silva, comendador Possidônio da Cunha e Tomás T. Brasil. [LOPES NETO, 1952: 114]Sobre a fábrica de Antiqueira, foi observado o seguinte:“Essa charqueada se tornou notável por ter sido a primeira em que se fabricou charque pelo sistema platino. Também foi onde o francês João Batista empregou, exclusivamente, trabalhadores livres em vez de escravos, em pleno regime escravagista, mandando vir operários bascos franceses, além de uruguaios e argentinos. Muitos desses bascos deram origem a famílias tradicionais do Rio Grande do Sul, como Tamboridengui, Idiart, Bordaberri, Etchepari, Etchegarai, Etcheverri, etc. Roux fundou mais tarde, uma barraca de couros, em 1852, a primeira da cidade de Pelotas. Foi vice-cônsul francês, em 1860. Faleceu em 1886.Apareceu em Jaguarão, com a família, em 1846, no fim da Revolução Farroupilha. Depois foi para o Rio Grande. Associando-se a seu patrício Eugénes Salgues, transferiu-se para Pelotas, onde arrendou a charqueada fundada por Domingos de Castro Antiqueira, no Cascalho, constituindo a firma Salgues & Roux.” [MARQUES, 1987: 97] [FIG. 28]AS DATAS LITORÂNEAS Figura 28 – Mapa da divisão de terras do Cascalho e da Boa Vista. Base principal no RPTMP, do Museu da BPP.A primeira mulher do visconde de Jaguari chamava-se Joana Maria Bernadina e era filha de seu vizinho Manuel Domingues. Em 1810, quando do seu inventário, possuía 47 escravos. [APRGS, INVENTÁRIO de Joana Maria Bernardina. Pelotas, no 16, M. 01, E. 25, 1o Cartório de Órfãos e Provedoria, 1810]. Em 1852, o visconde faleceu e, na relação de seus bens, arrolaram 31 cativos. [APRRGS, INVENTÁRIO de Visconde de Jaguari. Domingos José Antiqueira. Pelotas, no358, M. 26, E. 25, 1o Cartório de Órfãos e Provedoria, 1852] Desses, apenas, constaram um charqueador e um salgador, o que comprovou o aluguel do estabelecimento saladeiril.Na descrição da charqueada, realizada no documento de 1810, constou o seguinte: uma data na costa do arroio Pelotas, que confronta, pelo norte, com terras de Manuel Domingues; pelo sul, com Boaventura Roiz Barcellos; pelo leste, com o mesmo 112NEGROS, CHARQUEADAS & OLARIASArroio Pelotas e, pelo oeste, com o capitão Inácio Antônio da Silveira; por compra que fez de Antônio, com cercas, currais e varais. Portanto, naqueles primeiros dez anos do século passado, o Logradouro Público não tinha sido regularizado. As terras de Inácio Antônio da Silveira encostavam nos limites dos terrenos fabris.A ResidênciaJoana vivia numa morada de casas com 14,08m de frente, construídas de paredes de pau-a-pique, com pilares, forro e assoalho de madeira, cobertas de telhas, com senzala e cozinha. E, com caminho, que chegava na vila. Nesse primeiro quartel de produção charqueadora, configurava-se uma das tipologias das casas senhoriais, a edificação em forma de fita, com várias portas e respectivos espaços independentes, que tinham a função de abrigar os proprietários, agregados, trabalhadores livres e escravos. Provavelmente, a casa do senhor protegesse apenas os cativos domésticos e de ofício. Quarenta e dois anos depois, no início da segunda metade do século XIX, a morada senhorial do estabelecimento era bem diferente e expressava uma outra tipologia residencial.Foi inventariada como uma propriedade de casas de sobrado, tão somente na frente, e mais benfeitorias, edificadas dentro de um terreno de 105,60m de frente leste à estrada pública da Costa do Pelotas, e fundos, oeste, até 220m, alcançando a propriedade que pertencera a Leão Prospero C.Portanto, as casas de sobrado foram outra das soluções encontradas para as vivendas dos patrões. As expressões “morada de casas de vivenda” e “casas de sobrado” deram o sentido plural. Em ambos os casos, nas edificações térreas, em forma de fita, ou, nas residências assobradadas, parece permanecer, a compartimentação dos espaços, que resultava em áreas independentes e tinha a finalidade de abrigar os diversos tipos de moradores. Possivelmente, no segundo caso, no sobrado, o pavimento térreo acolheria animais e escravos domésticos.O Espaço FabrilNo levantamento realizado em 1810, existiam cinco prédios destinados à produção: um armazém construído de tijolos, coberto de telhas, assoalhado, nas margens do Pelotas; dois galpões de charquear, cobertos de capim, com sua tafona, de moer sal; uma casa de madeira, coberta de capim, onde se guardava o sebo e outra velha. Faziam parte do inventário dois tachos grandes, de cobre, destinados a fazer graxa. Cento e cinqüenta toneladas de carne estavam guardadas em propriedades vizinhas; o maior volume concentrava-se nos armazéns de Manuel Domingues, pai da proprietária, e o resto dividia-se entre as charqueadas de Boaventura Rodrigues Barcellos e de Custódio dos Santos Moreira. Nove toneladas de sal, 12,5 toneladas deAS DATAS

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LITORÂNEAS113sebo e 3.200 couros estavam estocados no seu estabelecimento. Duas canoas, uma denominada Princesa do Brasil e, outra, menor, Flor do Arroio, somavam-se aos bens de Joana Maria Bernardina. Constavam do inventário, ainda: dívidas ativas e passivas, dinheiro, ouro, prata, pedras, móveis, louças e roupas.A Matéria PrimaDomingos José de Castro Antiqueira foi precursor da nobreza, no charque. Recebeu o título de visconde, pela ajuda substancial dada às tropas do acampamento de Santana, que lutava sob as ordens do general das armas da Província do Rio Grande do Sul, na Guerra da Cisplatina, 1825-1828. [MOREIRA, 1988: 99] Nesse período a Banda Oriental, atual Uruguai, permaneceu sob o domínio do império do Brasil, com o nome de Cisplatina. Pelo menos, desde 1812, Domingos José, e, provavelmente, muitos de seus companheiros saladeiristas, charqueavam os rebanhos que vinham da Banda Oriental.O requerimento de gado, feito por Antiqueira, explicitou, de certa maneira, essas transações:“[...] estabelecido com negócio de charqueada na margem do rio Pelotas [...] que para poder continuar no dito gênero de negócio se lhe faz necessário a introdução de gado de fora. Naquela ocasião, solicitou 6.000 reses, que deveriam entrar pelas guardas de Serrito e São Sebastião, conduzidas pelo capataz Manuel Joaquim. No dia 2 de dezembro de 1812, foram concedidas 3.000 cabeças.” [AHM, M. 5, 1812]Outros Bens do ViscondeO patrimônio de Domingos José de Antiquera foi maior do que o da sua primeira esposa. Depois da morte da mulher, o visconde adquiriu, de Feliciano Rodrigues Prates, um quinhão de terras da fazenda da Feitoria. Compunha, significativamente, o inventário, uma estância, localizada entre o rio Piratini, o arroio e a ilha do Pavão. E, mais, o gado que povoava esses campos. Dinheiro, ouro, prata, 10 apólices do Mercado Público e um camarote do teatro 7 de Abril, somavam no rol das riquezas do nobre senhor. Os bens imóveis urbanos formaram a outra parcela expressiva de seus haveres. Era um conjunto de propriedades, organizadas da seguinte forma: um sobrado, em um terreno de esquina, desmembrado dos demais. Na continuidade, quatro propriedades de casas térreas contíguas, com quatro ou seis portas, com suas casinhas, despensa e pátio. Um terreno e uma chácara, denominada São Francisco, na margem do arroio Santa Bárbara, junto à cidade.

• Resistência: trajetória negra no extremo Sul é exemplo para organização no país26/08/2011 por Da RedaçãoDiony Maria*Desde que foram trazidos para o extremo Sul no final do século 18 (1780) para trabalharem como escravos nas indústrias do charque, os negros passaram a representar cerca de 30% do total da população da região. Pesquisas extra-oficiais realizadas recentemente apontam, no entanto, que este percentual cresceu para significativos 50% de pardos e pretos. Basta andar pelas ruas dos municípios de Pelotas ou de Rio Grande para constatar o expressivo contingente de pessoas pretas ainda não atingidas pela miscigenação.Em Pelotas, durante todo o período da escravidão, os negros resistiram bravamente por intermédio de fugas, que avolumavam-se durante a safra das charqueadas. Muitos dos que fugiram foram para o Uruguai, país que aboliu a escravidão em 1841.O quilombo mais famoso de Pelotas localizava-se na Serra dos Tapes, ficou conhecido como o Quilombo do Manuel Padeiro e foi extinto em 1848. Com o crescimento urbano, a partir de 1870, os quilombolas escondiam-se dentro do próprio espaço urbano. ARTESÃOSProvavelmente as condições extremamente adversas estimularam a resistência coletiva e organizada dos negros em Pelotas. Só para se ter uma idéia, em 1880, 40 artesãos negros e livres criaram uma entidade de classe. Em 1882, foi criada a sociedade Deus, Fé e Caridade, uma confraria religiosa leiga organizada por negros libertos com o objetivo de libertar escravos por intermédio da compra e da alforria. Antes disso, os negros congregavam-se nas irmandades católicas Nossa Senhora do Rosário e São Benedito. Esta última fundou, em 1901, um asilo para crianças negras sustentado, durante anos, totalmente pela comunidade negra.Em 1888 (ano da abolição), o orador do Centro Cooperador dos Fabricantes de Calçados era um artesão negro, uma prova do peso político dos negros na diretoria da entidade.Já a entidade negra Feliz Esperança aceitava escravos como associados e contribuía para libertação destes. A Feliz Esperança era uma espécie de loteria particular que oferecia aulas noturnas e biblioteca para os seus sócios, durou quase 40 anos e auxiliou na organização dos operários da cidade.Entre as sociedades recreativas e teatrais negras destacaram-se, ainda no final do século 19, a Recreio dos Operários e a Satélites do Progresso. Em 7 de setembro de 1896, nasceu a Banda Musical União Democrata que atuou ininterruptamente até 1977, parou por uns anos e, recentemente, retomou às atividades.A REFERÊNCIA DA IMPRENSA NEGRA DO PAÍSIniciada ainda durante a escravidão, a organização dos negros em Pelotas teve o seu ápice nas duas primeiras décadas do século 20 por intermédio de iniciativas que tornaram-se referência nacional. Nesta época, as entidades negras proliferaram sob a forma de várias associações recreativas, promotoras de bailes, carnavalescas, esportivas, de representação política e de comunicação social (jornais).Em 5 de maio de 1907, foi fundado o jornal A Alvorada, o mais duradouro jornal da imprensa negra no Brasil. O A Alvorada, que circulou até 1965, era um semanário com uma média de oito páginas. Na década de 40 do século 20, a tiragem semanal chegou a três mil exemplares. O jornal mantinha-se com assinaturas pagas, que garantiam a entrega domiciliar, e com a venda direta em pontos estratégicos da cidade, incluindo o Mercado Público, bancas de jornais e barbearias. O A Alvorada circulava ainda por vários municípios da região Sul do estado e tamb m em Porto Alegre.CLUBES SOCIAISEntre os clubes sociais negros mais significativos fundados no início do século passado destacam-se o Depois da Chuva (1916), o Chove Não Molha (1921), o Fica Aí Para Ir dizendo (1921), e o Quem Ri de Nós Tem Paixão (1921). Durante décadas, estes clubes sediaram incontáveis reuniões e atividades esportivas e sociais (bailes de debutantes, recepções de casamento, festas de aniversário) frequentadas exclusivamente pela população negra da cidade. Também durante anos circulou um comentário de que cada um destes clubes negros corresponderia a um segmento social (elite, classe média, trabalhadores). Uma análise mais criteriosa, no entanto, aponta que, pelo menos até há bem pouco tempo atrás, não havia em Pelotas uma elite negra nos moldes econômicos dominantes.Aqueles considerados negros da elite eram na realidade trabalhadores incluídos na sociedade, assalariados, operários ou artesãos, moradores em modestas residências na periferia do centro da cidade ou em bairros populares. Neste sentido, a lenda apenas contribuiu para a desunião, ainda que festiva, dos negros. O Chove Não Molha e o Fica Aí Para Ir dizendo vão muito bem, obrigado e continuam em plena atividade.FRENTE NEGRAJá a década de 30 do século 20 colocou novamente os negros pelotenses em sintonia com a vanguarda nacional. Isso aconteceu em 1932 com a fundação da Frente Negra Pelotense, uma organização negra de caráter político voltada para a luta contra

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a discriminação racial e a busca da ascensão social dos negros, prioritariamente por intermédio da educação.A Frente Negra Pelotense, que estava sintonizada com a Frente Negra Brasileira fundada em 16 de setembro de 1931, em São Paulo, atuou até 1935 e chegou a enviar representante para o I Congresso Afro-Brasileiro, realizado em Recife.*Jornalista, especialista em Antropologia Social e mestranda em Educação (Universidade Federal de Pelotas).Enviada por Rubinei Silva Machado para a lista CEDEFES.Combate ao Racismo AmbientalNas relações entre Escravos e Senhores no Brasil do século XIX, o convívio "pacífico" entre eles era definido pela troca recíproca de obrigações morais. Cabia ao Escravo a obrigação de trabalhar e servir o seu Senhor e ao Senhor cabia dar aos Escravos garantias de vida e subsistência. Tais relações ultrapassavam, assim, a esfera do econômico e estabeleciam obrigações morais outras, como, por exemplo, de fidelidade e de proteção.Bons escravos, aos olhos dos senhores, eram aqueles que prestavam bons serviços, eram obedientes e pelos quais se desenvolvia algum tipo de afeição em troca de proteção, de subsistência e até mesmo da liberdade. Assim, tornou-se comum, como no caso de Pancrácio, que ex-escravos contemplados com a dádiva da liberdade ficassem junto de seus ex-senhores não mais como escravos, mas como trabalhadores livres, agregados, peões ou jornaleiros que de algum modo passavam à (re)estabeler um sistema de alianças e obrigações com seu antigo proprietário. Como diz Godelier, "o dom (...) é também, mais profundamente, a condição da produção e reprodução das relações sociais que constituem o arcabouço específico de uma sociedade e caracterizam os laços que se tecem entre os indivíduos e os grupos."(p. 76) Assim como outras obrigações recíprocas eram constituintes da aliança entre Escravos e Senhores, as concessões de liberdade eram geralmente estratégias de manutenção das alianças. Em entrevista realizada no ano de 1998 com o senhor Sebastião Ataíde descendente de escravos e estudioso da história da escravidão em Lages/SC, perguntado sobre o que os escravos faziam depois de alforriados, disse ele que "praticamente continuavam subordinados". Ataíde reproduziu o que lhe teria sido dito por seu bisavô, ex-escravo, ao seu senhor por ocasião da alforria:- Mas senhor, prá onde é que eu vou agora? (ex-escravo)- Vocês estão livres! Né. (senhor)

- Pois é, mas nós nascemos aqui, se criamo aqui. Prá onde é que nós vamos? (ex-escravo)- Não. Então vocês é que sabem, querem ficar aqui? (senhor) - Nós vamos ficar! (ex-escravo)Então come aram a ganhar lá dois vintém de cobre. Dinheiro que eles nunca puderam fazer nada. Praticamente ficaram subordinados.No ato da alforria, no entanto, havia muito mais do que favores ou "coisas" sendo trocados em prol das alianças. Fazendo uso de Godelier (2001), "se existe uma força na coisa, é essencialmente a da relação que continua ligá-la à pessoa daquele que a deu. (...) Aceitar um dom é mais que aceitar uma 'coisa', é aceitar que aquele que dá exerça direitos sobre aquele que recebe" (GODELIER, 2001, p. 68), como que exercendo seus direitos sobre aquilo que é dado. Lembremos, por exemplo, o que disse o Senhor do Escravo da crônica de Machado de Assis, ao alforriar um seu escravo antes que governo imperial o fizesse, conforme ele mesmo já previa, disse ele "alforriá-lo era nada; entendi que, perdido por mil, perdido por mil e quinhentos, e dei um jantar". Ao tomar para si a autoridade sobre a alforria, o Senhor insinua tirar o melhor benefício de uma situação já dada como perdida, como se exercesse uma racionalidade meramente calculista sobre a dádiva. Aqui cabe uma menção ao tom irônico impresso por Machado de Assis à crônica, como se a liberdade do Escravo só pudesse ter origem na vontade do seu Senhor em particular. Ao menos era assim que os Senhores a queriam vista. Em situações como esta, o jogo da reciprocidade lança seus dados, qualquer direito legal do Senhor sobre o Escravo perdia-se a partir de então, mas a possibilidade do vínculo não, e este dependeria das estratégias utilizadas por ambos os afetos da relação. Assim, novas trocas passavam a ser estabelecidas e enquanto mantinham-se as alianças, presos a elas permaneceram ex-senhores e ex-escravos. A concessão da liberdade ou alforria aos Escravos era quase sempre motivo para reuniões festivas realizadas pelos Senhores como forma de socializar e tornar público o ato deste tipo de dádiva , assim como ocorre na citada crônica de Machado de Assis. Mas outras formas estratégicas de socialização também foram comuns, como por exemplo os anúncios e notas veiculados nos jornaisregionais que teciam muitos elogios glorificando a ação dos Senhores. São muitos os exemplos que se podem observar através de jornais do período da escravidão no Brasil, existentes nosprincipais arquivos de jornais históricos do país. Como no exemplo do Escravo Pancrácio, também era comum que os Senhores ao concederem a alforria aos seus Escravos, conclamassem para si as honrarias de abolicionistas, de nacionalistas, de liberais, de religiosos, de piedosos, de humanitários ou de solidários, buscando legitimar à sua ação uma autoridade exclusiva de superioridade espontânea e de disfarçado desinteresse individual, característico da reciprocidade, enquanto condição de livre/obrigada e interessada/desinteressada. Dadas às incertezas do sistema escravocrata, mais importante para o Senhor do que manter o Escravo sobre a condição jurídica da escravidão seria, talvez, a manutenção da aliança paternalista entre eles . Como diz Machado de Assis, o Senhor de Pancrácio considerava a "liberdade um dom de Deus", vendo-se ele próprio como o emissário desta dádiva da liberdade, aquele que teria o poder de concedê-la e para tanto acionava elementos simbólicos próprios do discurso sobre o mundo das relações entre Senhores e Escravos. A liberdade assumia desta forma um caráter de "natureza divina", de um estado natural sobre a ordem das coisas que só poderia ser (re)estabelecido pelos Senhores dos Escravos. Que fique claro, aqui me refiro ao entendimento dos Senhores sobre tal ordem das coisas. Como diz o dono do escravo da crônica de Machado, "acompanhando as idéias pregadas por Cristo, há dezoito séculos, restituí a liberdade ao mês escravo Pancrácio" . Pretendo apontar, assim, para a idéia de que a liberdade assumiria o caráter de sagrada naquele contexto e que, integrada à forma ritual de suas concessões, (re)estabeleceria uma ordem social ameaçada constantemente pelo rompimento do vínculo e, talvez, pelo seu próprio esgotamento.A concessão da liberdade não foi apenas uma ação invidualizada dos senhores de escravos. O governo imperial também, através da figura do seu chefe máximo o Imperador D. Pedro II, concedeu diversos títulos de alforria. Alguns escravos tiveram condicionada a sua manumissão à luta na Guerra do Paraguai , outros a prestarem favores como mão-de-obra para Igreja Católica, instituições de caridade ou ao serviço público . Além disso, são conhecidas as leis imperiais abolicionistas, como por exemplo: a Lei dos Sexagenários, a Lei do Ventre Livre e a própria lei de Abolição da Escravatura. Isto estabeleceu um forte vínculo entre o imperador e os escravos, tanto que os ex-escravos foram tidos pelos republicados como uma ameaça constante de levante monarquista, após a Proclamação da República. Neste caso, a relação entre o Estado, ou

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seu chefe, e os escravos parece nos dar bons instrumentos para pensarmos a reciprocidade em qualquer das dimensões do social. Como diz Clastres (1990), "o prestígio de um chefe, como vimos, deve-se em grande parte à sua generosidade"(p. 29) . Exemplos como este revelam que as teorias da reciprocidade servem tanto para uma reflexão sobre o microsociológico, o mesosocilógico ou o macrosociológico . Voltando às alianças entre Escravos e Senhores, cabe salientar que elas rompiam-se muitas vezes e o conflito podia estabelecer-se a qualquer momento com a justificativa de que obrigações morais recíprocas não eram cumpridas. Ações Cíveis de Liberdade que se espalharam pelo país durante a escravidão servem como demonstrações de que as relações entre Escravos e Senhores se deram muitas vezes de forma conflituosa e que em tais momentos rompiam-se os vínculos primeiramente morais e posteriormente contratuais da relação. No Fórum de Lages, Santa Catarina, por exemplo, são diversas as Ações de Liberdade impetradas na década de oitenta do século XIX. Entre elas observemos o caso do escravo João, de José Manoel Oliveira Branco, que no ano de 1883 pedia liberdade denunciando a crueldade e os maus tratos de seu Senhor, justificando na ação que este não lhe permitia o trabalho aos domingos e dias santos para o ajuntamento de pecúlio ; o caso da "parda Margarida", escrava do capitão José Antunes Lima, que no ano de 1884 declara que já havia sido dada como livre pelos seus patrões e que estes ainda a mantinham em cativeiro ; a "Ação" de Adão, escravo do senhor Ramiro Pereira de Andrade que no ano de 1885 pedia a liberdade "a fim de evitar os maus tratos de seu senhor [...]" ; o processo do escravo Manoel, de Venâncio Antunes de Moraes, que no ano de 1885 requeria sua liberdade por viver há seis anos em completo abandono pelos seus senhores herdeiros . Além destas ações, muitas outras ilustram situações em que a aliança se rompia e a liberdade era reivindicada via procedimentos jurídicos. Mas, cabe lembrar ainda que além deste tipo de recurso legal são conhecidos outros diferentes exemplos de estratégias de rompimento das alianças, como, por exemplo, as fugas, as ameaças de agressões físicas ou o de assassinato dos Senhores por parte dos Escravos, bem como a venda, a troca e o abandono dos Escravos por parte dos Senhores. DANIELA PAIVA YABETA DE MORAESA CAPITAL DO COMENDADOR A Auditoria Geral da Marinha no julgamento sobre a liberdade dos africanos apreendidos na Ilha da Marambaia (1851)Dissertação de Mestrado apresentada ao Programa de Pós- Graduação em História da Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro sob orientação da Professora Dra. Keila GrinbergNov/2009 ...De acordo com estudos realizados por Beatriz Mammigonian, a categoria legal de “africanos livres” tem origem nos tratados bilaterais assinados por Portugal com a Grã- Bretanha para a abolição do tráfico de escravos no início do século XIX. No Brasil os “africanos livres” possuíam status jurídico semelhante ao de pessoas livres sob tutela e submetidas a trabalho compulsório e partilhavam essa condição com os grupos emancipados nos domínios coloniais britânicos, espanhóis e holandeses. Com base nos acordos bilatérias de 1817 e 1826, na lei de 1831 e na lei de 1850, foram emancipados aproximadamente 11 mil africanos no Brasil, incluindo os julgados pelo tribunal da Auditoria Geral da Marinha. Mas, ao contrário do que determinava a lei de 1831, eles nunca foram enviados de volta à África. Esses homens, mulheres e crianças foram distribuídos entre concessionários particulares e instituições públicas para servir por um período de quatorze anos como “criados” ou “trabalhadores livres” e tratados pelo governo imperial como compondo uma categoria especial, distinta dos escravos e libertos27... GUERRA DOS FARRAPOSA Guerra dos Farrapos, rebelião no Sul do Impé- rio, que durou dez anos, de 1835 a 1845, atingiu uma região de fronteira já conturbada por conflitos exter- nos. A Marinha novamente atuaria em cooperação com o Exército no transporte e no abastecimento das tropas e apoiando ações em terra com o fogo dos canhões embarcados.Porém, na Guerra dos Farrapos, os navios de guerra estiveram envolvidos em pequenos comba- tes navais com os farroupilhas. Os combates não ocorreriam em mar aberto, mas em águas restritas,como as Lagoas dos Patos e Mirim. O primeiro combate naval da Guerra dos Farrapos opôs o Iate Oceano, da Marinha Imperial, e o Cúter Minuano, dos revoltosos, na Lagoa Mirim, quando o navio rebelde foi posto a pique.A pequena Força Naval que os farroupilhas mantinham na Lagoa dos Patos foi completamente vencida em agosto de 1839, quando o Chefe-de-Divisão John Pascoe Grenfell, comandante das Forças Navais no Rio Grande, apresou dois lanchões rebeldes em Cama- quã. A rebelião rio-grandense estendeu-se para Santa Catarina, onde os farroupilhas formaram uma pequena Força Naval com na- vios mercantes apresados e lanchões remanescentes das operações nas Lagoas dos Patos e Mirim, que foi vencida pela Marinha em um combate no porto de Laguna. Foi nesse conflito regional que, pela primeira vez, a Marinha brasileira empregou um navio movido a vapor em operações de guerra. Vice-Almirante Frederico Mariath, como Capitão- de-Fragata, substituiu o Chefe-de-Divisão John Taylor no comando da Força Naval que combateu a Cabanagem. Também atuou na Guerra dos Farra- pos, comandando a Força Naval do Império brasilei- ro no Rio Grande do Sul (1838-1839) e na Provín- cia de Santa Catarina (1839) (Acervo SDM) Os conflitos do ilícito comércio e a Marinha brasileiraGustavo Pinto de SousaMestrando em História Política pela Universidade do Estado do Rio de Janeiro. Bolsista Capes. Pesquisa- dor Associado do Laboratório de Estudos das Diferenças e Desigualdades Sociais – LEDDES/UERJ. ...O problema do emprego da mão de obra dos africanos livres no Brasil gerou elo- quentes debates dos ministros no Senado do Império. Destaco e comparo os balanços ministeriais de Diogo Feijó, autor da Lei de 7 de novembro de 1831, e Antonio Paulino Limpo de Abreo, que protagoniza com o representante de Sua Majestade britânica acusações sobre o estado dos africanos li- vres no Brasil em 1845. Nos dizeres de Feijó:A Administração da Justiça ci- vil He desgraçada: hum grito uni- sono se houve de todos os pontos do Imperio: os Magistrados em grande parte ignorantes, frouxos, e omissos deixão que as deman- das se eternisem; [...] Outro tanto, e ainda acontece com esses des- graçados Africanos conduzidos á nossos portos por contrabandos: não tendo parentes, ou amigos interessados na sua sorte, vão ser perpetuamente reduzidos á escra- vidão: ignora-se até o poder em que se achão, e não ha meios de remediar similhante falta.9De forma enérgica Feijó publicita a situa- ção dos africanos livres no Brasil. Ao denun- ciar a desobediência da legislação brasileira contra o tráfico de escravos, ele assume a falência das instituições imperiais na fisca- lização e no cumprimento das resoluções. Seu julgamento ferrenho aos magistrados confirma-se pelos interesses que os gran- des proprietários detinham sobre tal profis- são. Ele prossegue afirmando que a sorte dos africanos é o símbolo da passividadebrasileira perante o “vergonhoso” e “infame” comércio no Atlântico. Feijó enrijece suas críticas aos magistrados escrevendo que, na estrutura do Império, muitos continuam “insensíveis e

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“ignorantes” aos novos tem- pos contra a escravidão.No mesmo relatar de Feijó, Antonio Pau- lino Limpo de Abreo, em 1835, delata as insuficiências da aplicação da lei de 1831. Para o ministro:Com o fim de acabar o deshu- mano, e bárbaro trafico de Africa- nos se confeccionou a Lei de 7 de Novembro de 1831, que pareceo sufficiente para isto se conseguir. Com tudo ella sérvio somente para excitar a cobiça dos especulado- res, que nella enxergarão meios de promover melhor os seus lucros e interesses, os quaes podião bem compensar todos os riscos da empresa. A necessidade de bra- ços para a agricultura associou o lavrador ao especulador, e não tendo os Juizes empregado á prin- cipio todo o vigor para evitar o con- trabando, elle se generalisou den- tro em pouco tempo, e hoje será impossível remediar os males, e a continuação desta introducção por meio da Lei, á que me refiro.10Como diz o Ministro Abreo, a banaliza- ção e sistematização do tráfico negreiro preexistiam no Brasil de forma intensa. O comércio ilícito no Atlântico fomentava os pilares da mão de obra no País. O problema central era a questão da força de trabalho empregada nas grandes fazendas...guerre des Farroupilhas O PAIS DOS GAUCHOS A nova montagem histórica do “Holocausto no Sertão” relata inúmeros fatos ocorridos no decorrer da Revolução Farroupilha no período de setembro de 1835 até janeiro de 1923, com a morte de Adeodato Manoel Ramos, parte foi baseado nos esboços dos livros: “Heróis da Liberdade, “Guerra do Século”, “Revolta dos Excluídos” e no romance “Guerreiros do Sertão” do próprio autor. De maneira simples e objetiva, vamos mostrar a mais completa análise da história para que as pessoas humildes de pensamento possam compreender e conhecer os fatos, e com isso, levar qualquer um dos leitores a tirar conclusões conforme sua visão pessoal.A minha real intenção, não é colocar uma máscara de vilão em ninguém, ou denegrir a imagem de quem quer que seja. Muitas falhas hereges foram cometidas no decorrer dos acontecimentos históricos. Como o fanatismo religioso, o mito milenar do final dos tempos, a ausência da Igreja Católica no sertão e a constante presença de monges. Curandeiros eLUIZ ALVESPágina 1HOLOCAUSTO NO SERTÃOexperientes alquimistas da ciência oculta e natural são umas das principais causas que levou o humilde caboclo do sertão contestado, a se rebelar contra o regime republicano injusto.O poder completamente ignorante e desumano dos coronéis provincianos impôs à classe social menos favorecida, sobreviver na mais completa miséria. E para complicar mais a situação, ambiciosos coronéis contratavam inúmeros piquetes de vaqueanos para expulsar os caboclos de suas terras, após entregavam ao grupo por um preço quase insignificante.Os grandes fazendeiros, agricultores, comerciantes, industriais, Loja Maçônica, parlamentares, marechais e membros da alta sociedade estavam decepcionados por continuar ainda longe do poder imperial, e por não terem nascido com o sangue nobre e imperial. E na calada da noite, forças ocultas derrubaram o império brasileiro. Constrói assim, um regime republicano que levaria os humildes a mais completa miséria e a incontáveis injustiças.A mais nova nação republicana na época, os Estados Unidos da América, decide espalhar ao restante do continente americano o seu regime protecionista e capitalista. À frente do descontentamento da elite, geralmente contra o regime imperialista, decide patrocinar financeiramente o golpe de estado, contanto que fossem recompensados futuramente. Quando o governo republicano assume o poder, os empresários americanos aparecem para cobrar a dívida. O país que já se encontrava à beira da falência, a partir desse momento, passa a ser uma sucata ambulante, jogando sua população na miséria.

A construção da ferrovia, corte de árvores nobres e sua exportação, e por fim, a emigração da área de concessão do grupo Farquhar, lugar onde há muitos séculos moravam caboclos, foi outro principal fato que acende o estopim da “Guerra do Século”.No contrato do grupo Farquhar com o governo republicano, constava que era obrigação do governo fornecer a mão-de-obra bruta. Naquela época não existia mais mão-de- obra escrava, por ter sido sancionada pela lei áurea, concedendo a libertação a todos os escravos pela princesa Isabel, o que acabou levando à falência, diversos senhores de engenhos, pois, a partir desse instante, teriam de pagar por seus serviços. Resta somente ao governo republicano, fazer um acordo com milhares de prisioneiros, marginalizados pela sociedade. Com a conclusão da ferrovia, deixam os empregados - escravos jogados à própria sorte, numa terra estranha e desconhecida.A ignorância dos governadores do Paraná e Santa Catarina, não chegando a nenhum acordo na demarcação da divisa dos dois estados. Surgindo assim, a injusta cobrança de impostos de ambos os estados, deixando a região do contestado se transformar numa terra de ninguém.Os sertanejos sobreviviam na mais completa miséria e o poder da república ainda lhes tiravam o pouco que possuíam por herança, levando o ser humano mais paciente ao desespero, ou à loucura. Agravando mais a situação, já um tanto crítica, os coronéis provincianos julgam-se como Deuses do sertão, ditando quem morreria e quem viveria.Após a expolanação destes fatos pergunto-lhes: O que vocês fariam no lugar deles? Suicidar-se-iam? Sobreviveria na mais completa miséria? Ou se rebelariam contra o regime republicano? Sinceramente, não estou tentando mostrar que os caboclos fanatizados estavam inteiramente justos e corretos com os acontecimentos, mas provar que eles foram induzidos a pecar no decorrer dos acontecimentos, por não terem uma perspectiva melhor de vida, pois ningu m tinha lhes oferecido pelo menos um raio de esperança, e muitas vezes, sequer uma palavra amiga dos poderes provincianos e republicanos.LUIZ ALVESPágina 2LUIZ ALVESPágina 3HOLOCAUSTO NO SERTÃO.

• Sem apoio jurídico e na sua maior parte não alfabetizados, os citados nesses processos foram progressivamente expulsos da ilha. Apesar desse quadro arbitrário, depois do ano de 2001, a comunidade descobriu ter a seu favor o artigo 68 do Ato das Disposições Constitucionais Transitórias da Constituição de 1988, que garante aos remanescentes das comunidades quilombolas que estejam ocupando suas terras, sua propriedade definitiva, devendo o Estado emitir-lhes os títulos respectivos. Além da Constituição, temos também a Convenção 169 da Organização Internacional do Trabalho (OIT), que vale como lei no Brasil. Aprovada pela OIT em 1989 e ratificada no Brasil pelo decreto 5.051 de 19 de abril de 2004.13. A Convenção 169 reconhece aos povos indígenas e tribais – entendido como grupos cujas condições sociais, culturais e econômicas distinguem-nos de outros segmentos da população12 O dossiê organizado pela Diocese de Itaguaí foi elaborado em 1998. Ver: ARRUTI, José Maurício. Percurso histórico dos Ilhéus da Marambaia (1856-2003). In: Relatório técnico-científico sobre a comunidade remanescente de quilombos da Ilha da Marambaia, município de Mangaratiba (RJ)/ Coordenação José Maurício Arruti – Rio de Janeiro: KOINONIA Presença Ecumênica e Serviço. Fundação Cultural Palmares, 2003. p.150.13 Até 2007 a Convenção 169 havia sido

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ratificada por 18 países. Ao ratificarem, comprometem-se a adequar a sua legislação e práticas nacionais aos termos e disposições da Convenção, além de desenvolver ações com vista à sua aplicação integral. No Brasil, o decreto 5.051 de 19 de abril de 2004 ratifica a Convenção Internacional 169 da Organização Internacional do Trabalho – OIT – reconhecendo o direito ao auto-reconhecimento das comunidades remanescentes de quilombos.9tradicional -, o direito a posse e a propriedade de suas terras. Utilizando desses recursos legais, foi movida uma Ação Civil Pública pelo Ministério Público Federal do Rio de Janeiro que conseguiu interromper judicialmente tais expulsões e obrigar ao governo federal produzir o laudo antropológico de reconhecimento da comunidade como remanescente de quilombos. Apesar da realização do laudo e do Relatório Técnico do Incra, com base neste laudo, este relatório nunca pode ser publicado no Diário Oficial da União e a titulação do território ainda está ameaçada por articulações políticas da Marinha e por uma forte campanha anti-quilombola na imprensa14. Soma-se a isto a pressão da bancada ruralista do Congresso Nacional em favor da Ação Direta de Inconstitucionalidade (ADI) contra o decreto 4887 de 21 de novembro de 200315, que está para ser votada no Supremo Tribunal Federal.Mas voltando aos processos de reintegração de posse, um em especial merece nossa atenção. Trata-se do caso de Dona Zenilda16, narrado por Arruti no laudo antropológico da seguinte forma17:Finalmente, chegamos ao caso de Dona Zenilda. Ele merece atenção primeiro porque, sendo mais uma ação movida contra um réu sem advogado instituído, nesse caso, porém, dona Zenilda apresentou-se pessoalmente diante da justiça para defender seu direito à casa de sua família na Ilha, tendo conseguido, em uma primeira instância, convencer de suas razões a mesma juíza que, tendo atuado no caso de dona Sebastiana (mesmo sendo esta assistida por uma advogada), lhe negou o mesmo direito. Diante da juíza, dona Zenilda argumentou ter adquirido sua casa “por herança de seus antepassados escravos”. O advogado nomeado em audiência pela Ju za para dona Zenilda havia pautado sua defesa na declaração da União, que argumentava ter retomado, em 1971, o14 Ver dossiê Anti-Quilombola no site do Observatório Quilombola: www.koinonia.org.br/oq - acessado em 20/04/2009. 15 Decreto de autoria do presidente Lula que revogou o anterior (decreto 3.912 de 10 de setembro de 2001) e extinguiu a exigência de comprovação de ocupação no per odo de 1888 a 1988, transferindo a competência para a realização dos procedimentos administrativos de regularização fundiária para o Instituto Nacional de Colonização e Reforma Agrária - INCRA e incluindo o critério de autodenominação para reconhecimento como remanescente de quilombo.16 Dona Zenilda é bisneta do “velho Gustavo”, lembrado como “jongueiro forte” da Marambaia. Ele tinha um enorme tambor feito diretamente de um tronco de árvore que carregava para todo lado da ilha, sempre que era convidado para realizar ou participar de uma roda. O jongo na Marambaia chegou a ser apresentado a Levy Miranda em 1942, mas depois disso foi enfraquecendo e ninguém substituiu o “velho Gustavo”. Ver: ARRUTI, José Maurício. Percurso histórico dos Ilhéus da Marambaia (1856-2003). In: Relatório técnico- científico sobre a comunidade remanescente de quilombos da Ilha da Marambaia, município de Mangaratiba (RJ)/ Coordenação José Maurício Arruti – Rio de Janeiro: KOINONIA Presença Ecumênica e Serviço. Fundação Cultural Palmares, 2003. p. 187.17 Todas as citações referentes ao caso de Dona Zenilda foram retiradas do laudo antropológico da comunidade, ver: ARRUTI, José Maurício. Percurso histórico dos Ilhéus da Marambaia (1856-2003). In: Relatório técnico-científico sobre a comunidade remanescente de quilombos da Ilha da Marambaia, município de Mangaratiba (RJ)/ Coordenação José Maurício Arruti – Rio de Janeiro: KOINONIA Presença Ecumênica e Serviço. Fundação Cultural Palmares, 2003. p. 149-154.10imóvel adquirido em 1905, e que, por isso, teria adquirido o direito de usucapião, razão pela qual solicita o indeferimento da liminar. Mas o determinante parece ter sido a fala da própria Zenilda: “me encontrei lá sozinha, [eu] e Deus com os meus documentos, fotografias da terra, de meus pais e com minha historia”, conta dona Zenilda.Diante da história da moradora, a juíza federal da 29a vara, Dra. Simone Shreiber, declarou que:“Considerando que a posse da ré pelo que está sendo inicialmente alegado já tem no mínimo 65 anos, uma vez de que desde de que a mesma nasceu seus pais já residiam no imóvel objeto da presente reintegração, a situação está de tal modo consolidada que só por essa razão, já não estaria esse juízo apto a autorizar a desocupação liminar”.Além disso, um ofício da mesma juíza solicitava que o Iphan informasse oficialmente à Justiça num prazo de quinze dias, se a área em que se localizava o imóvel de Dona Zenilda - Praia da Armação, número 02 - enquadrava-se nas especificidades do artigo 68. Para tal, o pesquisador do Iphan Joaquim Alcides Ribeiro, responsável pelo relatório, seguiu três caminhos: 1) pesquisa de fontes documentais bibliográficas e arquivísticas; 2) entrevista com pesquisadores e estudiosos do assunto; 3) tentativa de contato com a Marinha Brasileira.No relatório enviado a juíza, consta que a extensão do território da Marambaia “não favorece a existência de esconderijos seguros e a mobilidade tática de grupos aquilombados” por ser uma região de passagem constante de embarcações. A vinda de escravos do continente para a ilha seria pouco provável “face às dificuldades de travessia”: Considera que “qualquer ajuntamento de quilombolas teria sido prontamente reprimido” pelos fazendeiros ou mesmo pelo poder público que certamente, “não teria muita dificuldade em prender os negros em situação de cerco natural, proporcionado pelas próprias condições geográficas” da ilha. Ao buscar subsídios para seu argumento, o pesquisador cita uma documentação da Auditoria Geral da Marinha do ano de 1851, quando devido a uma denúncia de tráfico de escravos na Marambaia, o chefe de polícia Hermenegildo José Gonçalves” chegou à Marambaia acompanhado de uma “força policial e militar”. Após dois dias vasculhando a região, apreenderam 199 africanos. Assim,11considera que se houvesse uma comunidade quilombola estabelecida no local, “certamente teria sido encontrada por ocasião destas batidas” 18.O argumento utilizado pelo pesquisador vai por água a baixo quando recorremos ao livro História de Quilombolas19, de Flávio dos Santos Gomes, sobre a possibilidade de quilombos na ilha. Nele, encontramos a informação de que em 1870, no interior da Marambaia, havia se aquilombado um grupo de aproximadamente dez escravos. O delegado João Dias Cardoso, “cumprido a rotina policial, realizou expedições punitivas ao local, sem, contudo conseguir a captura dos envolvidos”. Esses escravos aquilombaram-se no interior da propriedade de seu próprio senhor, o comendador Breves, porque não queriam ser transferidos para outras fazendas. Segundo informações do delegado, os aquilombados encontravam solidariedade e “auxílio nos parceiros da fazenda e seus parentes consentindo que eles pernoitem nas mesmas senzalas, embrenhando-se durante o dia pelas matas”. Todas as tentativas de captura, inclusive as promovidas pelo próprio Breves, foram frustradas. O delegado foi atrás dos

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aquilombados e não os encontrou quem dirá o chefe de polícia, que nem atrás de aquilombados estava e sim de desembarcados recentemente.Através deste relatório verificamos que o episódio da apreensão dos 199 africanos pelo chefe de polícia não havia sido devidamente analisado no laudo antropológico da comunidade feito em 2003. O coordenador do Programa Egbé solicitou, então, que eu fizesse um novo levantamento de fontes relacionadas à ilha e ao seu proprietário, o comendador Breves. A pesquisa gerou um novo relatório com documentos encontrados no Arquivo Nacional, no Arquivo do Estado do Rio de Janeiro, Secretaria de Patrimônio da União, Arquivo Histórico do Museu Nacional e Arquivo do Itamaraty.Entre todas novas fontes pesquisadas, me interessei especialmente por esse processo da Auditoria Geral da Marinha por um motivo bem simples: eu estava acostumada com o embate atual entre a comunidade remanescente de quilombo da Marambaia versus Marinha ocupando as páginas dos jornais de grande circulação, como o artigo do ex-prefeito já citado. Na Auditoria percebi novamente o embate Marambaia/Marinha, ocupando os18 Relatório de Pesquisa do Iphan sobre a possível existência de quilombo na praia da Armação, Ilha da Marambaia. Elaborado por Joaquim Alcides Ribeiro em 09 de julho de 1997. 19 GOMES, F.S. Histórias de Quilombolas. Mocambos e Comunidades de Senzalas no Rio de Janeiro – séc XIX – Edição Revista e Ampliada. São Paulo: Companhia das Letras, 2006. p.286-287.12jornais da época anexados ao processo, só que nesse período, a grande preocupação era os desembarques clandestinos de africanos nas terras do comendador Breves.No Arquivo Nacional encontrei toda a relação dos processos referente à atuação da Auditoria Geral da Marinha. Entre eles, dois referem-se à apreensão de africanos na Ilha da Marambaia. Isso significa que além dos 199 aprendidos pelo chefe de polícia, que não se chamava Hermenegildo José Gonçalves e sim Bernardo Augusto Nascente de Azambuja, apresentados no relatório do Iphan, encontrei um segundo processo que tratava da apreensão de um patacho encalhado na ilha com mais de 450 africanos. Mas o que motivava essas apreensões?Pressionado pelo Inglaterra, que desde 1807 havia abolido o comércio de escravos em suas colônias, o Brasil proibiu pela primeira vez o tráfico de africanos através da lei de 07 de novembro de 1831. Entretanto, a determinação não foi cumprida com eficiência e o volume dos desembarcados chegou a aumentar de intensidade nas décadas seguintes20. Nas palavras de Martha Abreu, “na verdade, os esforços foram poucos e insuficientes para conter o contrabando, que tinha apoio nas populações locais e encontrava fácil mercado, já que a economia cafeeira se expandia e demandava braços para o trabalho” 21. Em setembro de 1850, o governo imperial, chefiado pelo Gabinete Conservador, aprovou na Câmara e no Senado uma nova lei antitráfico. Através desta determinação, a tramitação dos processos judiciais referente ao comércio de africanos para o Brasil foi coloca à jurisdição da Auditoria Geral da Marinha em primeira instância e em segunda instancia ao Conselho de Estado.As apreensões feitas na Marambaia e encaminhadas a Auditoria não foram as primeiras muito menos as últimas envolvendo “crime de contrabando de africanos livres”. Em dezembro de 1850, o iate Jovem Maria havia sido apresado na altura da Ilha Grande pelo vapor de guerra Urânia com 291 africanos suspeitos de serem recém importados. Anos depois, em 1852, o caso do desembarque no Bracuí, na freguesia da Ribeira, próximo a cidade de Angra dos Reis, também levou as autoridades em busca dos cerca de 500 africanos originários de Quelimane e Moçambique. Estes casos nos ajudam a ter uma idéia20 RODRIGUES, Jaime. O infame comércio – Propostas e experiências no final do tráfico de africanos para o Brasil (1800-1850). Campinas, SP: Editora da UNICAMP/ CECULT, 2000. p.108. 21 ABREU, Martha. O caso Bracuhy. In: Resgate: uma janela para o oitocentos. Rio de Janeiro. Toopbooks, 1995. p.168.13da movimentação dos desembarques no sul fluminense da província do Rio de Janeiro, região que abrigava importantes fazendeiros e funcionava como porta de entrada para a distribuição de todos esses africanos pelo Vale do Paraíba.Diante desse contexto, algumas questões passaram a me perseguir: 1) Como funcionava o tribunal da Auditoria? ; 2) Quem eram esses africanos apreendidos? ; 3) Qual a procedência deles? ; 4) Que destino eles tiveram? ; 5) Quais eram as autoridades envolvidas no processo de apreensão desses africanos? Foram esses os apontamentos iniciais que me motivaram a elaborar uma pesquisa sobre a atuação da Auditoria Geral da Marinha na Ilha da Marambaia. Com o tempo essas perguntas deram lugar a outras tantas que, infelizmente, o curto tempo de apenas dois anos não permite nos aventurarmos.Era necessário focalizar no estudo sobre o tráfico de africanos para o Brasil e ao trabalharmos com este tema, nos deparamos com uma longa lista de contribuições acadêmicas com diferentes enfoques que nos ajudam a entender, cada vez melhor, esse momento histórico.Leslie Bethell (1970) nos mostra detalhadamente o movimento para abolir o tráfico de escravos e a relação entre a pressão inglesa e os interesses brasileiros. A obra se divide basicamente em três momentos: como o comércio brasileiro de escravos, um dos principais pilares da economia nacional, foi declarado ilegal em 1831; por que, depois de ter sido declarado ilegal, durante quase vinte anos (1831-1850) foi considerado impossível suprimir este comércio e, por último, como ele foi finalmente abolido depois de 1850 22.Utilizando uma rigorosa metodologia estatística, o trabalho de Manolo Florentino (1995) insere-se no campo da história econômica, social e demográfica. Sua pesquisa vincula o comércio de escravos à demanda crescente de mão-de-obra da economia fluminense, interligando-o também às formações africanas no tráfico e à comunidade mercantil do Rio de Janeiro, destacando principalmente, a figura complexa do traficante carioca23.Jaime Rodrigues por sua vez, tratou primeiramente (2000) da discussão parlamentar ocorrida na primeira metade do século XIX em torno dos tratados firmados com os ingleses22 BETHELL, Leslie. A abolição do comércio brasileiro de escravos. Tradução de Luiz A.P. Souto Maior. Brasília: Senado Federal, Conselho Editorial, 2002. 23 FLORENTINO, Manolo. Em Costas Negras: uma história do tráfico de escravos entre a África e o Rio de Janeiro: séculos XVIII e XIX. São Paulo: Companhia das Letras, 1997.14e da legislação que levou à extinção do comércio negreiro: a pertinência das análises que afirmam a pressão britânica como fator determinante para o fim do comércio; a gradualidade da abolição do trabalho escravo por meio das etapas definidas como leis de emancipação, e a participação de escravos, autoridades governamentais e homens livres e pobres no período final do tráfico para o Brasil, particularmente no contrabando – para combatê-lo ou para auxiliá-lo24. E mais tarde (2002), analisou as complexas redes de relações que concretizaram as atividades negreiras por meio de acompanhamento de figuras sociais nelas envolvidas: capitães dos navios e suas equipagens, sertanejos, colonos, pombeiros autoridades metropolitanas, sobas, africanos, entre outras25.Quanto ao tráfico ilegal na Marambaia, apesar de diversos autores se referirem a ilha como o porto clandestino do comendador

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Joaquim Breves para o tráfico de escravos, não encontramos nenhum estudo que tratasse do assunto com especificidade.Sobre desembarques de africanos no sul fluminense da província do Rio de Janeiro, o caso que mais se destaca sem dúvida é o de Bracuí, tão bem analisado por Martha Abreu26. Tudo começou com uma denúncia feita pelo delegado de polícia de Angra dos Reis em dezembro de 1852, ao então Ministro dos Negócios da Justiça, Ildefonso de Sousa Ramos, de que no dia 11 do mesmo mês o barco americano Camargo havia desembarcado em terras da Fazenda de Santa Rita, propriedade do comendador José Joaquim de Souza Breves, irmão mais velho do Breves da Marambaia, cerca de 500 africanos para serem distribuídos serra acima pelos ricos vales do café. Manoel de Aguiar Vallim, dono da Fazenda Resgate e Joaquim José de Souza Breves, dono da Marambaia, foram um dos indiciados pelo crime de importação de africanos livres, de acordo com o parágrafo 3o do artigo 3o da lei de 1831, que considerava como importadores “todos interessados na negociação, e todos que cientemente forneceram fundos, ou por qualquer motivo deram ajuda, a favor, auxiliando o desembarque, ou consentindo-o nas suas terras”. Apesar da presença de praças do corpo de polícia da Corte comandada pelo Juiz de Direito Substituto da Comarca de Guaratinguetá, Antonio Barbosa Gomes Nogueira, percorrendo o município24 RODRIGUES, Jaime. O infame comércio Propostas e experiências no final do tráfico de africanos para o Brasil (1800-1850). Campinas, SP: Editora da UNICAMP/ CECULT, 2000. 25 RODRIGUES, Jaime. De Costa a Costa: escravos, marinheiros e intermediários do tráfico negreiro de Angola ao Rio de Janeiro (1780-1860).São Paulo: Companhia das Letras, 2005.26 ABREU, Martha. O caso Bracuhy. In: Resgate: uma janela para o oitocentos. Rio de Janeiro. Toopbooks, 1995.15de Bananal para realizar busca de “africanos livres”, o que evidencia para Martha Abreu que o governo não estava muito disposto a deixa a execução da lei com as autoridades locais, esses autos não foram encaminhados ao tribunal da Auditoria Geral da Marinha, conforme determinava a legislação de 1850. Breves (da Marambaia) foi levado a júri em Angra dos Reis e absolvido, Vallim foi julgado pelo Presidente de Província de São Paulo, Fernandes Fonseca, e também absolvido, enquanto os 68 africanos resgatados em Bananal – um número infinitamente menor se compararmos com os 756 resgatados na Marambaia - aguardavam na Casa de Correção da Corte suas cartas de liberdade que foram autorizadas pelo Ministro da Justiça.e tornaram-se “africanos livres”. Mas até que ponto eles puderam usufruir dessa liberdade?De acordo com estudos realizados por Beatriz Mammigonian, a categoria legal de “africanos livres” tem origem nos tratados bilaterais assinados por Portugal com a Grã- Bretanha para a abolição do tráfico de escravos no início do século XIX. No Brasil os “africanos livres” possuíam status jurídico semelhante ao de pessoas livres sob tutela e submetidas a trabalho compulsório e partilhavam essa condição com os grupos emancipados nos domínios coloniais britânicos, espanhóis e holandeses. Com base nos acordos bilatérias de 1817 e 1826, na lei de 1831 e na lei de 1850, foram emancipados aproximadamente 11 mil africanos no Brasil, incluindo os julgados pelo tribunal da Auditoria Geral da Marinha. Mas, ao contrário do que determinava a lei de 1831, eles nunca foram enviados de volta à África. Esses homens, mulheres e crianças foram distribuídos entre concessionários particulares e instituições públicas para servir por um período de quatorze anos como “criados” ou “trabalhadores livres” e tratados pelo governo imperial como compondo uma categoria especial, distinta dos escravos e libertos27.Neste rápido apanhado historiográfico percebemos que a história social cada vez mais oferece contribuições importantes e inovadoras no que se refere ao tráfico de africanos para Brasil, a análise dos escravos como sujeitos de sua própria história e sobre o destino daqueles que, utilizando-se de diferentes estratégias ou da própria legislação, acabaram conquistaram a tão sonhada liberdade. Apesar de toda essa variedade, poucos abordam o tema do tráfico de escravos sobre o prisma da história das instituições. Por isso, nesse trabalho me interesso em como a Auditoria Geral da Marinha vai atuar como instituição27 MAMIGONIAN, Beatriz Gallotti. To be a Liberated African in Brazil: Labour and Citizenship in the nineteenth century. University of Waterloo, Ontario, Canada, 2002.16responsável por julgar sobre a liberdade dos africanos apreendidos suspeitos de serem desembarcados depois de 1831. Longe dos modelos estruturalistas, minha intenção é perceber, através dos processos julgados por esta instituição as tensões e os conflitos envolvidos na repressão ao tráfico clandestino de africanos livres na Ilha da Marambaia, batizada aqui como “a capital do comendador”.No capítulo I apresentaremos os processos de apreensão de africanos na Ilha da Marambaia. A primeira diligência foi executada pelo chefe de polícia interino da província do Rio de Janeiro, Bernardo Augusto Nascente de Azambuja e a segunda diligência foi coordenada pelo juiz municipal e delegado de Mangaratiba João José de Andrade Pinto. Todas ocorreram durante o mês de fevereiro de 1851.No capítulo II trataremos dos interrogatórios feitos aos africanos apreendidos, aos homens livres que estavam na ilha no momento da apreensão, e aos suspeitos de serem os traficantes e faremos uma breve comparação dos procedimentos adotados pelo auditor de Marinha no Rio de Janeiro com o auditor de Marinha da Bahia.No capítulo III veremos as decisões do auditor de Marinha em primeira instância, sobre a liberdade dos africanos apreendidos na Marambaia e as decisões em segunda instância proferidas pelo Conselho de Estado.O que tudo isso importa quando falamos do processo de titula ão do território quilombola? Como bem expressa Marieta de Moraes Ferreira, o aprofundamento das discussões sobre as relações entre passado e presente na história, e o rompimento da idéia que identificava objeto histórico e passado, definido como algo totalmente morto e incapaz de ser reinterpretado em função do presente, abriram novos caminhos para o estudo da história do século XX28.Hebe Mattos atualmente vem coordenando um trabalho sobre memória e tráfico de escravos nos antigos domínios dos Breves. Parte.

  • Nom du lien : Charqueada de Manoel Faustino, Lien URL: http://charqueadashistoriatudo.vilabol.uol.com.br/charqueadas.html.

  • Nom du lien : Denise Ognibeni, Lien URL: http://www.google.fr/search?client=safari&rls=fr-fr&q=Denise%20OBIGNI&ie=UTF-8&oe=UTF-8&redir_esc=&ei=~ FSbnTsfbKI3G-Qa07ZjPCg#sclient=psy-ab&hl=fr&client=safari&rls=fr-fr&source=hp&q=Denise+OGNIBENI+char~ queadas&pbx=1&oq=Denise+OGNIBENI+charqueadas&aq=f&aqi=&aql=&gs_sm=e&gs_upl=8817l16764l3l17938l~ 14l12l2l0l1l0&fp=1&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&cad=b.

  • Nom du lien : Campanha gaúcha: a Brazilian ranching system, 1850-1920 - Stephen Bell - Google Livres, Lien URL: http://books.google.fr/books?id=MTKsAAAAIAAJ&lpg=PA233&ots=mga8JnKapk&dq=Roux%20correspondance%20a~

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vec%20Domingos%20Jos%C3%A9%20de%20Almeida&hl=fr&pg=PA236#v=onepage&q=Roux%20correspondance%~

20avec%20Domingos%20Jos%C3%A9%20de%20Almeida&f=false.

  • Lien URL: http://www.apers.rs.gov.br/arquivos/1293041644.Livro_Inventarios_v.4.pdf.

  • Nom du lien : Holocausto no sertão volume i, Lien URL:

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  • Note 89.

  • Lien URL: http://www.ceao.ufba.br/livrosevideos/pdf/uma%20historia%20do%20negro%20no%20brasil_cap03.pdf.

  • Note 88.

  • Lien URL: http://www.mar.mil.br/secirm/publicacao/historia.pdf.

  • Lien URL: http://bdtd.unisinos.br/tde_arquivos/8/TDE-2010-10-09T091759Z-1205/Publico/DalilaMullerHistoria.pdf.

  • Lien URL: http://www.revistanavigator.com.br/navig12/dossie/N12_dossie4.pdf.

  • Nom du lien : Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales, Lien URL:

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hes_0752-5702_2001_num_20_3_2228.

  • Note 90.

  • Lien URL: http://apemutam.free.fr/Onslow.pdf.

  • Nom du lien : Full text of "Misère & charité en Provenee au XVIIIe siècle: Essai d'historie sociale ...", Lien URL:

    http://www.archive.org/stream/misrecharitenpr00valrgoog/misrecharitenpr00valrgoog_djvu.txt.

  • Election de M. Paul Doumer, ancien gouverneur de l'IndoChine, à la présidence de la Chambre des Députés, contre M.

    Henri Brisson. président sortant. Election des autres membres du bureau. Discours d'installation de ^L le président Doumer. SÉ^AT : Election du bureau. Publication, dans l'Echo de Pari'.s, d'une lettre du général Peigne, commandant le q« corps d'armée, au F.". Vadecard. Décision du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur contre l'ex- commandant Bégnicourt. Discussion de l'interpellation de .M. Lhopiteau, député radical d'Eure- et-Loir, sur la politique générale du gouvernement. à six voix de majorité. Mort de M"" Loubcl, mère du Président de la Republique. — Dé- mission du ministère Combes. — Le président du Conseil démis sionnaire remet au Président de la République une lettre expli- (juanl sa démission et la fait publier. Réunions des groupes radicaux et socialistes de la Chambre et du Sénat. .M. le Président de la R publique charge M. Rouvier, sénateur des Alpes-Maritimes, ministre des Finances démissionnaire, de la mis- sion de former un cabinet. Démarches préliminaires el acceptation de M. Rouvier. Constitution du cabinet Rouvier. Sa composition. Décisions prises au Conseil des ministres de mettre en disponibilité le «général Peigné, les généraux de Nonancourt et d'Amboix de Larbont et de radier de la Légion d'honneur l'ex-commandant Bégnicourt. Chambre : Lecture de la déclaration ministérielle par M. Rouvier, Président du Conseil. Interpellations diverses sur la politique générale du gouvernement. Discussion. Vote de confiance au cabinet Rouvier. Vole de deux douzièmes provisoires (budget de 1906) , SÉ.N.\ï : Discussion de la proposition de loi sur le service militaire de deux ans votée par la Chambre. Cji.\mbre : Reprise de la discussion du budget de igoS, — Budget de l'agriculture. Elections sénatoriales et léîrislatives partielles. Capitulation de Port-Arthur. — Emeutes à Saint-Pétersbourg. — Agitation générale en Russie. — 3Ieeting de protestation révo- lutionnaire, à Paris, contre « le tsarisme russe ». — Explosion d'une bombe. Le mouvement d'indig-nation croissant soulevé dans la presse, dans l'opinion publique et, malgré des votes apparemment contraires, jusque dans le Parlement lui- même, par les procédés de délation dans l'armée en- courag'és et défendus par le ministère Combes, ne pou- vait manquer d'entraîner le départ, .sinon la chute de ce ministère discrédité. Depuis la mémorable séance du 28 octobre, où M. Guyot de Villeneuve avait révélé à. la Chambre et au pays le misérable système d'espionnage org-anisé de con- JANVIER l'JUo i cert entre le ministère de la Guerre et la franc-maçonne- rie, le ministère Combes avaient été, en réalité, mora- lement renversé. 11 ne s'était matériellement sauvé à la Chambre que par des majorités infimes de deux et même d'une voix. Et encore, pour jeter du lest, avait-il dû se séparer du général André. Il était visible, après les derniers débats qui s'étaient déroulés devant la Chambre au mois de décembre 1904, que la rentrée parlementaire de janvier 1905 risquait de lui être fatale. Les incidents, nés de la révélation du système dit des Jïches, se multipliaient en effet un peu partout et ne permettaient pas au ministère Combes d'échapper à l'obligation de prendre un parti en une matière aussi périlleuse pour lui. A rinsti2;-ation des membres de la Légion d'honneur, qui au nombre de plus de six mille avaient publiquement pétitionné contre le maintien dans leur rang de délateurs notoires, le Conseil de l'ordre de la Lég'iou d'honneur avait ouvert des enquêtes sur quelques-uns de ceux-ci. Le commandant en retraite Bég"nicourt, auteur d'une fiche de délation contre le g-énéral Lacoste, commandant le 8^ brig-ade d'infanterie à Saint-Quentin, fut un des premiers enquêtes. Ce délateur s'empressa de demander qu'un sursis à cette enquête lui fût accordé jusqu'après la solution du

    procès en 100.000 fr. de dommages-intérêts qu'il avait intenté au Figaro, au Gaulois et à M. Guyot de Ville- neuve
    pour le préjudice que la révélation publique de ses actes lui avait causé. Ce sursis lui fut d'ailleurs refusé par le
    Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, peut-être à la suite de la publication, par le Fiffaro, du fac-similé même de
    la fiche de M. Bésrnicourt contre le g-énéral Lacoste. Voici d'enregistrement du Grand-Orient, à qui elle avait été adressée. Saint-Quentin, le iG juillet 1901. [Confidentielle) T.-. G.-. F.-. Je m'empresse de satisfaire au désir que vous voulez bien m'exprimer concernant le personnage en question : Esprit faux, étroit, rend le service impossible à
    ses infé- rieurs à tous les degrés de la hiérarchie, manque absolument de logique, obséquieux à l'excès jusqu'à l'indignité envers ses supérieurs. Méchant, violent, injurie les petits. Un chef de bataillon, des nôtres, prend sa retraite pour s'éviter une sur- prise désagréable ou de terminer sa carrière par une traduc- tion devant un conseil de guerre. Ne donne et ne donnera aucun gage au gouvernement actuel. — Ménage la chèvre et le chou. — Est toujours prêt à passer dans le camp opposé. — Profondément jésuite. — Paraît appartenir aux idées du passé. — Ne se déride (jue très difficilement et évite avec affectation de prononcer le mot de République. N'a jamais su que troubler sans instruire. — Dans un mi- lieu privé et en présence de civils, il disait récemment : « Les officiers d'aujourd'hui, comparés à ceux du passé, ne sont que des imbéciles... » En résumé, à tous les titres, est un triste sire, un pauvre chef, plein de

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malveillance, dépourvu de ces qualités indis- pensables pour mériter l'honneur de commander à ses sem- blables. En attendant le plaisir de vous revoir, T.-. C*. F.*., je vous renouvelle] l'assurance de mes sentiments fra.-. dévoués. BÉGNICOURT. En même temps que cette fiche était publiée dans les journaux, on apprenait que tous les officiers de l'armée française recevaient sous enveloppe une brochure conte- nant : le discours prononcé par M. Berteaux, ministre de la Guerre, au banquet que lui avait offert, le 17 dé- JANVIER 1905 5 combre 1904, le comité exécutif du parti radical et ra- dical-socialiste, Tallocution prononcée à ce banquet par M. Camille Pelletan, ministre de la Marine, enfin une déclaration ainsi conçue : DÉCLARATION Saisi par M. Lafferre, député, président du conseil de l'or- dre du Grand-Orient de France, de la question de sa\oir quelle portée il convenait d'accorder à la circulaire du i5 novembre 1904, relative aux sociétés et associations dont les officiers et militaires de tous grades peuvent faire partie, M. Berteaux, ministre de la Guerre, lui a déclaré et l'a autorisé à déclarer qu'il se référait sur ce point à la note officielle rectificative ci-dessous, parue dans les journaux du 16 décembre 1904, disant : « Cette circulaire a eu pour but, non de supprimer des auto- risations ou tolérances consenties depuis plus d'un siècle, mais purement et simplement de faciliter pour les militaires de tous grades l'entrée dans les sociétés de mutualité (assis- tance et prévoyance). » Il résulte de ces déclarations et de la conversation que la circulaire du i5 novembre est extensive et non restrictive, et fixe notamment les conditions dans lesquelles les officiers et militaires de tous grades peuvent faire partie des mutualités. Mais elle n'entend toucher en rien aux autorisations et tolé- rances séculaires dont jouissent les associations philosophi- ques cl humanitaires, et en particulier la franc-maçonnerie. Un député nationaliste de la Seine, M. Pugliesi- Conti, écrivit aussitôt au ministre de la Guerre pour l'informer qu'il l'interpellerait à la Chambre sur cette circulaire « eng-ageant les officiers à faire partie de la franc-maçonnerie, au lendemain même du rôle désho- norant joué par cette association ». Le 3 janvier, le Figaro, dans un article très précis et qui ne fut d'ailleurs l'objet d'aucun démenti, révéla que nneur, pour l'empêcher de donner suite à l'enquête ouverte « pour faute contre l'honneur » contre le délateur légionnaire Bégnicourt. Le Temps du 4. iti'i^'ii'r déclara qu'il avait pu « vérifier l'exactitude de ces renseignements », qu'il résuma ainsi : Le 16 décembre, à la suite d'une communication de M.Ber- leaux au conseil des ministres, informant ses collègues que certains officiers en retraite, auteur de fiches contre leurs camarades ou leurs supérieurs, étaient l'objet de plaintes à la grande-chancellerie, il fut décidé que M. Vallé, ministre de la Justice, de qui dépend la grande-chancellerie, appellerait le géuéral Florentin et obtiendrait de lui le classement sans suite des plaintes. Dans l'après-midi du même jour, M, Vallé manda le grand- chancelier au ministère de la Justice, l'engagea à ne passui\Te contre les auteurs des fiches. Il insista pour que le conseil de I Ordre réglât sa conduite d'après celle du gouvernement. Or, le gouvernement ne voulait pas sacrifier les légionnaires fonc- tionnaires qui avaient fourni des renseignements à M. Vade- card. II serait donc fâcheux qu'il y eût deux traitements : l'am- nistie pour les délateurs fonctionnaires, et une mesure de rigueur pour les délateurs non fonctionnaires. Le général Florentin répondit à M. Vallé qu'il ne lui appar- tenait pas, à lui grand-chancelier, d'écarter de son propre mouAcment les plaintes formulées par des membres de l'Ordre, quand elles visaient des fautes graves contre l'honneur; que la délation était un de ces faits ; qu'il avait, en conséquence, saisi régulièrement le conseil de l'Ordre des plaintes qui lui étaient parvenues, et (jue les procédures seraient continuées.

M. Vallé informa alorsM. Combes, qui manda, le lendemain samedi, 17 décembre, le général Florentin. Le Président du Conseil s'efforça, tout d'abord, de persuader le grand-chancelier. Puis il lui intima Tordre de ne pas suivre contre les légionnaires objets de plaintes. Enfin il le menaça de révocation, au cas où les procédures seraient continuées. JANVIER 190:3 7 Le fifénéral Florenliii 110 se laissa pas intimider. Il répondit qu'aux termes des rèiilcmeuts de l'Ordre, dont il était le i;ar-

dien, le conseil de l'Ordre avait seul qualité pour (Uudier les cas dont il était saisi, (juil avait donc fait son devoir cl (juil continuerait à le faire, quoi qu'il >ùt en résulter pour lui.

Ces révélations, se produisant à la veille de la rentrée (les Chambres, achevaient de rendre impossible la situa- tion du ministère Combes, d'autant plus qu'on affirmait, dans des milieux g- néralement bien informés, que Je g-énéral Florentin, grand-chancelier de la Légion d'hon- neur, serait protégé et soutenu, le cas échéant, par le Président de la République lui-même. Le ministère Combes espérait rendre courage à .sa l'aible majorité et en fortifier les éléments par une vic- toire électorale éclatante. Se croyant sûr du succès dans le deuxième arrondissement de Paris, dont le député, M. S^veton, nationaliste, était mort subitement au mois de décembre 1904 dans des circonstances tragiques, le ministère avait fixé au 8 janvier, vm mois jour pour jour après le décès de M. Svveton, l'élection de son succes- seur. Le GTOUvernement espérait profiter ainsi du désarroi causé dans les partis d'opposition par les polémiques engagées sur les causes du décès de M. Svveton et enlever de haute lutte le siège conquis en 1902 par lui sur M. Mesureur. Pendant quelquetemps on put croire que ce plan réus- sirait. Le colonel Marchand, à qui la candidature légis- lative avait été offerte, l'avait déclinée après quelques jours de réflexion. L'opposition restait donc sans can- didat. La politique du bloc eu avait au contraire un, et très redoutable, dans la per.sonne de M. Bellan, syndic du s L'ANNÉE POLITIQUE Conseil municipal de Paris, et nég-ociant établi depuis long-temps dans le deuxième arrondissement. Quelques jours avant la fin du mois de décembre, le vice-amiral Bienaimé, que M. Pellctan, ministre de la Marine, avait, pour motifs politiques, relevé de son com- mandement de préfet maritime à Toulon le 1 5 avril 1904, accepta la candidature. L'élection du deuxième arrondissement prit tout de suite de ce fait le caractère d'une protestation contre la politique de tracasseries, d'humiliations et d'espionnag-e suivie par le ministère Combes contre les officiers de la marine et de l'arm&e.

  • Nom du lien : Traição farroupilha - Revista de História, Lien URL: http://www.revistadehistoria.com.br/secao/artigos/traicao-farroupilha.

  • Nom du lien : Zero Hora - O ouro dos Farrapos, Lien URL: http://www.clicrbs.com.br/zerohora/swf/ouro_dos_farrapos/index.html.

  • Lien URL: http://www.apers.rs.gov.br/arquivos/1292867959.Livro_Processos_Crime.pdf.

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  • Lien URL: http://www.lpm.com.br/livros/Imagens/historia_regional_da_infamia.pdf.

  • Lien URL: http://www.lume.ufrgs.br/bitstream/handle/10183/31151/000782675.pdf?sequence=1.

  • Nom du lien : Aux Etats-Unis du Brésil de M.T. DURAND, Lien URL:

    http://www24.us.archive.org/stream/auxtatsunisdub00sant/auxtatsunisdub00sant_djvu.txt.

  • Lien URL: http://www.aminternacional.org/PDF/RelacaoEntreRevolucoFarroupilhaMaonaria.pdf.

  • Nom du lien : Reclamaciones de la República Oriental del Uruguay contra el gobierno ... - Uruguay. Ministerio de

    Relaciones Exteriores - Google Livres, Lien URL: http://books.google.fr/books?id=hSosAAAAYAAJ&dq=esclaves%20%20de%20Eugene%20SALGUES&hl=fr&pg=PA28~ #v=onepage&q=esclaves%20%20de%20Eugene%20SALGUES&f=false.

  • Lien URL: http://www.brasiliana.usp.br/bbd/bitstream/handle/1918/060005-04/060005-04_COMPLETO.pdf.txt.

  • Nom du lien : 17 - 17ème ARRONDISSEMENT - Paris Révolutionnaire, Lien URL:

    http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article35.

  • Nom du lien : Picasa Web Albums - Dominique, Lien URL:

    https://picasaweb.google.com/lh/photo/zUjOek7DN5W5Yq_oxN3MjgLoOX1Wwqqg1jYtUJsT0Iw?feat=email.

  • Lien URL: http://www.apers.rs.gov.br/arquivos/1169225608.Catalogo_Seletivo_Cartas_Liberdade_Volume_2.pdf.

  • Lien URL: http://www.intercom.org.br/papers/nacionais/2009/resumos/R4-2764-1.pdf.

  • Nom du lien : Xangosol.com - Nao Ijex, Yorub, Rituais, Orixs, Simpatias, Batuque, Candombl, Umbanda, Macumba,

    Negro, Afro, Lien URL: http://www.xangosol.com/escravidao.htm.

  • Lien URL: http://www.apers.rs.gov.br/arquivos/1292864019.Livro_Compra_e_Venda_v.2.pdf.

  • Note 90.

  • Nom du lien : http://www.apers.rs.gov.br/arquivos, Lien URL:

    http://www.apers.rs.gov.br/arquivos/1292863619.Livro_Compra_e_Venda_v.1.pdf.

  • Lien URL: http://idisk.mac.com/textimus-Public/calendrierrepublicain/AN214.pdf.

  • Lien URL: http://www.bbs.edu.br/geral/03-Leonardo%20Monasterio.pdf.

  • Lien URL: http://rives.revues.org/3847?file=1.

  • acheté, en 1840 ou 1841 le Brick "Allah-Kérim" à Marseille. Ce brick, port=154 tx, construit à Saint-Tropez en

    1840,nous le retrouvons visité à Marseille le 6 janvier 1845, arrivé au Havre le 21/08:/1845, chargé de divers, avec 10 hommes d'équipage et 1 passager, désarmé au HAVRE, n°381/1845,Registre des bâtiments immatriculés au quartier de Marseille F°236 n°89 les propriètaires: RIVET & fils, ROUX. Armateurs: les mêmes.Capitaine: Jean-Baptiste Victor BARBE, CLC, né le 25/10/1808 à Antibes, inscrit à Toulon F°75 n°99. Nous retrouvons l'Allah-Kérim adésarmé au Havre le 21/07/1855 n°494, armé au Long Cours sous le n°1132M au quartier de Marseille F° 58 n°172.Capitaine: Auguste PONDAVEN, né le 5/02/1828 à Brest, CLC, inscrit au quartier de Dieppe F°65 n°65.Expédié de Marseille le 16/09/1854 allant à Cadix sur lest , 9 hommes d'équipage.Arrivé à Vigo et au Lanzaret le 04/10/1854Expédié le 14/10/1854 allant à Cadix sur lest, 9 h d'équipageArrivé à Cadix le 21 (24?) octobre 1854Expédié le 02/11/1854 allant à Rio Grande do Sul (Brésil), chargé de sel, 9 hommes d'équipage.Arrivé à Rio Grande le 12/02/1855Expédié le 29:03/1855 pour Falmouth, chargé de cuirs, 9 hommes d'équipage, 2 passagersArrivé à Horta, île de Fayal (Açores) le 01/07/1855Expédié le 02/07/1855 allant à Falmouth, 9 hommes d'équipage, 2 passagers,Arriv au Havre le 20/07/1855 venant de Rio Grande.Pour finir, nous savons que ce bateau a fait naufrage, le 11 janvier 1858, au cours d'une forte tempête à Horta, Fayal. 2 hommes disparus. L'Allah-Kérim était alors assuré pour une valeur de 16OOO francs. Brick ALLAH-KERIM Construit en 1840 à Saint Tropez (Var) (Sources: Archives du Havre-Recherches F & D. ROUX).Port: 154 tonneauxPropriètaire: RIvet Sert RouxArmateur: le mêmeDésarmé au Havre: 381/1845Registre des bâtiments immatriculés au quartier de Marseille F°236 n°700Visité à Marseille le 6 janvier 1845. Un des 2 voyages que nous avons trouvés aux archives du Havre: Au départ du Havre (1845) pour Rio Grande: 6 briquets et 4 carabines "qui seront représentés au retour du navire". Commandant: Jean-Baptiste Victor BARBE, Capitaine au Long Cours. 150/moisFils de Jean-Baptiste BARBE et de MarieDomicilié à AntibesNé le 25 octobre 1808 à AntibesInscrit à Antibes F°49 n°89 Sd. Capitaine:Jean Antoine HERMITTE, M.au C. 120/moisFils de François HERMITTE et de Anne Thérèse FERAUDDomicilié à Toulon, 83Né à Toulon le 6 janvier 1799Inscrit à Toulon F°75 n°99 Maître d'èquipage: Barthélémy AUBERT. 80/moisFils de Pierre AUBERT et de Catherine CARNANSNé le 6 février 1815 à Antibes, 83Inscrit à Antibes F°205 n°410 Pierre MOUTON. 50/moisFils de Jean Antoine MOUTON et de Marguerite CHABERT Domicilié à AntibesNé le 24 septembre 1817 à AntibesInscrit à Antibes F°509 n°480 Mtre Eq.71 mois 02 de services le 18 avril 1843 Eléonore Joseph BARNAUD. 50/moisFils de Jean BARNAUD et de Marie (Miffret?)Né le 21 mars 1825 à Antibes Giovanni Battista DELMONTE, matelot, 50/mois31 ansNé à Rome Antoine Barthélémy DOLU, 50/moisFils de Antoine DOLU et de Marguerite SASSI Domicilié à AntibesN le 13 octobre 1806 à BrigaInscrit à Antibes F°163 n°325 matelot 2° cl. Isidore SAUNEZ, 35/moisFils de Joseph Phil? SAUNEZ et de Marie JULIEN Domicilié à AntibesNé le 21 mars 1826 à Cannes (Var)Inscrit à Antibes F°327 n°1305-novice Joseph Marius ROUGIER, 60/moisMatelot cuisinierFils de Henri ROUGIER et de Marie Margt Claire FONTESDomicilié à MarseilleNé le 19 mai 1798 à MarseilleInscrit à Marseille 1093/185 Antoine RENE, mousse, 20/moisFils de Gaëtan René et de Rosalie MadeleineDomicilié à MarseilleNé le 3 avril 1831 à Marseille 870/4455 Andrea SENETTOFils de Gio:bottu et de Cattuna FRAREYA ?Né le 9 août 1810 Soient: 2 officiers, 1 officier marinier, 1 officier non marinier, 4 matelots, 1 novice, 1 mousse Expédié le 7 janvier 1845 allant à RIO GRANDE DO SULChargé de Ceveces? MarchesArrivé à RIO GRANDE le 14 mars 1845, venant de MARSEILLE, chargé de vinsCons. A. BAETHGEN & filsExpédié le 31 mai 1845, allant au HAVREChargé de divers, avec 9 hommes et 1 passagerArrivé au HAVRE le 21 août 1845, venant de RIO GRANDEChargé de divers, avec 10 hommes d'équipage et 1 passager.-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Second voyage trouvé au Havre: Brig ALLAH-KERIMconstruit en 1840 à St TropezPort: 152,65 tonneauxAppartenant à Mr SERT (?)Armé à MARSEILLE par Mr. SENIER (?) pour aller à Brésil, touchant CADIXArmé au Long Cours sous le n°

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1132M au quartier de MARSEILLE F°58 n°172Les salaires de l'équipage courent du 17 septembre 1854 au 20 juillet 1855 inclusivementDésarmé au port du HAVRE le 21 juillet 1855 n°494 Capitaine: Auguste PONDAVEN - avances pour 2 mois=300Fils de Pierre Brutus PONDAVEN et de Marie JeanneNé le 5 février 1828 à BRESTSourcils blancs, yeux gris, front haut, visage ovaleBrevet de Capitaine au Long CoursInscrit au quartier de DIEPPE F°65 n°65 Sd. Capitaine: Pierre BENIGNIFils de Pierre Antoine BENIGNI et de SophieNé le 15 mai 1813 à BASTIAInscrit à Bastia F°771 n°689Brevet 3°cl. Antoine GIRARD, Mtre Cuisinier, Mot 2°cl.Fils de Pierre GIRARD et de MargueriteNé le9 septembre 1813 à Antibes, 83Inscrit à Antibes F°63 n°63a reçu 13 (ou 16 ?) francs d'avances à RIO GRANDE le 19 mars 1855 (Secr. du Vice consulat de France: LIROU) François Barthélémy ZOCCOLA, Mot 2°cl.Fils de Joseph ? ZOCCOLA et de AnneNé le 10 février 1811 à PORT MAURICE, département du PiémontInscrit à Marseille F°2499 n°2499a reçu 5 francs 50 centimes le 19 mars 1855 à RIO GRANDE Pierre Julien MAGNANEL, MatelotFils de Jean Baptiste MAGNANEL et de Mie? AnneNé le 16 février 1815 à LA SEYNEInscrit à LA SEYNE F°174 n°174 Pierre MONTANIE , Matelot 3°cl.Fils de Jean Alexandre Montanié et de Marie GOUVAL ?Né le 24 f vrier 1825 à AGDE (Hérault)Inscrit à AGDE n°1029a reçu 23 francs 50 cts le 19 mars 1855 à RIO GRANDE (LIROU) José Antonio da COSTA, Matelot20 ans, né à VILLA REAL (Portugal)a reçu 77 francs Joseph Pascal PRATZ, NoviceFils de Pierre PRATZ et de MarieNé le 18 septembre 1807Inscrit à St. Vaudret? Pyrénées orientalesa reçu 11 francs Joseph MOYNAC, MousseFils de Louis Marcel MOYNAC et de Suzanne PHILIPPENé le 30 août 1839 à Saint-TropezInscrit à Saint-Tropez F°61 n°192 Firmin Armand DUCHE, NoviceFils de Jacques Duché et de Constance LEGERDomicilié à BORDEAUXNé le 21 novembre 1838 à Angoulême, CharenteTaille: 1,56 mInscrit à BORDEAUX F° 362 n°62 a déserté au Rio Grande le 20 mars 1855 (Le Secrétaire du Vice-Consul de France LIROU) Embarqué d'office, appartenant à l'èquipage de la goélette française "Hélène" naufragée le 9 mars sur la côte du Rio Grande. Paul MARTIN, Capitaine au Long Cours,Fils de Paul Isidore MARTIN et de FrançoiseDomicilié à Saint Valery en CauxInscrit à Saint Valèry en Caux F°6 n°6 Embarqué d'office le20 mars1855. Capitaine de la goélette française "Hélène" naufragée. Fait à MARSEILLE le 16 septembre 1854 Expédié le 16 septembre 1854 allant à CADIX sur lest avec 9 hommes d'équipage. Arrivé à VIGO et au Lanzarete le 4 octobre 1854, venant de Marseille, chargé en lest, ayant 9 hommes d'équipage. Expédié le 14 octobre 1854, allant à CADIX sur lest, 9 hommes d'équipage. Arrivé à CADIX le 21 (24 ?) octobre 1854.Admis Libre pratique le 25, venant de Marseille et Vigo. Expédié le 2 novembre 1854, allant à RIO GRANDE DO SUL, chargé de sel, 9 hommes d'équipage. Arrivé à RIO GRANDE le 12 février 1855 venant de CADIX, chargé de sel, 9 hommes d'équipage, sans passager. Expédié le 29 mars 1855 pour FALMOUTH, chargé de cuirs, 9 hommes d'équipage et2 passagers: Louis Nicolas TESTAN, 55 ans, indigent et son épouse. Arrivé à HORTA de FAYAL le 1er juillet 1855, venant de RIO GRANDE, chargé de cuirs, 9 hommes d'équipage et 2 passagers. Expédié le 2 juillet 1855, allant à FALMOUTH, chargé de cuirs, 9 hommes d'équipage et 2 passagers. Arrivé au HAVRE le 20 juillet 1855, venant de RIO GRANDE, chargé de cuirs, 9 hommes et 2 passagers NAUFRAGE de l' "ALLAH-KERIM", île de FAYAL (Açores), le 16 janvier 1858 1858. Porto da Horta, Ilha do Faial, Açores.Na manhã do dia 16 de Janeiro, o vento levantou-se ameaçador e foi crescendo de intensidade até atingir o seu máximo na manhã do dia seguinte, Domingo. No porto da vila achavam-se ancorados dezassete navios, entre os quais a escuna portuguesa Júpiter; a escuna americana de três mastros Pathfinder, do porto de Washington; as barcas, também americanas,Martha Whitmore e North Sea, esta última do porto de Nova Iorque; o brigue francês Allah Kérin; a escuna portuguesa Nereida; o brigue, também português, Margarida Leonor e as escunas inglesas Lady Ann,William Morgan Davies e King Alfred. As embarcações ancoradas suportaram o forte vento de sudeste conforme puderam - apesar de todos os navios terem correntes de ferro, a violência do mar era tal que estas se esticavam por sobre a água como cordas de violino, provocando o arrastar, lento mas inexorável, das embarcações fundeadas em direcção à costa. A primeira ví tima do temporal foi a escuna Pathfinder. Na manhã do dia 17, esta foi arrastada até à zona de rebentação, aonde uma série de três ondas mais fortes a fizeram embater na zona da muralha, em frente da casa do Figueiredo, entre o Canto de Dona Joana e a Alfândega. Alguns cabos salva-vidas foram então lançadas do alto da muralha, para a embarcação sinistrada, e por elas salvou-se toda a tripulação - onde se incluía o seu comandante, o capitão White, um homem muito alto, do tipo saxónico - que desceu para a segurança da praia que ficava defronte da muralha.Pelas nove da manhã, a escuna Júpiter foi a segunda ví tima. Embaraçado na sua manobra pela Pathfinder, que andava à deriva, e sob perigo eminente de ser abalroado pela escuna, o navio português largou as correntes de amarração e deixou-se abater para terra, onde se veio a desfazer perto da Alfândega, nuns rochedos que existiam numa das suas extremidades. A sua tripulação salvou-se, também sem dificuldades de maior.Às 11 da manhã, deu à costa a escuna Nereida, que garrava já desde o alvorecer. Após embater na Pedra dos Frades, junto à Cruz, os quatro membros da sua tripulação que ainda se encontravam a bordo, tiveram algumas dificuldades em escapar à fúria do mar - com efeito, o segundo homem a lançar-se à costa foi apanhado pela rebentação e só muito a custo conseguiu ser salvo, juntamente com os outros seus dois companheiros.Pouco depois, rebentaram as correntes do Lady Ann, carregado de osso em pó, que acabou por embater na popa da Pathfinder, encalhada junto à muralha. A sua tripulação saltou para esta última embarcação e de lá foi recolhida pela população da vila. Um pouco antes das duas da tarde, a tripulação do brigue francês Allah Kérin assustou-se e decidiu tentar alcançar terra por intermédio do escaler do navio - uma loucura completa, conforme se verá. Ao mesmo tempo que o escaler se inundava sob a força das vagas, o brigue desgovernado soltou-se das correntes e derivoupara Norte. Três dos tripulantes do escaler conseguiram então voltar para bordo do brigue, mas os outros não tiveram tanta sorte. Dois morreram afogados enquanto tentavam regressar ao brigue e outros cinco foram naufragar na rebentação. Destes, um conseguiu subir pelo casco daPathfinder, um outro foi salvo junto à praia e os outros morreram. Um dos guardas da Alfândega foi também apanhado pela rebentação, enquanto tentava ajudar os náufragos, e acabou por falecer mais tarde dos ferimentos sofridos.

  • François, frère de Jean-Baptiste:(Archives SHD Toulon).

  • De Ia Colonisation, dans Ia province de St. Bierre de Rio-Grande do Sul,Brésil,par Jean Charles More.1859.Travaillez,

    prenez de la- peine, c'est le fonds, qui manque le moins.#HAMBOURG.IMPRIMERIE DE LANGHOFF. 1863.

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• L'ANNÉE POLITIOUE 1905 Avec un Index alphabétique UNE TABLE CHRONOLOGIQUE, DES NOTES, DES

DOCUMENTS ET DES PIÈCES JUSTIFICATIVES ANDRÉ DANIEL TRENTE-DEUXIEME ANNEE Librairie académique PERRIN et C'^. L'ANNÉE POLITIQUE 1905 A LA MEME LIBRAIRIE L'Année politique, par André Daniel /(/oi (28e année), i volume in-i6.... 3 fr. 5o igo2 (29e année), i volume in- 16 3 fr. 5o /go3 (3oe année), i volume in- 16 3 fr. 5o igo4 (3ie année), i volume in-i6.. 3 fr. 5o L'ANNÉE POLITIOUE '/f 1905 AVEC UN INDEX ALPHABÉTIQUE UNE TABLE CHRONOLOGIQUE, DES NOTES, DES DOCUMENTS ET DES PIÈCES JUSTIFICATIVES PAR ANDRÉ DANIEL

TRENTE-DEUXIÈME ANNÉE PARIS LIBRAIRIE ACADÉMIQUE DIDIER PERRIN ET C's
LIBRAIRES-ÉDITEURS 35, QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS, 35 1906 Tous droits réservés. Vo A6 bZ PRÉFACE

L'année 1906 présente, au point de vue de la poli- tique intérieure de la France, un caractère assez complexe. Elle a, à certains égards, marqué un arrêt dans la politique pratiquée depuis 1899 par la coalition des partis radicaux et socialistes con- nue sous le nom de « Bloc » ; il n'y a eu cepen- dant aucune réaction caractérisée contrecelte poli- tique, qui, par la force acquise, a continué à pro- duire de fort g-raves résultats dans l'ordre législa- tif, et de très sérieuses perturbations dans l'exis- tence de la Nation. Dès le mois de janvier, le ministère Combes, frappé à mort parles révélations relatives à la déla- tion, succombait, sans avoir cependant été mis en minorité par la Chambre. Les conditions un peu équivoques de cette chute ne permettaient pas d'at- tendre du nouveau ministère Rouvier, pris d'ail- leurs tout entierdans les rangs de lancienne majo- rité, une attitude contraire aux tendances jusque- là prédominantes depuis le début de la législature. La révolte de l'opinion publique obligeait cependant VI PREFACE ce gouvernement à répudier nellement ki délation et à s'occuper de mesures urg-entes de réparation en ce qui concernait la défense nationale. Le cabi- net llouvier ne cessa, par suite, d'osciller entre deux tendances contradictoires, désirant jusqu'à un certain point faire œuvre d'apaisement, et d'au- tre part soucieux de ne pas s'aliéner les éléments avancés du « Bloc ». Il bénéficia jusqu'à la fin de l'année d'une sorte de trêve dans la lutte des partis, les divers groupes de l'opposition évitant de l'attaquer de crainte de rendre le pouvoir à un gouvernement plus violent, et l'extrême gauche, fort défiante à son égard, ne trouvant pas de pré- texte suffisant pour rompre définitivement avec lui. Il n'y eut pas en fait un bien grand changement dans les pratiques de l'administration. Le minis- tère Rouvier proclama qu'il condamnait catégori- quement le système des « fiches » et l'institution des « délégués », mais il s'opposa à toute mesure de répression contre les informateurs du grand Orient. La radiation de la Légion d'honneur d'un unique rédacteur de fiches, et la mise en disponi- bilité pendant quelques mois seulement du général Peigné furent les seuls châtiments qui frappèrent les délateurs. Le gouvernement déclara les autres légionnaires ou fonctionnaires compromis protégés par « une amnistie morale », qu'il fit bientôt con- vertir en une amnistie effective par un vote des Chambres. Il profita, il est vrai, de l'occasion, pour faire amnistier les condamnés de la Haute-Cour, mais le caiactère de marchandage ainsi donné à PREFACE VII un acte d'apaisement depuis long-temps attendu aboutit à en diminuer sing^ulièrement les bons effets. D'autre part, le ministère s'abstint complètement de rien changer dans le personnel des fonction- naires du g-ouvernement précédent, et plus d'un indice révéla que beaucoup de ces agents, en dépit des déclarations officielles, conservaient la même altitude et les mêmes procédés. Enfin, M. Rouvier n'osa pas tenter de modifier la direction donnée par M. Combes à la politique générale, de telle sorte que c'est sous son ministère que la politique du « Bloc » parvint, en matière religieuse, à ses ultimes conséquences. La sépara- tion de l'Eglise et de l'Etat fut votée à une grosse majorité par la Chambre, et le projet ayant été ratifié par le Sénat sans le moindie changement, cette réforme si grave devint un fait accompli avant la fin de l'année. Ce vole de la séparation est sans aucun doute l'événement le plus considérable non seulement de l'année 1905, mais de toute la législature de 1902 à 1906. 11 est à remarquer que la Chambre y fut peu à peu entraînée par les nécessités de la politi- que anticléricale où elle s'était engagée, plutôt que

conduite vers ce but par un dessein préconçu. Un très petit nombre de députés, moins de i5o sur 090, avaient mentionné cette réforme dans leur profession de foi, et le ministère Combes lui-même s'était tout d'abord déclaré hostile à l'abrogation du Concordat. Mais il était inévitable que la majo- VIII PRÉFACE rite, ne trouvant d'autre terrain d'union que celui de la lutte contre lo« cléricalisme », fût contrainte de s'attaquer à l'Eglise elle-même après avoir dis- persé les congrégations. C'est ainsi qu'elle dut se résigner à un changement redoutable dont beau- coup de ses membres n'étaient pas sans appréhen- der les conséquences. Le régime de la séparation, très défendable en théorie, s'est donc établi en France dans des con- ditions mauvaises, qui ne permettent pas d'en espérerd'lieureux résultats. Il n'apparaît pas comme une mesure de transaction négociée pacifiquement avec les Eglises, dans le but de soustraire l'Etat aux embarras des luttes confessionnelles. En dépit des assurances de libéralisme prodiguées au cours de la discussion, il n'est pas douteux qu'une pensée d'hostilité contre l'Eglise catholique et ses fidèles ne soit à la base du nouveau régime. La sécurité du culte est désormais à la merci des changements de la majorité parlementaire, et les partis d'extrême gauche n'ont pas caché leur intention de demander la modification des quelques dispositions libérales contenues dans la loi. Il est donc fort à craindre que la séparation, bien loin d'amener un apaise- ment de discordes religieuses en France, ne donne à celles-ci une plus funeste âpreté. Il n'est pas^ moins fâcheux (et la remarque en a été souvent faite au cours des débats) qu'une ré- forme aussi grave ait été votée par une Chambre qui n'en avait pas reçu le mandat, et avant toute consultation du sulfrage universel sur une question PREFACE IX aussi sérieuse. Ce dédain de Topinion des électeurs apparaît comme particulièrement choquant dans un régime républicain. Une autre loi très importante fut également votée en 1900: celle qui établit le service militaire de deux ans, sans dispense, et égal pour tous. Ce sont malheureusement des motifs d'ordre électoral et nullement d'ordre militaire qui ont inspiré cette réforme. La réduction du temps de service était nécessairement une promesse que beaucoup de can- didats devaient être tentés de faire, et le nombre de ceux qui se croyaient obligés de l'insérer dans leurs professions de foi, pour ne pas se laisser dépasser par

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leurs concurrents^ augmentait à cha- que renouvellement des Chambres. Ces engage- ments imprudents n'eurent pas d'effet tant que les ministres de la Guerre s'opposèrent, au nom des intérêts supérieurs de la défense nationale^ à un bouleversement de nos institutions militaires, que déclarait périlleuse l'immense majorité de nos géné- raux. Mais cette résistance prit fin le jour où des influences politiciennes s'installèrent au ministère avec le général André. Celui-ci n'hésita pas à accep- ter, sans consulter le Conseil supérieur de la guerre, un projet qu'il savait de nature à plaire à de nom- breux parlementaires, et en particulier à ses amis de l'extrême gauche. Dès lors, toute opposition à cette réforme devenait impossible, car les électeurs n'auraient évidemment pu comprendre l'attitude de ceux de leurs députés qui se seraient efforcés de maintenir une durée de service plus longue que X PREFACE celle qtie le ministre de la Guerre lui-même jui,''eait sunisante. Aussi, malgré les objections très g-raves et très inquiétantes qu'il soulevait, le projet fut finalement adopté à la presque unanimité. On ne peut que souhaiter que cette loi militaire, vot e dans des conditions aussi anormales, ne justifie pas les craintes qu'elle a inspirées à nombre de Français clairvoyants. L'année 1906 vit aboutir enfin une loi sur l'as- sistance aux vieillards indigents, d'un esprit philan- thropique très louable, mais dont les conséquences peuvent être fort graves pour les finances publi- ques, déjà assez mal en point, et une loi depuis longtemps r clamée sur la réforme des justices de paix. Malgré l'importance des questions agitées dans la politique intérieure française, l'attention du pubhc se porta cependant beaucoup plus en 1906 vers les événements extérieurs, qui offraient une gravité exceptionnelle. Un inquiétant conflit s'éleva dès la fin de mars entre l'Allemagne et la France à propos des affaires marocaines, et durant tout le reste de l'année occa- sionna de vives préoccupations. En juin, M. Del- cassé, ministre des Affaires étrangères, dut donner sa démission dans des conditions encore incomplè- tement connues, qui soulevèrent une grande émo- tion, et pendant quelques semaines le pays put se demander si une guerre terrible n'allait pas éclater. Ce péril fut heureusement écarté, et la France ayant accepté de soumettre la question marocaine à une PRÉFACE XI conférence internationale, l'incident sembla devoir se terminer pacifiquement, — au prix toutefois de concessions pénibles de notre part. Cette alerte fit cruellement sentir l'imprudence et la folie de la propagande pacifiste et antimilita- riste qui avait fait de si déplorables prog-rès depuis plusieurs années. Il fut malheureusement impossi- ble de se dissimuler qu'il faudrait désormais beau- coup de temps et de patience pour en réparer les ravages dans l'esprit de certaines classes de la nation. La guerre russo-japonaise, si fâcheusement enga- gée du côté de la Russie, n'aboutit pour celle-ci qu'à de nouveaux et irréparables désastres. Port- Arthur capitula le 2 janvier, le 9 mars l'armée de Kouropatkine fut battue à Moukden, et le 27 mai l'écrasante défaite navale de Tsou-Sima vint enle- ver aux Russes tout espoir de succès . Le Président Roosevelt prit l'initiative de négo- ciations de paix, et, malgré de grosses difficultés qui firent plus d'une fois douter du succès, ces négociations aboutirent le 29 août au traité de Portsmouth, qui consacrait le triomphe du Japon. LaRussiecependantobtint de meilleures conditions qu'elle n'aurait pu l'espérer après une guerre aussi constamment malheureuse : elle ne paya pas d'in- demnité de guerre, garda une partie de la Mand- cliourie, et ne céda d'autre territoire que la moitié de l'île de Sakhaline, qui ne lui appartenait que depuis 1875. Le Japon gagnait malgré tout plus qu'il n'avait XII PRÉFACE réclamé au début de la guerre : Port-A^rthur et le Liao-Toung-, le protectorat de la Corée, l'occupa- tion du sud de la Mandchourie, et il acquérait en Extrême-Orient une situation prépondérante, que venait fortifier un traité d'alliance particulièrement étroit avec l'Angleterre. L'ébranlement occasionné à tout l'Empire russe par cette guerre désastreuse y entraînait en même temps des transformations radicales. Au milieu des désordres d'une agitation révolutionnaire vio- lente et confuse, naissait un universel désir de ré- forme du régime autocratique et bureaucratique, qui avait si mal g ré les affaires du pays. Le Tsar n'essaya pas de résister à ce mouvement, et ses manifestes du 19 août et du 3o octobre marquèrent les premiers pas vers l'établissement d'un régime constitutionnel en Russie. L'année 1905 sera donc une date tout à fait décisive dans l'évolution poli- tique de l'immense empire russe. La carte de l'Europe subit enfin en 1906 un chan- gement notable par la séparation définitive de la Suède et de la Norvège. Cette révolution fut heu- reusement pacifique, la Suède s'étant résignée, en présence des sentiments unanimes du peuple nor- végien, à rat.

• Deux secrétaires sur huit furent seuls élus au pre- mier tour de scrutin, le 10 janvier. Ce furent M. Marot, député républicain progressiste de la Charente (242 voix), et M. Abel Bernard, déput radical de Yauclu^e (281 voix). Les six autres secrétaires furent élus à la séance du 12 janvier ; deux au second tour de scrutin : MM. Paul Meunier, député radical-socialiste de l'Aube (235 voix), et Bonnevav, député républicain prog'ressiste du Rhône (226 voix); les quatre autres secrétaires au troisième tour de scrutin : MM. Gérald, député républicain ministériel de la Charente (218 voix) ; Cornet, député radical-so- cialiste de l'Yonne (216 voix) ; Rog-er Ballu, député nationaliste de Seine-et-Oise (181 voix) ; Devèze, député socialiste du Gard (181 voix). Les trois questeurs furent élus au premier tour de scrutin le 10 janvier : M. LechcA^allier, député républi- cain progressiste de la Seine-Inférieure, par 817 voix ; M. Pajot, député radical-socialiste du Cher, par 282 voix, et M. Chapuis, député radical de Meurthe-et-]MoseIle, par 2O3 voix. Le bureau de la Chambre étant complètement cons- titué à la séance du 12 janvier, M. Doumer, nouveau Président de la Chambre, prit possession du fauteuil présidentiel. Il y fut accueilli, comme en 1898 M. Paul Deschanel, vainqueur lui aussi de M. Henri Brisson, par une tem- JANVIER 1905 11 pète de cris, de clameurs et d'interi'uptions partis de l'extrêmc-g-auche. M. Paul Doumer, avec un calme parfait et une tran- quille indiflerence, prononça le discours suivant : Messieurs et chers Collègues, En prenant possession des hautes et délicates fonctions auxquelles vous m'avez appelé, je veux vous exprimer avant tout ma sincère et profonde reconnaissance. M. NouM vND. — Exprimez votre reconnaissance à M. l'abbé Gayraud. M. Berthoulat. — Silence aux Vadecard. M, Doumer. — Je ne m'illusionne pas sur les motifs de votre choix {M. Vigne : Vous êtes t'éla de la calotte) ; si, en dehors de toutes considérations politiques, le mérite et les services rendus l'avaient seuls dicte, ce n'est pas à moi que serait allé cet honneur. L'honmie de parfaite probité, de gTande valeur morale qui m'a procédé au fauteuil avait droit à nos suffrages unanimes quand !fs questions de personnes se trouvaient uniquement en jeu. Il n'en a pas été ainsi cette fois. Mais, l'élection faite, le souvenir des luttes dont elle est le résultat doit s'effacer. (Cris â rextrème gauche : IVon ! Non !) M. Bretox. — Vous seriez trop heureux qu'on oublie jvotre trahison . M. DocMER. — Du moins, celui que vous avez honoré de votre vote est-il décidé à les oublier pour puiser seulement dans la force et la sincérité mêmes de ses opinions le respect des opinions d'autrui,

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pour assurer avec impartialité à cha- cun le moyen de les développer librement devant vous. C'est par un constant souci de maintenir la liberté et la dignité des discussions, de dégaaer d'elles la volonté de l'as- semblée, que votre président peut gagner la contiauce de tous. J'ai l'espoir d'y parvenir et d'obtenir la bienveillance de mes collègues; j'en ai besoin, car ce n'est pas sans une vive émotion... {Applaudissements repétés aa centre et à gauche. — Protestations à l'extrême gauche.) M. Albert Poulain. — Vous feriez mieux de vous taire; c*est votre deuxième trahison. If L'ANNÉE POLITIQUE M. DdL'MEH. — ... (jue je viens occuper un poste où tant d'honiMit's éminents se sont succédé, où quelques-uns ont laissé une mémoire s^lorieuse. L'exemple qu'ils ont donné, la leçon à tirer de leur vie et de leur mas^istrature ne sauraient être perdus. J'aurai à cœur de m'en inspirer, et je serais heureux que la Chambre me permît de placer mes efforts sous l'éçide de la belle et noble figure du président Charles Floquet dont je fus, ici même, le collaborateur, [liriiils prolongés à V extrême gauche. Ap- plaudissements répétés au centre.)

M. Zévaés. — Floquet avait été élu par les républicains. M. Breton. — N'insultez pas tous vos prédécesseurs. M. Renoclt se lève à son banc et essaie de parler, mais toute la droite, le centre et une partie de la gauche cou^Te^t de leurs clameurs les paroles qu'il veut prononcer. M.Renoult finit par dire : « N'insultez pas la mémoire de Floquet. lia servi la République toute sa \\t sans défaillance. » M. DouMER. — Vous n'avez pas la parole en ce moment. M. Allard. — Il a peur ! il a peur! M. DouMER. — Avec le concours de toutes les bonnes volontés, avec l'aide des compétences et des talents si nom- breux dans cette assemblée et par malheur si incomplètement utilisés, je m'efforcerai de faire aboutir les projets... (FbiVr diverses à C extrême-gauche. — Avec la droite.)... préparés par vos commissions, de rendre fécond le travail législatif. Mon^temps et mon énergie y seront exclusivement employés, espérant justifier par là, dans une certaine mesure, le témoi- gnage de confiance que vous m'avez donné, La Chambre arrive, en effet, à la période dernière de l'exer- cice de son mandat. Il est temps pour elle d'aboutir, de don- ner à la démocratie dont elle est issue les justes satisfactions qu'elle réclame, de réaliser les réformes ( Vifs applaudisse- ments au centre et adroite), depuis longtemps inscrites au programme républicain. Le suffrage universel demande à bon
droit autre chose que des promesses [Applaudissements répé- tés sur les mêmes bancs. — Rumeurs à l'extrême gauche) de vaines formules ou des discours retentissants. {Applaudisse- ments répétés à droite, au centre et sur divers bancs à gauche.) L'idéal de justice, d'émancipation et de solidarité humaine qu'il a conçu ne lui fait pas perdre de vue les exigences de la vie nationale {Applaudissements au centre et à droite), et ne JANVIER l'JO.j 13 lai fait dcdaigner aucune des réalisations qu'il peut concfué- rir sur sa route. C'est parce que le pays a vu dans la République l'instrument même du progrès social, comme le gage de son indépendance, qu'il l'a enracinée profondément et de façon indestructible dans le sol lie France, qu'il s'est prononcé avec une vigueur et une loi grandissantes pour le régime de la souveraineté populaire et de la liberté. {Salves d\ipplaudisseinents.) Voix à rejctrême gauche. — Assez ! assez ! M. B.vGNOL. — Vous n'êtes pas au fauteuil, vous êtes au pilori. M.DouMER. — En le constatant à cette place, il y a tantôt vingt-cinq ans, le plus illustre de vos présidents, Gambetta, tenait un langage souvent cité depuis, et que je vous demande la permission de rappeler : (( Je ne veux tirer, disait-il, qu'un enseignement de ces ma- nifestations réitérées du pays en faveur de la Répuljli(]ue,. . c'est que, pour répondreaux intérêts comme aux volontés de la France, il nous faut entourer la République que nous avons fondée d'institutions déplus en plus libérales et démocratiques, pour réunir tous les patriotes, tous les Français. » {Applau- dissements prolongés à droite, au centre et sur divers bancs à gauche — Rameurs à l eof.lréme-g auche l) Ces paroles du grand citoyen si prématurément ravi aux espérances de la démocratie républicaine méritent d'être en- tendues et applaudies à l'heure actuelle comme au jour où elles furent prononcées. Les élus du sull'rage universel veulent aujourd'hui ce que Gambetta voulait alors : Uue la France donne au monde le spectacle d'une grande démocratie, se gouvernant elle-même, avec la conscience de tous ses droits et de tous ses devoirs, éprise de progrès, de justice et de liberté, résolue à être forte pour rester pacifique avec honneur. M. CoLLiAUD. — Voilà (juelque chose que vous ne connaissez pas. [Bruit prolongé. — Cris : A l'ordre .') M. Pastre et m . Klotz s'interpellent avec vivacité. M. Pastre. — Ce n'est pas vous qui avez la police de l'as- semblée. M. Klotz. — La voilà, l'obstruction. Je dis que le spectacle donné ici, pour la première fois, est absolument honteux. {Applaudissements au centre et sur divers bancs à gauche.) i i L'ANNÉE POLITIQUE.

• M. Dttumer termine ainsi. Messieurs, Je vous exprime les sentiments de reconnaissance du bureau que vous venez de constituer et je remercie en votre nom le bureau provisoire, notre aimé et vénér doyen d'àg'e dont les conseils sont écoutés avec respect et déférence par ceux-là mémos qui ne partagent pas ses opinions, nos jeuncscollègues (pii hénéticent d'un privilège peu durable, mais qui verront durer, j'en suis sur et pour le grand bien du pays, la con- fiance (lu suffrage universel et la sympathie qu'ils se sont acquise parmi nous. (Vifs applaudissements répétés adroite, au centre et sur divers bancs à gauche.) En réponse à la manifestation scandaleuse que les députés d'extrême-g-auche avaient dirig"ée contre lui, M. le Président Doumer prononça, avant de lever la séance, ces seules paroles, fort applaudies par la majorité de la Chambre : « Il est peu g-énéreux de s'attaquer au Président; c'est la seule personne ici qui n'ait pas le droit de se d fendre. » Dans cette même séance (12 janvier), la Chambre décida, à la demande du Président du Conseil, M. Com- bes, de fixer au lendemain la discussion de l'interpella- tion de M. Lhopiteau, député radical dissident d'Eure- et-Loir, sur la politique g-énérale du g-ouvernement. Le Sénat renouvela son bureau dans la séance du 12 janvier. M. Fallières, président sortant, fut réélu par 196 voix sur 221 votants. Furent élus vice-présidents : MM. Eug-ène Guérin, sénateur républicain de Vaucluse (161 voix); Leydet, sénateur radical-socialiste des Bouches-du-Rhône (i47 voix); Poirrier, sénateur radical delà Seine (i36 voix); Desmons, sénateur radical-socialiste du Gard(i32 voix). JANVIER 190:; 15

Furent élus secrétaires : MM. Albert Gérard, sénateur républicain des Aixlennes (i 58 voix); Garroau, sénateur radical d'Ille-et-Vilaine (i55 voix); Saint-Germain, sénateur radical d'Oran (i54 voix); Forg-emol de Bost- quénard, sénateur républicain prog-ressiste de Seine-et- Marne (i^Q voix); (rotteron, sénateur républicain pro- gressiste de la Haute-Vienne (i4ô voix); Le Roux, sénateur conservateur de la Vendée (i43 voix) ; Milliès- Lacroix, sénateur radical des Landes (i4i voix) ; Béraud, sénateur radical-socialiste de Vaucluse (i4i voix). Furent réélus questeurs : MM. Alcide Dusolier, séna- teur radical de la Dordog-ne (lyS voix); Gayot, sénateur républicain progressiste del'Aube (i 06 voix), et

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Bonnofbv- Sibour, sénateur radical-socialiste du Gard (iGo voix). Le bureau du Sénat ayant été ainsi constitué, M. Fal- lières, président réélu de cette assemblée, prononça dans la séance du i3 janvier le discours d'usage. Le i3 janvier, jour où devait venir en discussion de- vant la Chambre l'interpellation sur la politique g-énérale du g-ouvernement, r^cAo
de Paris publia un document extrait du dossier de M. Guyot de Villeneuve. C'était une lettre adressée, par le g-énéral Peig-né, commandant le g® corps d'armée au F.'. Vadecard, secrétaire g-énéral du Grand-Orient. En voici le texte : 9* CORPS d'armék Tours, le 29 août 190-i. Le général Mon T.-. C.-. F.-. Vadecard, J'écris une lettre de rappel au général Brun, en lui mention- nant que le j)oste sollicité par le capitaine Choquet sera vacant le liO d cembre, et en insistant, de nouveau, de mon mieux. Vous savez que le général Brun m'avait répondu qu'il con- naissait bien la candidature du capitaine Choquet, et que, a priori, il l'avait prise en très sérieuse considération. 1,; L'ANNÉE POLITIQUE Je ne me tiens pas pour satisfait et j'appuie de toutes mes forces. Jeconlinue une lutte vigoureuse contre les cléricaux au 9* corps. Ces jours derniers, j'ai l'ait envoyer dans l'Est un chef de bataillon et quatre capitaines du ré^'iment d'infanterie de Poi- tiers (le 12oe). Je crois que l'ettet produit a été bon. J'ai pro-

cédé encore à d'autres exécutions, et les curés n'osent plus reparaître. Grâce à notre excellent l'r.'. Chevallier et aux divers vén.-. du neuvième corps, je suis averti et je puis frappera coup sur. La maçonnerie veut bien m'aider dans la tâche si ingrate de démocratiser et de désensouianer (ouf !!) mes officiers, si hostiles et si inféodés à Sarto ! Merci donc à vous tous, et à vous, en particulier. T.'. C*. F.*. Vadecard. Merci de tout cœur. Votre bien dévoué fr.*. PEIGNÉ. .•. Cette lettre d'un commandant de corps d'armée ren- dant compte à un des chefs de la franc-maçonnerie des « exécutions » auxquelles il se livrait sur les officiers sous ses ordres, pour satisfaire ses passions politiques, parut si monstrueuse que beaucoup se refusèrent à y ajouter foi. Il fallut pourtant se rendre à l'évidence après l'interview accordée par le g-énéral Peig-né à un journa- liste auquel il déclara, en essayant d'en expliquer l'objet, qu'il était bien l'auteur de la lettre publiée. Dans la journée du 1 3 janvier, la nouvelle se répandit que le Conseil de l'Ordre de la Lég-ion d'honneur avait décidé, à l'unanimit , dans une séance tenue la veille (i2 janvier) de rayer le délateur Bég-nicourt, comman- dant en retraite, auteur de fiches concernant des officiers de la garnison de Saint-Quentin et de la région de l'Aisne. Cette décision avait été portée par le g'raud-chancelier de la Lég-ion d'honneur, g-énéral Florentin, à la connais- JANVIER loo;; 17 sance du Prôsitlent do la République avec un projet de décret rayant l'cx-commandant Bég-nicourt des cadres de la Lég-ion d'honneur. Le ministère Combes se trouvait ainsi acculé à une situation inextricable, lui qui s' tait eng'ag'é à ne pren- dre aucune mesure contre quelque délateur que ce fût. C'est dans ces conditions que, le. même jour (i3 jan- vier) commença à la Chambre la discussion de l'inter- pellation adressée au cabinet Combes sur sa politique scénérale par M. Lhopiteau, député radical dissident d'Eure-et-Loir. M. Lhopiteau reprit contre la politique du cabinet Combes la plupart des reproches formulés d'habitude par les radicaux dissidents contre sa politique de façade et de déception. Il reprocha à M. Combes ses incerti- tudes dans la question de la séparation des Eglises et de l'Etat et son attitude équivoque dans la question de l'im- pôt sur le revenu. Ce n'était pas, à dire vrai, le principal g-rief qu'avait à faire valoir contre la politique ministérielle la grande majorité de l'opposition. M. Lhopiteau toucha un point plus vif du débat quand il incrimina le Président du Conseil d'avoir, jusque dans les couloirs de la Chambre, org-anisé l'espionnage des députés, classés par lui en trois catég-ories :les fidèles, les suspects et les traîtres. Après ^J. Lhopiteau, ^L Paul Deschanel, ancien Pré- sident de la Chambre, député républicain d'Eure-et- Loir, prit la parole. Le discours qu'il prononça révélait le souci de l'orateur de faire ce qu'on appelle en style politique « un pas à g-auche ». Sans se confondre avec les radicaux, M. Deschanel voulait marquer d'une ma- nière très sensible ce qui le séparait des républicains prog-ressistes, dont il avait été jadis le porte-parole élo- quent. L'ANNEE POLITIQUE Il ioininen(;a donc par déclarer qu'il voulait non seu- lement les réformes ouvrières et la loi de d'eux ans, mais la séparation des Eg'lises et de l'Etat et l'impôt sur le revenu et que d'ailleurs il n'y avait place, dans ce pays, que pour un g-ouvernement réformateur, « désireux de donner satisfaction aux légitimes aspirations de la démo- cratie )). S'étant ainsi en quelque sorte préablement « situé à g-auche )>, M. Paul Deschanel examina si la politique suivie par le ministère Combes était la plus utile au rég"ime républicain. Il conclut que non. La majorité ministérielle en témoi- g-nait d'ailleurs en se rétrécissant tous les jours. Le g-ouvernement n'avait pas les moyens de réaliser les réformes dont il faisait grand bruit. N'ayant pas trouvé les ressources nécessaires pour faire face à la loi d'assistance, comment trouverait-il les 80 millions indispensables au fonctionnement des retrai- tes ouvrières? Quant à son projet d'impôt sur le revenu, c'était un projet frappant lourdement le travail et les salaires. Sur la question de la délation, M. Deschanel s'exprima ainsi : Le ^gouvernement se trouve pris entre ceux qui blâment la délation et ceux qui la glorifient. II lui est impossible de sévir puisqu'il a tout ordonné. Au général André a succédé un ministre pétri de bonnes intentions; mais c'est insuffisant. Nous voyons des conseils municipaux féliciter le gouverne- ment d'actes qu'il a lui-même déclarés inadmissil)les. Vous avez donc aussi deux morales et vos principes changent au gré de vos passions. M. Berteaux envoie des circulaires pour imposer silence à qui? Aux mouchards? Non, à leurs victimes! M. Berteaux. — Vous n'avez pas le droit d'interpréter ainsi ma circulaire. j.wviEK iDor; 1!) M. Deschanel. — Le ministre de la Marine a parli- d'un coup d'Etat militaire. Le ministre de la Ciuerre rond homm;iu,c au loyalisme de l'armée. Le([uel des deux a raison et (ui mettra fin à cet état ilauarchic"? L'orateur examina ensuite notre situation militaire en ces termes : Au mois de juillet, un général inspecteur du corps de la frontière constate que nos troupes de couverture ne peuvent pas remplir le rùle qui leur est confié et il demande à être relevé de ses fonctions pour ne pas assumer une grave res- ponsabilité..

Le mal est aujourd'hui en partie réparé par suite de l'arri- vée des recrues; mais les recrues ne sont pas encore instruites. Dans une interpellation sur la politi(jue générale, n'ai- je donc pas le droit de parler désintérêts généraux de la patrie? Notre frontière n'était pas couverte l'été dernier. M. FouRNiER. — C'est un appel à l'ennemi.

  • Nom du lien : Charqueada São João, Lien URL: http://www.charqueadasaojoao.com.br/historia.htm.

  • Com o projeto de Identificação de Procedência os Doces de Pelotas passam a portar um Selo de Autenticidade,

    diferenciando-se ainda mais no mercado e garantindo proteção contra imitações. Mais que isso, a certificação também é uma forma de proteger a tradição e a cultura pelotense.Quem ganha com isso são os produtores da região, que

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garantem o seu sucesso comercial e, principalmente, o consumidor que passa a ter certeza de estar consumindo um produto que mantém rigorosamente as características de suas receitas originais e, é claro, o sabor inconfundível do Doce de Pelotas.Entre os exemplos de sucesso desta medida legal estão os charutos de Cuba, os vinhos do Porto e o champagne, o vinho branco espumante exclusivo da região de Champagne, na França, todos protegidos pelo selo de autenticidade como garantia da qualidade reconhecida do produto. Bem CasadoÉ composto de dois discos de pão-de-ló chamados popularmente como “esquecidos”, que são unidos por um recheio de ovos moles e cobertos com fondant em uma espessura fina e regular. QuindimÉ um doce elaborado obrigatoriamente com gemas de ovos, coco ralado e açúcar, levemente assado em forno para garantir sua textura inconfundivelmente tenra. NinhoÉ um doce em forma de ninho de pássaros, cuja estrutura externa é feita manualmente de fios de ovos enrolados, é recheado com ovos moles. CamafeuÉ um doce cuja massa é basicamente feita de nozes chilenas ou pecan, formato de cilindro, é glaceado. É uma réplica de um adereço usado desde os tempos mais remotos nas roupas das damas da alta sociedade. Olho de SograÉ um doce com massa cozida de coco com as gemas e o açúcar, envolto com ameixa preta seca, no formato amendoado de um olho. Pastel de Santa ClaraÉ um doce feito de uma massa muito fina, dobrada em forma de um envelope com duas pontas que se unem sobre o doce. É recheado de ovos moles. Tem uma textura leve e crocante, partindo-se facilmente. Papo de AnjoÉ um doce de ovos, com formato de disco, com sabor acentuado e servido envolto em uma calda de açúcar. Fatia de BragaÉ uma massa composta de gemas, açúcar, manteiga e principalmente de amêndoas, cortada em fatias (quadradas) e cobertos com açúcar cristal. Trouxas de AmêndoasÉ similar ao ninho, porém é deitado, feito de placas de gemas cozidas em calda. Estas placas são enroladas e recheadas com mistura cozida de açúcar e amêndoas. QueijadinhaÉ um doce similar ao quindim, diferindo-se por ter queijo parmesão ralado em sua composição, decorado com uma uva passa preta ou um pedaço de ameixa seca preta. Broinha de CocoÉ um doce composto de coco, gemas e açúcar em formato esférico e com aspecto brilhoso em função da glicose em sua cobertura. Beijinho de CocoÉ um doce composto de gemas, coco e açúcar, em formato esférico coberto com fondant e decorado com confeitos prateados. AmanteigadoÉ um doce bastante delicado preparado com amêndoas, gemas e açúcar, em formato de pequenas esferas unidas e cobertas totalmente por fondant. Panela de CocoÉ um doce de massa fina recheada com coco, gemas e açúcar, assada no forno.Doces Cristalizados de FrutasSão doces produzidos artesanalmente a partir de frutas e outros hortifrutigranjeiros, com açúcar por meio da ação do calor (fervura, secagem). Encontram-se nesta classificação: abóbora cristalizada, batata-doce em calda, banana cristalizada, goiaba cristalizada, pessegada cristalizada, laranja cristalizada, figo cristalizado, marmelada, origone (pêssego seco), passa de pêssego. Têm uma textura macia, tenra como a de frutas cristalizadas e com leve crocância na parte externa. Veja mais em:www.docesdepelotas.org.br.

  • Nom du lien : Bau de Dicas, Lien URL: http://isacherii.blogspot.fr/search/label/Pelotas%20minha%20cidade.

  • Nom du lien : Région Pelotas, Lien URL:

    https://picasaweb.google.com/domroux135/PHOTOSREGIONPELOTAS?authkey=Gv1sRgCMnA4tP1m53_kAE.

  • Nom du lien : EXPO UNIVERSELLE 1867, Lien URL:

    http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/series/pdf/F12-1867-iconographie.pdf.

  • Navire négrierreprésentation voilier par esclave navire négrier navire de commerce unité de mesure charpentier Un

    navire négrier était un navire de transport qui, pour une partie de son temps, transportait des esclaves. En général, il s'agissait de déporter des africains vers les côtes nord ou sud américaines. Ce transport d'esclaves était une partie du commerce triangulaire.Types de navires utilisés.Il n'existe pas de navire négrier type, ni de modèle spécifique de navire. C'est un navire de commerce banal. Simplement, il transporte unecargaison d'esclaves une partie de son temps.C'est dire que l'on va trouver tous les types imaginables de navires. Si les tailles seront généralement moyennes, voire petites, on trouvera des barques, des goélettes, des bricks, jusqu'à d'anciens navires de guerre réformés ou pris en location.Pour donner des exemples, on pourra trouver Le Postillon, de 20 tonneaux, de Nantes, 6 hommes d'équipages capable d'emporter 20 captifs au plus[1], ou le Moine-Tatty, de Bordeaux, 784 tonneaux.[2]. Mais en règle générale, le navire négrier sera plutôt de 120-150 tonneaux, de 80 à 90 pieds de long, et 25 pieds de large, 65 à 75 pieds de quille et 10-12 pieds de cale.[3]. Une raison pour ce choix peut être trouvée dans les conditions denavigation sur les côtes africaines. Il faut pouvoir s'approcher au plus près de la côte, voire pouvoir pénétrer l'embouchure des fleuves.A la fin du XVIIIe, le constructeur naval le plus connu de Nantes, Vial du Clairois, déclarait qu'il fallait entre 300 et 400 tonneaux, 10 pieds de cale et 4 pieds 4 pouces entre ponts pour un négrier idéal.[4]Il faut noter que la tendance ira vers une diminution du tonnage et qu'au XIXe siècle, lorsque la traite deviendra illégale, les armateurs privilégieront des petits navires très rapides, des bricks généralement, les espérant capables d'échapper aux croisières[5]Préparation d'un navire négrier.Le navire.Comme il s'agit d'un navire de commerce banal, il n'y a pas de modifications particulières à prendre en compte. " " " Pas besoin d'un bateau neuf, on considère même que déjà usagé,il suffira pour l'usageauquel il est destiné. Cela peut même être une fin de carrière pour un navire aux formes offrant une bonne capacité de transport ou offrant une bonne vitesse.[6]Cependant, il faut qu'il puisse entasser dans sa cale les esclaves qu'il entend transporter. Il faut donc avoir un entrepont. Au besoin, il sera nécessaire de le construire, ou de rajouter des gaillards.La cargaison comprend en premier lieu 400 à 450 barriques, nécessaires pour plusieurs centaines de personnes pour une durée de 2 mois de mer au moins. On compte environ 3 litres d'eau par homme et par jour. En admettant un navire de 45 marins et 600 esclaves, c'est un peu plus de 145.000 litres qu'il faut stocker pour 75 jours de mer... On imagine l'importance qu'aura le tonnelier à bord et celle des travaux de manutention journali re. D'autant que l'eau se conserve mal, à bord. Challe le raconte : " "...au bout de 2 mois que cette eau est embarquée... elle devient rousse et tellement puante qu'il faut se boucher le nez. Elle reste 9 à 10 jours dans cette état; après cela, elle s'éclairçit peu à peu, mais en s'éclaircissant elle conserve un goût très fade qui reste 8 ou 6 jours à se dissiper. Elle reste dans sa nouvelle pureté 3 semaines ou 20 jours. Sa rousseur la reprend, mais moins forte que la première fois. Il s'y engendre pour lors des vers gros comme la plus grosse paille vers la racine du blé. Ces vers sont d'un blanc grisâtre, le nez noir et ont de petites queues longues comme les 2/3 de leur corps, et le tout d'un bon travers de doigt. On passe cette eau et le linge les retient. Cela dure environ 8 jours. Ces vers meurent dans l'eau qui devient blanchâtre, à peu près comme du petit-lait. Cette eau se répure peu à peu, et redevient

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belle et claire, sans aucune mauvaise odeur ni dégoût que celui d'être remplie de petits vers un peu longs qu'on voit remuer comme des anguilles. Ils sont blancs, extrèmement vifs et si menus et si déliés qu'ils passent à travers tout et ne sont pas retenus par la plus fine mousseline pliés en 8 doubles, c’est-à-dire, 16 lits l'un sur l'autre...Voilà ce que les marins appellent les 3 maladies de l'eau... " [7]Ensuite, c'est 18 mois de biscuit, soit 160 quintaux; 20 barils de farine. En plus, on chargera 10 barils de bœuf, 10 quarts de lard, huile, beurre, morue, des légumes. Le vin, sur la base de 1,25 litre par marin et par jour, comprendra 2,5 tonneaux pour les officiers et 10 pour les marins.A côté de cela, pour une cargaison de 450 noirs, on embarquera pour les nourrir 30 tonneaux de fèves, 100 quintaux de riz et 30 quintaux de gruau de Hollande.[8]Selon la taille du navire, on embarquera aussi des animaux vivants, volaille, moutons, voire vaches, principalement destinés, dans l'ordre, aux officiers puis à l'équipage.La préparation d'un navire négrier est environ moitié plus cher qu'un navire de commerce normal. Tant pour l'équipage plus nombreux, l'avitaillement plus important que pour la cargaison de traite.La cargaison de traite regroupe l'ensemble des marchandises devant servir à acheter les esclaves. Celle embarquée par le Roy Dahomet, négrier de La Rochelle de 230 tonneaux, en 1772, est assez représentative. Elle se compose de bouges[9], de barres de fer, de pipes et de couteaux, d'alcool, de poudre et armes à feu, de parures, de chapeaux et d'étoffes et habits. Le tout pour une valeur de 145.067 livres, 8 sols et 3 deniers au départ de l'expédition. En cours de route, on y ajoutera du tabac.La pacotille des officiers, composée de parures de corail et étoffes, se monte à 6.760 livres et 3 sols.[10]L'équipage.C'est une des raisons du coût élevé de préparation d'un navire négrier. L'équipage est plus nombreux que sur un navire de commerce normal. A la fin du XVIIIe siècle, un navire anglais de 150 tonneauxa un équipage de 30 marins, c’est-à-dire le double d'un navire de commerce normal[11]. Si c'était un navire français ou hollandais, ce serait même 45 marins[12]. Pour donner un ordre de grandeur, on peut considérer qu'il y aura 1 marin pour 10 captifs.[13]En 1735, le Victorieux, de Nantes, 250 tonneaux, a un équipage de 92 marins.A la fin du XVIIIe siècle, le ratio descendra à 1 marin pour 5 tonneaux.Le capitaine.Il n'existe pas de spécialiste "capitaine négrier". Il faut plutôt considérer que l'on est, à l'occasion, chargé d'une cargaison d'esclaves, entre 2 cargaisons de marchandises normales.Ainsi, à Bordeaux, on compte 465 expéditions négrières. Sur le nombre de capitaines concernés, 222 n'en feront qu'une, 56 en feront deux et 17 en feront trois.[14]La paye d'un capitaine varie entre 100 et 200 livres par mois. Pour un anglais, c'est environ 5 livres sterling. Pour donner un exemple, le capitaine de L'Apollon, en 1754, touche 150 livres.Mais le salaire n'est pas tout. Le capitaine est aussi intéressé au transport. Il reçoit en général une gratification qui est fonction du nombre d'esclaves débarqués vivants. Cette gratification est, en général, de 1 à 3% du prix de vente[15]. Mais il peut, dans certains cas, être plus élevé. Ce sera le cas du capitaine de L'Apollon, pour reprendre cet exemple; il a eu droit, lui, à 5%.[16]Les autres officiers.Ils sont fréquemment en double. Ce n'est pas nécessairement une obligation pour ce type de voyage, mais plutôt une assurance en cas de décès.Leur salaire tourne, pour les français, entre 1 et 4 livres par mois.Les spécialistes.Il s'agit en premier lieu du charpentier. Sur lui repose l'aménagement du navire, tant pour le transport des marchandises que pour le transport des esclaves. Il est donc important d'avoir un bon charpentier capable de travailler vite et bien.On trouve ensuite le tonnelier (il faut beaucoup d'eau pour ce bateau surchargé, et une eau corrompue sera cause de pertes importantes parmi les captifs).Le chirurgien est aussi un des personnages clés. Il est indispensable pour détecter à temps l'apparition des maladies, traiter les malades, voire les rendre présentables pour la fin du voyage. Il n'est pas rare que les chirurgiens, comme les officiers, soient doublés. Rappelons qu'à l'époque, un chirurgien n'est pas un médecin et que, s'il embarque remèdes et potions, il n'a pas forcément eu la formation adéquate. Mais la situation est la même sur les bateaux du roi, ce n'est pas une particularité du navire négrier.Ces spécialistes sont rangés parmi les officiers. Cela est compréhensible car leur travail sera pour beaucoup dans le succès financier du voyage. Ils touchent des salaires d'un niveau comparable à ceux des officiers.Sur les premiers navires portugais se livrant à la traite, on trouvait même un notaire. Il était chargé du respect des procédures, en particulier financières.Les autres marins.Ils sont engagés selon les habitudes du temps. Ce sont soit de vrais marins, soit des personnes recrutées pour un voyage et qui se formeront en route.La désertion des marins sera toujours un problème pour les navires négriers. C'est probablement pour cette raison que le salaire est versé en 2 fois. La moitié au départ et le reste au port de débarquement. Il est souvent précisé que ce dernier versement sera "en devise du cru".Parmi les marins, il n'est pas rare de trouver des africains. Qui sont libres ou esclaves de précédents voyages. Les capitaines sont souvent intéressés par ce type de marins, car on pense que leur présence peut contribuer à calmer les captifs transportés.Un marin, sur un négrier français, touche environ 2 livres par mois. Un mousse, la moitié.Enfin, il faut noter que la mortalité chez les marins est, en moyenne, plus importante que celle rencontrée chez les captifs transportés, 18% contre 12%.[17].Un voyage type.Si l'on prend l'exemple du navire partant d'un port français, il faut compter 2-3 mois pour atteindre l'Afrique; 3-4 mois sur les côtes africaines; puis 2-3 mois pour atteindre la Antilles. Il restera alors sur place entre 1 et 12 mois avant de repartir pour la France, qu'il atteindra 2 mois plus tard. Le navire passera donc, en gros, entre 15 et 18 mois pour effectuer sonpériple, une durée de 12 mois étant considérée comme exceptionnelle.[18]Le chargement.Les "parcs" à esclavesQuand le navire est sur les côtes africaines, le charpentier commence à le préparer pour embarquer les esclaves.Le transport.L'équipage, comme le capitaine, a tout intérêt à ce que la cargaison arrive à destination dans le meilleur état possible. On a vu plus haut que le capitaine a, par exemple, unpourcentage du prix de chaque "pièce d'Inde"[19] débarquée et vendue.Les mesures de sécurité."Prendre soin" de la cargaison.Il est important pour le négrier de livrer une cargaison en bon état, avec le minimum de pertes. L'élément le plus important est la vitesse. Plus courte sera la traversée, plus grandes seront les chances d'avoir peu de pertes. Mais le trajet dure quand même plus d'un mois, souvent deux.La nourrir.La soigner.L'occuper.Déroulement d'une journée type.Liste de navires négriers.On ne saurait lister les milliers de navires qui se sont, un jour ou l'autre, adonnés à ce trafic. Cette liste se bornera à des navires caractéristiques ou connus.Navires français.La Marie-Séraphique, brick négrier nantais, qui servira de modèle à FrançoisBourgeon pour sa bande dessinée "Les passagers du vent".L'Affricain, 1815, dont l'armateur était Robert Surcouf.Navires britanniques.Brookes, dans les années 1780, pour les plans qui en subsistent.Zong, 1781, il est connu pour avoir massacré les captifs qu'il transportait.Navires hollandais.Autres nationalités.Tecora, portugais, (année ?), qui a amené

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les esclaves qui se révolteront sur l'Amistad[20].Fredensborg, Danois, naufragé en 1768 au large de la Norvège. Il existe un livre de Leif Svalesen sur cette expédition.Wildfire, américain, 1860, barque arraisonnée en Floride par l'US Navy avec 450 esclaves.[21]Notes.↑ Gaston-Martin, p. 28.↑ Saugera2, p. 205.↑ Gaston-Martin, p. 28.↑ cité par Thomas, p. 316.↑ C’est-à-dire aux navires de guerre qui croisent le long des routes probables de la traite. C'est l'origine du mot"croiseur".↑ Gaston-Martin, p. 31.↑ Robert Challe, Journal d'un voyage fait aux Indes Orientales, Le Mercure de France, 2002, tome 1, page 315.↑ Saugera (Bx), p. 244.↑ Ou cauris, ce sont des petits coquillages servant de monnaie dans certaines parties d'Afrique.↑ Pour plus de détails, voir Yacou, pages 46 et suivantes.↑ Pétré-Grenouilleau, p. 161.Thomas, p.318.↑ Pétré-Grenouilleau, p. 162.↑ Binaud, p. 2.↑ Thomas, p.318.↑ La cause de ce pourcentage élevé n'est pas précisée.↑ Thomas, p. 324↑ Gaston-Martin, chapitre 1.↑ La "pièce d'Inde" est l'unité de mesure de ce commerce. Elle correspond à un individu adulte en pleine force de l'âge et en bonne santé. Il existe même une sorte de catalogue pour tenir compte de tout ce qui pourrait s'écarter de la définition donnée. Par exemple, un doigt en moins donnera 25% de décote pour l'esclave proposé. Pour une hernie, c'est aussi 25% en moins, mais pour des jambes delongueur inégales, seulement 12.5%. Ainsi, l'Opiniâtre débarque à Buenos-Aires, le 27 septembre 1703, 251 noirs représentant 132 "pièces d'Inde". Si l'on peut avoir ces 2 renseignements, nombre d'esclaves et nombre de pièces d'Inde, on peut apprécier l'état sanitaire de la cargaison.↑ Bien que l' Amistad soit souvent considéré comme un navire nègrier, ce n'était qu'une goélette de commerce qui faisait du cabotage aux Antilles, transportant principalement du sucre. Il ne participait pas aux expéditions sur les côtes africaines.↑ Harper's Weekly, June 2, 1860, p344. Online at The Slave Heritage Resource Center accessed 3 July 2006.Sources.Ouvrages généraux.Gaston-Martin, Nantes au XVIIIe siècle, l'ère des négriers, 1714-1774, Paris, 1993, Karthala, ISBN 2-86537-440-8.Eric Saugera, Bordeaux, port négrier, XVIIe-XIXe siècles, Paris, 2003, Karthala, ISBN 2-86537-584-6.Eric Saugera, La traite des noirs en 30 questions, La crèche, Geste editions, 1998, ISBN 2-910919-63-3.Pour différencier les références à chacun de ces 2 ouvrages, le nom de l'auteur est suivi de (Bx) pour le premier et (30) pour le second.Olivier Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières, Paris, Gallimard, 2004, ISBN 2-07-033902-5.Hugh Thomas, La traite des noirs, Collection bouquins, R Laffont, Paris, 2006, ISBN 2-221-10559-1.Jean Meyer, Esclaves et négriers, Découvertes Gallimmard n° 11, Paris, 1986, ISBN 2-07-053018-3.Articles.Article de Max Guérout, La traite française vers Buenos-Aires durant la guerre de Succession d'Espagne, (lien)Article de Daniel Binaud, Le trafic négrier de Bordeaux, (lien)journaux de bord.JP Plasse, Journal de bord d'un négrier, Marseille, 2005, Ed. Le mot & le Reste, ISBN 2-915378-12-6.Alain Yacou, Journaux de bord et de traite de Joseph Crassous de Médeuil, Paris, 2001, Karthala-CERC, ISBN 2-84586-208-3.Alain Cadilhon (dir.), La France d'Ancien Régime. Textes et documents, 1484-1789, Bordeaux, 2003, Presses Universitaires de Bordeaux, ISBN 2-86781-303-4 Document70 : le voyage d'un navire négrier bordelais au Mozambique (1787-1788).

  • Nom du lien : Nadine et JBR, Lien URL: http://www.transenprovence.org/categorie-10582121.html.

  • Nom du lien : Les Routes de l'esclavage, Lien URL:

    http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=768.

  • Nom du lien : Dictionnaire de commerce et de marchandises 1841, Lien URL:

    http://books.google.fr/books?id=pPWo2qGK9ekC&pg=PA1777&dq=briquets+et+carabines&hl=fr&sa=X&ei=UTz8T~

    5-cIobQ8gOx1o2QBw&ved=0CEEQ6AEwAQ#v=onepage&q=briquets%20et%20carabines&f=false.

  • Nom du lien : BUENOS AYRES 1828-1836, Lien URL:

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  • Nom du lien : BUENOS-AYRES Nouvelles Annales des voyages, volume 50, Lien URL:

    http://books.google.fr/books?id=8ThNAAAAcAAJ&pg=PA69&dq=Plan+de+Buenos-Ayres+1829&hl=fr&sa=X&ei=nY~

    n_T8OnCun80QWc9-WIBw&ved=0CG0Q6AEwCQ#v=onepage&q=Plan%20de%20Buenos-Ayres%201829&f=false.

  • Nom du lien : Criminalité et esclavage à PELOTAS, Lien URL:

    http://fr.scribd.com/doc/92515509/Album-de-la-colonie-francaise-au-Chili-1904.

  • Nom du lien : CAMPANHA GAUCHA, Lien URL:

    http://books.google.fr/books?id=MTKsAAAAIAAJ&pg=PA233&lpg=PA233&dq=Location+Charqueada+1846+Pelota~ s&source=bl&ots=mgc7DmObrp&sig=p6vNsblvNFJR3QC3_I8622lxrR8&hl=fr&sa=X&ei=VjoRUKigMomV0QXdpo~ DYDg&ved=0CFAQ6AEwATgK#v=onepage&q=Location%20Charqueada%201846%20Pelotas&f=false.

  • Nom du lien : MOVIMENTO NEGRO DE PELOTAS, Lien URL: http://movimentonegrodepelotas.blogspot.fr/.

  • Nom du lien : LE MESSAGER DU BRESIL, Lien URL:

    http://memoria.bn.br/DocReader/DocReader.aspx?bib=223263&pagfis=611&pesq=+joucla+agent+pelotas.

  • Nom du lien : SANTA BARBARA-PELOTAS, Lien URL:

    http://www.glendadimuro.com/site/pdf/dimuro-santa_barbara.pdf.

  • Nom du lien : HISTOIRE DES ENFANTS ABANDONNES ET DELAISSES, Lien URL:

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k81417p/f310.image.r=Mousse.langFR.

  • Nom du lien : Page 74, Lien URL: http://pt.scribd.com/doc/89544310/13/Periodo-colonial.

  • Nom du lien : NICOLAU DREYS, Lien URL:

    http://sala.clacso.edu.ar/gsdl252/cgi-bin/library?e=d-000-00---0edicion--00-0-0--0prompt-10---4------0-1l--1-ru-Zz-1---~

    20-preferences---00031-001-0-0isoZz-8859Zz-1-00&cl=CL1&d=HASH01d98d6a38b818a68207aaa7.1&gt=2.

  • Nom du lien : CARTAS DE LIBERDADE VOL 2, Lien URL:

    http://www.apers.rs.gov.br/arquivos/1169225608.Catalogo_Seletivo_Cartas_Liberdade_Volume_2.pdf.

  • Nom du lien : O SOLO DA LIBERDADE, Lien URL:

    http://bdtd.unisinos.br/tde_arquivos/8/TDE-2011-11-30T161651Z-1632/Publico/JonatasMarquesCaratti.pdf.

  • Nom du lien : Corridors of Trade and Halls of justice law, coercion and loyalty in the Rio de la Plata borderlands, Lien

    URL: http://seer.ufrgs.br/aedos/article/view/9821/5624#_edn21.

  • Nom du lien : L'ESCLAVAGE AU BRESIL, PHOTOS INEDITES, Lien URL: http://youtu.be/jRZRa4H8674.

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Relations directes

  • Nom du lien : QUILOMBO-19084, Lien URL: http://youtu.be/Nz-K23krfVY.

  • Nom du lien : TRAFICO DE ESCRAVOS, Lien URL: http://youtu.be/VfkJJ7BnJHg.

  • Nom du lien : TORTURA, Lien URL: http://youtu.be/GC-Xs2q_ZVA.

  • Nom du lien : ESCRAVIDAO NO BRASIL, Lien URL: http://youtu.be/QvRxzniMNDA.

  • Courrier de Cie Georges Ferrère Le Havre.

  • De : Laurent PAVLIDIS Objet : re: Brick construit à Saint Tropez en 1840Date : 30 avril 2014 17:58:22 HAECÀ :

    Dominique Roux Le brick Allah Kerim a bien été construit à Saint-Tropez en 1840. Le constructeur s'appelle Charles Anrigou. Il s'agit d'un membre d'une des trois grandes familles de constructeurs à Saint-Tropez au XIXe siècle (avec les Bory et les Sevoule). Les chantiers se trouvaient dans le port, là où se trouve actuellement les chantiers de réparation navale. En document joint, un tableau représentant ces chantiers au XIXe siècle.Le brick mesurait 23,85 mètres, avait 6,88 mètres à sa plus grande largeur et 3,75 mètres de creux. Il jaugeait 163 tx d'après mes infos, ce qui ne remet pas en cause vos données, suivant la période et la personne qui prend les mesures, la jauge peut varier un peu. Il jaugeait notamment 151 tx en 1848. A l'origine, il a été construit d'après le dossier mentionné pour le compte de Robert*, capitaine au long cours à Agde. En 1848, il appartient principalement à Pradel et Pagol. C'est là que votre ancêtre intervient. Il existe aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône un dossier de douane sur ce navire. Il ne contient rien de plus que ce que vous savez ou ce que j'indique ci-dessus.Par contre, le musée du vieil agde conserve un ex-voto représentant ce navire. Je n'ai pas de photo de cette oeuvre. Vous pouvez leur demander. ALLAH-KERIM: entre au HAVRE le 20 juillet 1855 venant de RIO GRANDEDésarmement le 21 juillet 1855 au HAVRE Réarmement le 16 août 1855 n° 592 au HAVREsort du HAVRE le 24 août 1855 ( Capitaine PONDAVEN) destination CARDIFF Désarmement le 21 septembre 1856 à MARSEILLEALLAH KERIMConstruit à Saint-Tropez en 1840 Brick de 152, 64 txAppartenant à M. SERT, RIVET Fils Aîné et ROUX••Armé à Marseille le 9 août 1840 n° 438 Désarmé à Marseille le 13 décembre 1841 (??) Armé à Marseille le 21 avril 1842 n°194 Désarmé à Marseille le 27 décembre 1842 Armé à Marseille le 2 mai 1843, n° 261, par M. J.B. ROUX- Commandant: Sr. CARVIN, à destination de Rio Grande do Sul. Désarmé à Marseille le 27 janvier 1844 Armé à Marseille le 20 mars 1844 n°98, par Roux Désarmé à Marseille le 6 novembre 1844 Visité à Marseille le 6 janvier 1845.Appartenant à RIVET Fils Aîné et ROUX. Cap: Jean Baptiste Victor GARBE. Immatriculé à Marseille Fo 236 n°700 Expédié le 7 janvier 1845 pour Rio Grande do Sul. Départ le 13janvier 1845 Arrivé à Rio Grande le 14 mars 1845, chargé de divers (Vins). Expédié de Rio Grande le 31 mai 1845, allant au Havre. Arrivé Le Havre le 21 août 1845, chargé de divers- 10 hommes d’équipage+1 passager Désarmé au Havre le 22 août 1845, n°381•Armé à Marseille le 23 septembre 1845, n°470 (ou 430), venant du Havre à destination de Rio Grande do Sul 27/11/2••? Entre 23 septembre 1845 et 17 mai 1846 ?????Désarmé à Marseille le 17 mai 1846? Entre 17 mai 1846 et 16 septembre 1848 ?????Armé à Marseille le16 septembre 1848, n°236/708, à destination de Rio Grande do Sul. (voir armé n°610 le 4 juillet 1849) Armé à Marseille le 8 novembre 1849, n°206/708, à destination de Rio Grande. Désarmé à Marseille, venant du cabotage, appartenant à M. Laurent SERTArmé à Marseille, le 8 janvier 1851, n°201, pour faire le voyage de cabotage. Bonaventure ORTOZO débarqué le 11 février 1851 à Alger Armé à Marseille, le 31 mars 1851, n°236/708, à destination de Saint Louis du Sénégal. Paul SINGNEGLIA embarqué le 20 juillet 1851 à Marseille (?) Rose RAYMOND embarqué le 8 août 1851 à Marseille Joseph CREQUER embarqué le 13 octobre 1851 à Nantes Auguste Alexandre PEROT embarqué le 25 octobre 1851 à Nantes Joseph CREQUER débarqué le26 novembre 1851 à Marseille•Désarmé à Marseille, le 1er avril 1852Josep MOUTRET embarqué le 12 décembre 1851 à Marseil••Désarmé à Marseille le 17 septembre 1852Armé à Marseille le 23 octobre 1852François HENRIC embarqu le 16 décembre 1852 à RouenJoseph FORT débarqué le 17 décembre 1852 à RouenJules GRAVIER embarqué le 30 décembre 1852 à RouenJean CALMEL débarqué le 2 mars1853 à Mers el KebirEmmanuel SANT embarqué le 23 mai 1853 à AnversJosé LAIGUINHO embarqué le 6 juin 1853 à AnversJosé LAIGUINHO déserte le 18 décembre 1853 à MalteJames GEORGE embarqué le 27 décembre 1853 à MalteDésarmé à Marseille le 2 février 1854Armé à Marseille n°318 le 16 mars 1854Paolo HORCIA embarqué le 14 juillet 1854 à NaplesArmé à Marseille, le 12 septembre 1854, n°1132M (Marseille Folio 58 n°172).Cap. Auguste PONDAVEN Appartenant à M.SERT, pour aller au Brésil, touchant Cadix.Expédié le 16 septembre 1854, allant à Cadix sur lest. 9 hommes d’équipage. Arrivé à Vigo et au Lazarete le 4 octobre 1854, venant de Marseille, sur lest (9 hommes d’équipage).•Expédié le 14 octobre 1854 allant à Cadix sur lest (9 h. d’équipage)••Arrivée à Horta (Fayal) le 1er juillet 1855, venant de Rio Grande, chargé de cuirs (9 hommes d’éq.+ 2 passagers: Louis Nicolas TESTART, 55 ans, indigent et son épouse, Marie Elisabeth Josèphe CARPENTIER, embarqués à Rio Grande le 23 mars 1855.Départ pour FALMOUTH le 2 juillet 1855 Arrivée au Havre le 20 juillet 1855, venant de Rio Grande, chargé de cuirs, 9 hommes d’équipage+ 2 passagers Désarmé au Havre le 20 juillet 1855, n°494 Désarmé le 31 juillet 1855, n°1227 (??) Armé le 16 août 1855, venant du cabotage, n°:592 (Mat 55/172 ?) Sorti du Havre le 24 août 1855 pour CARDIFF Désarmé, le 21 septembre 1856 à Marseille, venant du HAVRE (durée de la campagne= 13 mois et 6 joursDésarmé à Port Vendres, n°58/172, le 17 mai 1857 (n°72) Cap: SAGALO (??)le 16 janvier 1858 : Naufragé à Porto de Horta, Fayal, Açores. Grande tempête: 6 navires naufragés. Malheureusement sont morts 2 membres de l’équipage. Un douanier est mort en voulant les secourir. Les 6 autres membres de l’équipage se sontsauvés. Le navire était assuré pour 16000 frs et il n’y avait aucune cargaison à bord. (* Les ROBERTCette famille est représentée par ROBERT François et par son fils ROBERT Jean.- ROBERT François, né en 1795 et breveté en 1820, a épousé LOMBARD Cheistine Angélique, la fille du capitaine LOMBARD André. Il commande la Sainte Marguerite à la côte (Alger et Tunis), puis les bricks Hébert et Ernest et Le Jeune Ernest (Chypre). A partie de 1830, il se spécialise dans la desserte de l'Algérie avec Le Zouave (1831), L'Allah Kérim (1840), La Smala (1843).Vers la fin de la même période, quelques capitaine se lancent vers l'Amérique: Méric François à Rio de Janeiro en 1830; COMBES Eutrope à Montevideo en 1835; Remès Jacques à New York en 1845 et SALVAT Joseph au Texas en 1848.).

  • Nom du lien : Vagas de Empresos, Lien URL: http://dc365.4shared.com/doc/4Q8OO1Rs/preview.html.

  • Nom du lien : La construction navale traditionnelle provençale au XIXème siècle, Lien URL:

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DOMINIQUE ROUX Relations directes

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  • Nom du lien : Chantier ANRIGOU à Saint-Tropez (envoi Laurent PAVLIDIS), Lien URL:

    https://picasaweb.google.com/domroux135/ChantierSaintTropez?authkey=Gv1sRgCIqayOjIhJmaygE#60083734220604~

    12418.

  • Nom du lien : La citadelle de Saint-Tropez - Musée d'Histoire maritime, Lien URL:

    http://www.saint-tropez.fr/fr/Culture/Mus%C3%A9es/CitadelledeStTropezMus%C3%A9edHistoiremaritime/tabid/570/D~

    efault.aspx.

  • Nom du lien : Allah-Kerim à Beyrouth 1840, Lien URL:

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5578028p/f359.image.r=ROBERT.langFR.

  • Nom du lien : La Fontaine de la noix à Lorgues, Lien URL:

    http://www.transenprovence.org/article-la-fontaine-de-la-noix-42273363.html.